Le Manuscrit de Voynich

Posted on 22nd décembre 2011 in Enigmes, Objets
Voynich

Le mystère reste entier

 

 

Le manuscrit de Voynich est une énigme qui intrigue depuis près de 100 ans… mais qui aurait pu intriguer depuis 600 ans!

Ce mystérieux grimoire écrit sur du vélin authentique, à savoir de la peau de veau mort-né, matériau le plus tendre qui soit, aurait en effet été rédigé au 15ème siècle, entre 1404 et 1438 d’après la dernière datation au carbone 14.

Mais de quoi parle-t-on exactement?

Le manuscrit en lui-même est un petit cahier d’environ 15 cm sur 23 cm. Il a sans doute contenu 276 pages  au départ, mais seules 232 sont parvenues jusqu’à nous.

Ce n’est donc pas Voynich qui l’a rédigé, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire. Je reviendrai plus tard sur son étrange parcours.

Le livre est composé de cinq grandes parties que l’on peut décrire ainsi :

 

 

- Herbier :

 

Herbier

 

 

 

 

Une section étrange où sont représentées des plantes qui n’existent pas dans la nature pour la plupart…

 

 

 

 

 

 

 

 

- Astrologie :

 

Astrologie

 

 

 

 

Une partie dédiée aux signes du zodiaque. On pense également que certaines notions astronomiques sont également exposées ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Physiologie :

 

 

Physiologie

 

Une section encore plus déroutante mettant en scène des femmes nues se baignant au milieu de machineries complexes à l’utilisation indéchiffrable, mais faisant pensant à un réseau d’organes externes, et artificiels…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Cosmologie :

 

 

Astrologie

 

 

 

 

Des plans et des cartes de terres inconnues, généralement circulaires, notamment 9 îles reliées par des chemins, qui ne trouvent pas leur équivalent dans le monde réel.

 

 

 

 

 

 

 

- Herboristerie:

 

 

 

Herboristerie

 

 

 

 

 

Une dernière section présentant des procédés d’extraction de parties végétales laissant à penser qu’il s’agit d’un guide de fabrication pour des remèdes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du moins c’est ce que l’on a conclu à partir des illustrations… Car le grand mystère concernant le texte est qu’il est rédigé dans un alphabet inconnu, et donc une langue inconnue.

Plus de 170 000 signes d’un alphabet constitué de 20 à 30 symboles composent les quelques 35 000 mots que comporte l’ouvrage.

Afin de faciliter l’analyse des glyphes (des lettres) présentes, plusieurs transcriptions en caractères latins ont été créées au fil du temps.

 

 

La plus célèbre d’entre elles, l’EVA (European Voynich Alphabet) permet une analyse facile des mots, et permet surtout de se rendre compte très rapidement que le texte ne veut absolument rien dire!!

 

 

Police Voynich

La police "voyniche"

Exemple du premier paragraphe de la première page :

 

 

fachys ykal ar ataiin Shol Shory cThres ykos Sholdy
sory cKhar or y kaer chtaiin Shar are cThar cThar dan
syaiir Sheky or ykaiin Shod cThoary cThes daraiin sy
doiin oteey oteos roloty cTh*ar daiin otaiin or okan
dair y chear cThaiin cPhar cFhaiin    ydaraiShy

 

 

Dans tout le manuscrit, des mots inconnus se répètent parfois jusqu’à trois fois de suite (comme dans l’exemple ci-dessus le « mot » cThar). Aucune forme de conjugaison, ou de notions de syntaxe, ne se dégagent de cet ensemble, et aucune des tentatives de décryptage n’a donné de résultats convaincants.

 

Ainsi, Edith Sherwood, « Philosophae Doctor », autrement dit chercheuse, prétend avoir trouvé une explication rationnelle aux termes rencontrés.

 

Partant du principe que Léonard de Vinci en personne pourrait être l’auteur de l’ouvrage, elle part du postulat que le texte est rédigé en italien médiéval, codé sous forme d’anagramme.

Mais, étrangement, ses études l’ont amenée à modifier l’alphabet EVA… Car cela ne collait tout simplement pas! Voici la version Sherwood de l’alphabet voynich :

 

 

Le problème, même si cela paraît cohérent, c’est que c’est un peu opportuniste. Sherwood fait disparaître toutes les lettres n’existant pas en italien, et remplace les 37 caractères de l’EVA par seulement 18, faisant l’impasse sur près de la moitié de ce que présente le manuscrit.

 

Si l’on reprend par exemple la première phrase de l’ouvrage, ,transcrite en EVA :

 

« fachys ykal ar ataiin Shol Shory cThres ykos Sholdy »

 

on réalise immédiatement que dès le premier caractère, la version Sherwood ne marche pas! Le caractère transcrit « f » en EVA n’existe pas dans sa version! Idem pour le « h », ou encore le « k »…

 

Cette simplification à outrance entraîne donc une transcription partielle difficilement justifiable.

 

Exemple frappant : d’après elle, la phrase suivante

 

 

que l’on transcrirait en EVA  » ,poxleber umon potifer »

 

devient selon elle : « Povere leter rimon mist ispero », traduit de façon libre : « La lettre simple rassemble l’inspiration mélangée »…

 

Comment passer de « poxleber umon potifer » à « povere leter rimon mist ispero »? Hé bien en imaginant que le « x » représente en réalité le suffixe « ver »! Passer de 14 ,lettres à 25 afin d’interpréter une phrase, qui au final n’a pas un sens très évident, cela paraît bien faible comme technique. Loin de moi l’idée de critiquer la méthodologie de cette chercheuse, mais le procédé semble douteux…

 

De même pour ses conclusions concernant le reste du texte!

 

Par exemple, la plante illustrée au feuillet 88 recto, qui a pour nom « otaly » en EVA, devient « olaig », anagramme du mot aglio, signifiant ail en italien. Ou encore une feuille mystérieuse du feuillet 102 recto, décrite comme « otol » en EVA, devient « oloi », anagramme de oilo, soit huile…

 

Bref, si la démarche est honnête, et le travail certain, la méthode est bien trop brouillonne pour être crédible. D’autant que cela ne fonctionne qu’avec des exemples précis… Le reste de l’ouvrage reste indéchiffrable!

 

Ainsi, l’anagramme permet des conclusions fantaisistes! Exemple de mot pris au hasard : « okarol », qui devient pour Sherwood « olaroi », peut être l’anagramme du mot raiolo, qui désigne une poésie provençale! Preuve que l’auteur était languedocien ! Ce qui bien entendu est totalement faux d’autant que  le mot se trouve accolé à une sorte de bac rempli d’acide où mijotent des jeunes femmes!

 

Pour vous faire votre propre idée sur le sérieux de ces recherches, voici le site de Sherwood  (en Anglais, désolé!) :

 

http://www.edithsherwood.com/index.php

 

 

 

Autre exemple, celui de John Stojko. En 1978, ce philologue amateur a déclaré que le texte était de l’ukrainien ancien dont on avait supprimé les voyelles d’après des travaux avancés de linguistique comparée.

 

 

Stojko Stojko

 

Cependant sa traduction ne correspond pas aux illustrations, et présente des phrases au sens plus qu’étrange. Exemple : «le vide est ce pour quoi lutte l’oeil du bébé dieu»! Pas vraiment convaincant!

 

Mais afin de ne pas sembler critiquer tout le monde, je fais suivre un extrait de sa traduction.

 

D’abord, pour les plus érudits, ou les étrangers, ou les ukrainophones, sa transcription, dans laquelle il restitue des voyelles prétendument disparues :

 

1. Що Око робе заре косе? Хиба Орів хапа. Був, бору і суть повіли. Око боре в злі. Попита се. Ви пита віру Кагалу?

2. Вість одновили і світу повіли. Пише то пишу. Ви те побили Око божиє косе.Повіло Око Бозйа.

3. У свьату по вірі повір і повіта нашу віру і панусьу. Свьаті повіли косо. Се што поборе зло?

4. По вірі поставе Орі і увітеа онову Ора. Се то повіли ви та Бозя.

5. Што повірі повіру у пусті божиї. Пусто вола половили і повезли.

6. Се пишу то повір. Хиба заре се што вола попустиш. Око боре, Ока бере і Око було.

 

Et pour tous les autres, sa traduction :

 

1. Qu’est-ce-que le bossu  Oko fait maintenant? Peut-être les gens d’Ora que vous massacrez. Je me suis battu, je me bats et dis la vérité. Oko vous vous battez avec malice (manière mal). Demandez cela. Demandez-vous la religion de votre clan?

2. Nous avons renouvelé l’information (nouvelles) et dit au monde entier. Il a écrit et je vous écris. Tu as brisé cet œil oblique de Dieu. Oko Bozia (bébé de Dieu) a répondu.

3. On la croit sainte et vous devez croire et accueillir notre religion, et la demoiselle. La sainte dit de manière oblique. Est-ce le mal qui sera victorieux?

4. Dans la religion, nous décidons d’Ora et Ora accueillera le renouveau. Quelles nouvelles que vous et Bozia annoncez.

5. C’est dans la religion, je crois que dans le vide de Dieu. Vide (vaine) est votre vocation, nous avons pris (arraché) et charrié loin.

6. Ce que j’écris vous devez le croire. Peut-être maintenant que vous appelez vous allez abandonner, Oko se bat, Oko est victorieuse et Oko a été.

 

Si vous y voyez un sens, vous êtes bien les seuls!

 

 

A tel point que certains pensent tout simplement à une supercherie!

D’ailleurs, la filiation des propriétaires du livre ne permet pas d’éclairer les choses…

 

 

Le premier propriétaire connu de l’ouvrage, Georg Baresch, était un obscur alchimiste. Comment le manuscrit était-il parvenu jusqu’ici? Mystère…

 

 

Rodolphe IIOn sait juste que c’est Rodolphe II, empereur et roi de Bohème,  qui lui a remis afin qu’il le déchiffre.

 

 

 

 

 

 

Baresch en envoya une copie partielle à Athanasius Kircher, un jésuite éclairé capable de déchiffrer les hiéroglyphes.

 

 

Athanasius KircherKircher n’a apparemment pas répondu à l’attente de Baresch. Au contraire, il tenta à plusieurs reprises d’acquérir le livre, mais Baresch refusa.

 

 

 

 

 

 

 

Là où les choses se corsent, c’est qu’à la mort de Baresch, le manuscrit se retrouva aux mains de Jan Marek Marci, médecin Jan Marek Marciphilosophe ami du défunt.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre ne l’intéressant pas, il le remit à l’un de ses amis, à savoir… Kircher!

 

 

Marci joignit une lettre à son colis dans laquelle il précisait :

« Ce livre que m’a légué un ami intime, je vous le destine, mon très cher Athanasius, aussitôt qu’il est venu en ma possession, car je suis convaincu qu’il ne peut être lu par personne d’autre que vous . Le précédent détenteur de ce livre voulait vous demander votre opinion par lettre, en vous copiant et vous envoyant une partie du livre duquel vous auriez pu lire ensuite le reste, mais il a refusé à ce jour d’envoyer le livre lui-même.
Pour son déchiffrement il devolut un labeur soutenu, comme est apparent de la tentative que je vous envoie présentement, et il abandonna l’espoir de trouver durant sa vie. Mais son labeur aura été vain, tel le Sphinx qui n’obeirait qu’à ses maîtres, Kircher. Acceptez maintenant cette marque de témoignage , telle qu’elle est et malgré une longue attente, de mon affection pour vous, et percez ses obstacles, s’il y en a, avec votre succès habituel. Dr Raphaël, précepteur de langue de Ferdinand III, alors Roi de Bohème, m’a dit que le livre évoqué a appartenu à l’empereur Rodolphe et qui offra au titulaire du livre 600 ducats. Il croyait que l’auteur était Roger Bacon, l’anglais. Sur ce point, je suspends mon jugement. C’est votre rôle de définir pour nous quelle vue nous prendrons sur le sujet, vers qui par grâce et bonté je me confie sans réserve, et restant aux ordres de votre révérence »

 

Le livre sera conservé par Kircher, puis selon toute vraisemblance, par l’Université Jésuite.

Il a déménagé avec tous les autres ouvrages à la Villa Mandragone, à Frascati, près de Rome, en 1866.

 

 

Ce n’est qu’en 1912 que Wilfried Voynich, libraire de son état, en deviendra propriétaire, par hasard…Wilfried Voynich

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faute de place, et de moyens, les Jésuites avaient organisé une vente dans laquelle ils se débarrassaient de tout un tas de choses. Voynich acheta 30 ouvrages, parmi lesquels figurait le fameux manuscrit qui finira par porter son nom. A sa mort, en 1930, il revint à sa veuve qui mourut en 1960. Après ,un bref passage entre les mains d’un marchand de livres anciens, Hans Kraus, l’ouvrage sera donné à l’Université de Yale en 1969 faute d’acheteur.

 

 

Donc en résumé : Rodolphe II, puis Baresch, puis Marci, puis Kircher, puis Kraus, et enfin l’université de  Yale!

 

 

Roger Bacon

 

Roger Bacon, auteur suspecté, l’a-t-il réellement eu entre les mains? Seule une phrase mystérieuse et lourde de sens le laisse croire. Dans sa « lettre sur le travail secret de la nature et l’incapacité de la magie », il dit :

 

 

 

« Ne serait pas sain d’esprit l’homme qui écrirait un secret d’une toute autre façon que celle qui la dissimulerait du vulgaire et la rendrait intelligible seulement avec difficulté même aux scientifiques et aux étudiants consciencieux. »

 

Indice un peu maigre, vous en conviendrez…

 

Mais que nous apprennent les illustrations?

 

Hé bien, pas grand chose!

 

Les divers feuillets présentent de illustrations indéchiffrables qui paraissent totalement dénuées de logique. De plantes méconnues en schémas mystérieux, de machines inexistantes en plans illogiques, le manuscrit est un voyage à travers l’inconnu.

 

Il ne se dégage aucune cohérence de cet ensemble de pages, et personne ne peut affirmer comprendre de quoi il traite au juste.

 

 

Il reste à parler du « Codex Seraphinianus », qui est une réponse directe au manuscrit de Voynich. Vers la fin des années 70, Luigi Serafini, artiste de son état, décida de rédiger un ouvrage dans un alphabet inconnu, présentant au sein de 11 chapitres délirants les relations entre les humains et les extra-terrestres.

 

Bien que destiné à décrédibiliser le manuscrit, son ouvrage reste une base de travail fascinante, car contemporaine. Serafini a dit lui-même qu’il livrerait la clé de son livre sur son lit de mort.

 

L’alphabet utilisé ici est trop vaste pour n’être qu’un alphabet, et trop restreint pour être un syllabaire. Le texte présente donc le même aspect mystérieux que celui de Voynich…

 

Seraphinianus

 

Quant aux illustrations, elles présentent les mêmes caractéristiques, à savoir des dessins parfaitement lisibles, mais dont le sens est totalement indéchiffrable!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Serafini décrit son ouvrage comme une utopie, une simple expérience, mais son talent rend la chose véritablement fascinante!

 

Voici en format pdf le texte intégral du codex seraphinianus.

 

 

 

 

 

 

 

 

S’agit-il d’un ouvrage de sorcellerie, d’un manuel scientifique, ou bien d’une habile supercherie? Impossible de répondre à ce jour à cette question. Et comme je ne prétend pas connaître la vérité, je me contenterai de vous présenter ici la version « complète » du manuscrit de Voynich.

 

Le manuscrit de Voynich

 

 

A vous de l’étudier pour tenter d’en tirer quelque chose…

 

Et si jamais vous parvenez à une découverte convaincante, vous lèverez ainsi le voile d’un mystère vieux de 600 ans!

 

 

 

 

Aokigahara, la forêt de tous les malheurs

Posted on 21st décembre 2011 in Lieux énigmatiques

Aokigahara

Voici l’un des lieux les plus mystérieux de la planète, malgré son relatif jeune âge!

En 864, une éruption du Fujiyama (ou Fujisan, le mont Fuji, quoi!) a laminé une zone de près de 100 km autour de sa base…

En quelques décennies, la lave fertile a donné naissance à une luxuriante forêt s’étalant sur plus de 3 000 hectares (environ 30 km²), appelée de façon poétique Jukai ou encore Ki no umi (la rivière d’arbres). Mais beaucoup la considèrent comme la forêt de la mort…

Sachez que la simple évocation du nom de cette forêt suffit à créer le malaise dans une conversation avec un Japonais, voire de vous exclure purement et simplement de la vie sociale…

Mais quels éléments expliquent la crainte qu’inspire cette simple forêt?

Si l’envie vous prend d’aller vous y promener, vous serez avant tout encouragé (ou dissuadé) par des panneaux qui semblent bien étrangers à notre culture!

« Pensez à vos proches »
« Cherchez de l’aide autour de vous »
« La mort n’est pas une solution »
« Danger de mort si vous quittez le sentier balisé »

Des dizaines d’indications de ce style jalonnent les abords d’Aokigahara.

Ne cherchons pas à comprendre, et pénétrons dans la forêt maudite…

Bon, vous pouvez jeter votre boussole!

Soit l’aiguille vous indiquera immanquablement le Sud (au départ…), et non le Nord, soit elle se contentera de tourner dans le vide…

Bien sûr, si elle indiquait toujours le sud, on s’en ficherait! Il suffirait d’aller dans le sens inverse qu’elle indique… Sauf que l’aiguille change de cap de façon totalement aléatoire! Là où les choses se corsent, c’est que si l’on « écoute » la voix de sa boussole, elle nous ramène systématiquement à l’orée du bois, quels que soient les changements de direction qu’on a pu faire!

Inutile également de compter sur votre GPS : pour une raison inconnue, le signal ne traverse pas le feuillage. Même si des expériences ont prouvé le contraire… sur environ 200 mètres! De plus, il s’agit de sources gouvernementales… J’expliciterai cela plus tard! Jamais aucune expédition n’a osé traverser la forêt de part en part sur la base d’instruments de mesure qui s’affolent.

Au passage, sachez que lorsque l’on est perdu en forêt, il faut marcher en boitant sur l’autre jambe que votre pied d’appui. Car de façon inconsciente, on boite. En appuyant plus fort sur notre jambe la plus forte… Donc on tourne en rond! Pour contrer cet effet, et marcher en ligne droite, il faut donc boiter du mauvais côté! Fin de l’aparté!

Méfiez-vous du sol également…

En effet, la forêt est née sur de la lave, non de la terre. Le sol est constitué d’un manteau de feuillages d’une trentaine de centimètres d’épaisseur reposant sur une base meuble. Même si cela vous paraît stable, et plat, vous risquez la chute à tout instant. Voyez à quoi ressemble le sol de la forêt…

Sans compter que des cavités proches des crevasses que l’on peut trouver en haute montagne, tapissent la forêt.

Il semble d’ailleurs que ces « grottes » soient continuellement gelées, même en plein été.

Elles constituent des pièges mortels pour tous les promeneurs, mais aussi des repaires de choix pour les prédateurs! Et ils sont nombreux! Fourmis, serpents, corneilles, chiens sauvages, etc… Ce qui fait que lorsque l’on retrouve un corps, même après seulement quelques jours, il est méconnaissable…

Par exemple, une jeune femme qui s’était vraisemblablement perdue sur le chemin de la forêt a été retrouvée trois jours plus tard. Méconnaissable, car dévorée par les fourmis… Elle n’a pu être identifiée que grâce à son alliance, reconnue par le mari qui avait signalé sa disparition….

Bon, jusque là, rien de bien extraordinaire… Une forêt impénétrable où les gens se perdent et sont dévorés, cela n’a rien de particulier…

Sauf que Aokigahara est la fôret « number one » pour les suicides…

Soyons pragmatiques, la « mode » des suicides a démarré en 1959 quand un certain Seicho Matsumoto a publié une nouvelle, Nami no To, dans laquelle il faisait de cette forêt l’endroit idéal pour mettre fin à ses jours. A la fin, le suicide des deux amants était si bouleversant que plusieurs personnes l’ont concrétisé. On a d’ailleurs retrouvé un exemplaire de la nouvelle à leurs pieds… Un Roméo et Juliette à la Japonaise qui a bouleversé toute une génération…

En 1993, un certain Wataru Tsutsumi a à son tour publié un livre qui a encore de nos jours une grande influence sur les Japonais :  Le guide complet du suicide. Un comparatif en 198 pages des avantages et des inconvénients des divers moyens de mettre fin à ses jours. Dans lequel il cite la pendaison, en forêt de préférence, à Aokigahara en particulier, comme le meilleur moyen!

Le taux du suicide a fortement augmenté dans les mois qui ont suivi la publication.

Les chiffres font froid dans le dos à ce propos…

Voici le nombre de morts retrouvés (et j’insiste sur ce mot!) dans la forêt, année après année.

1998 : 73 morts
1999 : 68 morts
2000 : 59 morts
2001 : 59 morts
2002 : 78 morts
2003 : 105 morts

Les statistiques officielles s’arrêtent en 2003, mais chaque année, entre 200 et 350 personnes mettent fin à leur jour dans la forêt de tous les malheurs… On n’en retrouve pas la moitié…

Mais les autorités refusent désormais de communiquer sur le sujet.

La raison est que le gouvernement Japonais tente de mettre un terme à cette vague de suicides.

Comme dans le film Freddy contre Jason, ils tentent de faire taire la publicité autour de Aokigahara afin d’étouffer le phénomène de mode, mais des photos et des vidéos amateurs passent régulièrement au travers du filtre…

Bon, redevenons pragmatiques. Cette forêt, bien que relativement peu étendue, présente un décor quasi identique de bout en bout. De quoi se perdre très rapidement. L’épais feuillage au-dessus de nos têtes nous empêche de nous diriger par rapport au soleil. L’absence quasi totale de bruits encourage à la mélancolie.

Et maintenant, redevenons mystiques!

Pourquoi cette forêt est-elle aussi silencieuse?!

Malgré une population d’oiseaux tout à fait normale, Aokigahara est en effet une mer végétale de désolation, et un silence de mort règne en maître absolu à peu près partout… Sauf en certains endroits où un bruit de vent est omniprésent, alors que pas une feuille ne bouge aux alentours.

D’ailleurs, la taille réduite d’Aokigahara devrait en permettre la traversée en à peine 3 ou 4 heures, mais les Japonais prétendent qu’il est impossible de le faire.  Notamment à cause du climat extrêmement changeant du lieu. A vous de juger !

 

Il reste que cette forêt garde un mystère très inquiétant concernant les suicidés qu’on y retrouve, un état de fait que les psychologues eux-mêmes sont incapables d’expliquer… Beaucoup de ces victimes (ou coupables, selon le point de vue) sont en effet retrouvés en position agenouillée, ou assise…

 

Vous allez me dire : et alors? Sauf qu’on parle ici de pendaison!

 

N’importe quelle personne souhaitant se pendre choisira de préférence un point plus élevé dont il sortira afin de ne pas pouvoir interrompre le processus. Un tabouret, un bord de fenêtre, la rambarde d’un pont, etc…

 

Le fait que les suicidés d’Aokigahara se tuent assis ou à genoux montre que pendant toute la durée de leur agonie, ils avaient la possibilité physique de renoncer à leur acte désespéré. Mais qu’ils ne l’ont pas fait! Essayez d’imaginer un seul instant la détresse, et la détermination qu’il faut pour se laisser mourir alors qu’il suffirait de se relever pour reprendre une vie normale…

 

D’autant que contrairement aux suicidés « verticaux », la mort intervient ici après une longue asphyxie, et non suite à une rupture instantanée des cervicales.

 

Autre remarque concernant le balisage des chemins… Les autorités ont cloisonné une sorte de sentier de randonnée, bien qu’elles en déconseillent la traversée, mais en réalité ce n’est pas uniqement pour des raisons de sécurité…

 

En effet, à seulement quelques mètres des rubans de balisage, on trouve des corps… Comme si le simple fait de quitter le sentier vous exposait à la mélancolie.

 

En fait, Aokigahara rappelle deux choses. Essayez de vous souvenie du film « L’histoire sans fin » et du « Projet Blair Witch » (dont le film s’inspire en grande partie). Hé bien ici, on a un mix des deux!

 

A la fois le désespoir du héros Atreyu lorsqu’il traverse les marias de la mélancolie (au passage l’une des scènes les plus tristes de toute l’histoire du cinéma!),

et l’ambiance surréaliste de la forêt de Blair.

 

Pour conclure sur cette étrange forêt, je dirai simplement que beaucoup de personnes qui y sont mortes n’étaient pas venues là pour se suicider… On retrouve régulièrement des gens en costume cravate au porte-feuille bien rempli qui ont simplement quitté leur logis en disant « je vais me promener ». Ou d’autres personnes, sans aucun problème apparent, qui vont simplement se perdre dans l’épaisse forêt de la mort.

 

Voici une galerie de photos de morts retrouvés en ces lieux. Ames sensibles s’abstenir, certaines images sont vraiment horribles.

 

 

 

AokigaraAokigaraAokigaharaAokigaharaAokigaharaAokigaharaAokigaharaAokigahara

Pour conclure, voici les deux versions qui s’opposent.

Aokigahara est une forêt sinistre, au décor monotone, si déprimant que beaucoup ne résistent pas à la mélancolie qu’elle inspire. Le sol fortement ferreux empêche les boussoles de bien fonctionner et l’épais feuillage parasite les signaux GPS, de sorte qu’on peut facilement s’y perdre.

Aokigahara est un lieu hanté par des esprits malveillants qui vous poussent à mettre fin à vos jours. Impossible de s’en échapper si l’on quitte les sentiers battus. Seule la mort permet de quitter ces lieux…

Quoi qu’il en soit, je vous déconseille fortement d’y aller seul, hors des chemins balisés, et après avoir reçu votre feuille d’imposition! Car encore aujourd’hui, la mer d’arbres est un lieu privilégié par la Mort elle-même…

Le crash de Roswell

Posted on 29th novembre 2011 in Conspirations, Enigmes

Le crash de Roswell

 

Roswell

Tout a commencé le 24 juin 1977, dans l’état de Washington, quand un pilote civil, Kenneth Arnold,  vit 9 vaisseaux aériens en forme de disque voler au loin. Il a bien sûr tenté de les suivre, mais son appareil était bien trop lent, et les 9 disques (vitesse estimée : 1500 KM/h) ont très vite échappé à son regard.

Ce n’est bien entendu pas le premier témoignage de l’histoire, mais c’est le premier auquel la presse a donné une réelle importance. Les autorités civiles et militaires ont fait des déclarations qui ne niaient pas la réalité de cette rencontre du premier type, mais ne faisaient qu’admettre leur incompréhension commune.

Au passage, les trois types de rencontre extra-terrestre sont les suivantes :

 

- Rencontre du premier type : simple contact visuel avec un vaisseau, ou plus simplement un OVNI
- Rencontre du deuxième type : traces matérielles laissées par le passage d’un vaisseau, ou par une entité extra-terrestre

 

- Rencontre du troisième type : contact physique avec une entité extra-terrestre

 

Les « breaking news » des médias ont rendu la population littéralement hystérique. Tous les habitants de l’état de Washington, et bientôt toute la population américaine, ont été contaminés par cette vague ufologiste. Et chacun tentait de découvrir des preuves de la présence de ce que le docteur Detlev Bronk, le sixième président de la prestigieuse université John Hopkins, avait nommé « EBE » (extraterrestrial biological entity, ou entité biologique extra-terrestre).

Mais rien de très concret n’a vu le jour, et l’engouement est vite retombé… Jusqu’en 1984, quand Jamie Shandera, l’un des ufologues les plus actifs, découvrit sur son paillasson une mystérieuse enveloppe en papier kraft ne portant aucune indication…

Il l’ouvrit, et faillit s’évanouir sous le coup de l’émotion. L’enveloppe contenait les archives secrètes du Majestic Twelve…

Cet organisme secret, créé le 24 septembre 1947 par le président Harry Truman, avait pour but d’étudier l’impact des pseudos rencontres et témoignages relatifs à un crash aérien survenu à Roswell, au Nouveau-Mexique. Voici ce qu’on est sait officiellement.

En clair, il s’agissait d’une agence dédiée à l’analyse comportementale des prétendus témoins, afin de déterminer jusqu’à quel point cela pouvait s’avérer dangereux sans contrôle, ou au contraire utile au maintien de l’ordre. Et également à la distraction du peuple face à de véritables problèmes, bien réels…

Les documents se sont révélés faux, malheureusement, et les archives secrètes du mystérieux groupe, si elles existent, restent secrètes… Mais une grande partie de ce que Shandera avait découvert est basé sur des témoignages réels.

En enlevant ce qui est douteux, et en ne gardant que ce qui est vraisemblable, et recoupé par diverses sources, voici ce qu’on peut tirer de ces quelques pages.

 

Les évènements de Roswell

 

 

Le 2 juillet 1947, un fermier local, un authentique « bouseux » du nom de William Mac Brazel, entendit dans la nuit une lointaine explosion.

Mac BrazelCe n’est qu’au matin qu’il découvrit dans son champs des dizaines de débris éparpillés sur une large zone.

Là, plusieurs versions s’opposent. Dans la première, c’est en parlant de sa découverte à des amis dans un bar que Brazel aurait mis l’armée sur l’affaire, l’un des touristes présents travaillant justement à la base de Roswell située à environ 120 km au nord-est de là. Dans la seconde, mystérieusement, ce n’est que 4 jours plus tard, soit le 6 juillet, qu’il prévient le shérif du compté, Georges Wilcox, de sa découverte. Celui-ci avertit à tout hasard la base militaire de Roswell dans laquelle un membre de sa famille travaille. Une troisième version veut que Mac Brazel ait d’abord parlé à ses voisins (pourtant éloignés de plusieurs kilomètres) qui lui ont conseillé d’aller en parler au shérif.

Quelle que soit la véritable option, le résultat est le même!

Le lundi 7 juillet 1947, le major Jesse Marcel et le capitaine Sheridan Cavitt se rendent sur les lieux, et inspectent les débris. Ils repartent avec quelques échantillons.

Le mardi 8 juillet 1947, le colonel William « Butch » Blanchard ordonne la condamnation du périmètre du crash, et sécurise un deuxième site non loin de là où quatre corps auraient été retrouvés. Dans le même temps, son porte-parole, Walter Haut, émet un communiqué officiel dans lequel il prétend que la base de Roswell est en possession de débris extra-terrestres.

Seulement, moins de deux heures plus tard, le brigadier général Roger Ramey fait publier un second communiqué indiquant qu’après analyses, il s’agissait en réalité d’un ballon sonde.

Mac Brazel a été emmené par les militaires après avoir déclaré au Roswell Daily Chronicle le 9 juillet que ce qu’il avait trouvé n’avait rien à voir avec un ballon sonde. Il précisait en avoir déjà trouvé deux dans ses champs, et qu’ils n’avaient rien de commun avec les débris qu’il avait cette fois-ci découverts. Il indiqua que l’un d’eux, ressemblant à une feuille d’aluminium, pouvait être écrasé, tordu, chiffonné, mais non déchiré ; et qu’il reprenait toujours sa forme de base. D’ailleurs, les divers témoignages dépeignent les mêmes éléments…

Quelque chose ressemblant à du ruban adhésif, cette espèce d’aluminium indéchirable, et des baguettes en forme de I ressemblant à des tiges en bronze mais légères comme le balsa et porteuses de signes ressemblant à une écriture…

Mac Brazel ne revint que sept jours plus tard, après avoir signé un document reconnaissant qu’un ballon sonde s’était écrasé dans son champs. Il ne fit aucune déclaration aux habitants de Roswell, fit ses bagages, et quitta la ville. Il ne s’est jamais plus exprimé sur le sujet, et a pour ainsi dire disparu de la circulation. Il est malheureusement aujourd’hui décédé…

Les pseudo archives du Majestic Twelve (appelé également Magic Twelve) vont beaucoup plus loin, notamment concernant le deuxième site de crash et les quatre corps retrouvés… La position des corps indiquait d’après eux que les êtres s’étaient volontairement éjectés de leur appareil, sans doute suite à une panne quelconque. On les a retrouvés sept jours après le crash, partiellement dévorés par les vautours et en état de décomposition avancé. Aucune information donc sur leurs organes internes, leur mode respiratoire, leur sexe, ou leur cerveau.

L’appareil qui s’est écrasé est lui aussi un mystère total. Pas d’ailes, pas de propulseurs, pas de fusées, pas de composants électroniques, et surtout pas de parties métalliques…

Mais là où les choses deviennent intéressantes, c’est que l’armée a souhaité démentir la réalité des documents en apportant des éléments scientifiques, qui malheureusement ne tiennent pas debout!

Faisons donc une plongée au coeur du mystère de Roswell en confrontant les diverses théories.

 

 

La thèse du ballon sonde

 

 

Ballon-sonde
Soyons clairs, la base aérienne utilisait effectivement des ballons-sondes, là n’est pas le débat. Seulement les propres relevés des militaires indiquent le lancement d’une sonde le premier juillet 1947, et un autre le 2, alors qu’habituellement seul un lancement hebdomadaire était effectué…

Autre problème : l’explosion entendue par Mac Brazel, confirmée par les militaires qui affirment que le ballon a explosé en haute altitude… Sauf que les ballons-sondes sont propulsés à l’hélium, gaz monoatomique ayant l’avantage d’être parfaitement inerte! De plus, il a la particularité de se réchauffer quand il prend de l’expansion, et donc de perdre en volume lorsqu’il se refroidit. C’est pourquoi un ballon gonflé à l’hélium finit toujours par retomber sur terre. Mais il ne peut en aucun cas exploser!

Si, j’exagère, on peut tout de même le faire exploser, à condition de le détendre presque instantannément d’un conteneur sous pression maintenu à une température comprise entre -268,15°C et – 263,15°C! Phénomène assez rare dans l’atmosphère, vous en conviendrez!

Autre détail gênant : l’explication farfelue de l’armée pour expliquer la présence avérée de corps à proximité du site de Roswell, mais aussi sur le lieu d’un autre crash présent dans les pseudos archives du Majestic Twelve (à la page 5, pour être précis), et bien connu des ufologues. En clair, le 6 décembre 1950, un aéronef s’est crashé à flanc de montagne entre deux villes, à savoir El Indio et Guerrero, situées à la frontière mexicaine. Entre les deux crashes, l’armée avait gardé le silence sur la présence de cadavres, mais en 1984, lorsque les documents sont ressortis du placard, ils avaient une explication toute trouvée, qu’ils ont appliquée aux deux crashes.

Des corps? Mais non! Il s’agissait seulement de mannequins lestés, appelés « crash test dummies » (vous savez les pantins inexpressifs qu’on utilise aujourd’hui dans les tests de collision automobile). Ah bon, alors les témoins qui prétendent avoir vus des corps partiellement dévorés ont exagéré, ou tout simplement menti…

Sauf que l’utilisation de ces pantins n’avait pas cours à l’époque des crashes… On utilisait tout simplement des cadavres, généralement animaux, mais également humains. Hé oui, les SDF ne finissaient pas tous au four crématoire, ou à la fosse commune!

Pour la petite histoire, le premier crash test dummie de l’histoire, « Sierra Sam »,  est né en 1949 sous les doigts experts d’un certain Samuel W. Alderson. Il ne servait alors que pour le test de modèles de sièges éjectables. (Aucun rapport donc avec un ballon-sonde…) Et ce n’est qu’en 1950 que ce pantin sera utilisé pour des tests grandeurs nature.

D’ailleurs, l’utilisation courante de ces dummies par l’armée ne se développera qu’en 1964…

Autrement dit, les corps aperçus par les témoins seraient selon l’armée des pantins qui n’existeraient pas avant deux ans pour le crash de Roswell, qui viendraient de sortir de l’usine pour le crash de El Indio-Guerrero, et qui de toute façon  ne seraient utilisés de façon régulière que respectivement 17 et 14 ans plus tard!

Et dernier détail qui ne colle pas, hé bien c’est Mac Brazel lui-même! Comme il l’a déclaré à l’époque, il a déjà subi plusieurs crashes de ballons-sondes dans ses terrains. Mais les dégâts, la nature et la quantité de débris du crash de 1947 n’avaient rien à voir avec ce qu’il avait connu auparavant.

Et que penser de la réaction de l’armée, qui condamne le site, place les habitants sous surveillance, puis affirme avoir en sa possession des débris extra-terrestres avant de se rétracter… Tout ce tapage pour une simple sonde?

D’ailleurs, une conférence de presse organisée à la va-vite à l’époque avait montré des débris de ballon-sonde parfaitement identifiables.

Pseudo ballon sonde

Sauf que Jesse Marcel, le premier militaire sur les lieux, a depuis affirmé que les morceaux présentés n’étaient pas ceux qu’il avait prélevés, et confirmé qu’il était certain que ce qui s’était crashé était extra-terrestre. Le chef d’état-major de la base a lui-même confirmé avoir vu le général Ramey substituer les débris…

Le débat continue, au sein même de l’armée, mais il sera difficile à trancher, vu que les archives ont (comme par hasard) été détruites…

Pour résumer, la thèse du ballon sonde est bien difficile à défendre…

 

 

La thèse du Projet Mogul

Mogul

Le projet Mogul est officiellement reconnu par l’armée américaine, et a été rendu public pour couper court aux divagations concernant le crash de Roswell.

Crée en 1947, ce qui concorde parfaitement au niveau de la date, le projet mogul avait pour but le développement de ballons-sondes bien spécifiques chargés de détecteurs ionisés et de microphones à très basse fréquence. Ils étaient sensés survoler l’Union Soviétique, et ainsi permettre la localisation des sites d’enrichissement nucléaire, des lieux de détonation et des silos de missiles.

Le projet n’aboutira jamais…

En fait, le projet a au départ été tenté à Bethlehem, en Pennsylvanie, mais le premier vol en avril 1947 a échoué en raison de vents trop forts.

En juin, et en juillet 1947, le projet se déplaça à la base d’Alamogordo, au Nouveau-Mexique.

Le professeur Charles B. Moore, l’un des derniers techniciens encore en vie ayant participé au projet, est persuadé que c’est un lancer effectué le 4 juin 1947 qui a provoqué la pluie de débris sur le champs de Mac Brazel.

La distance entre Alamogordo et Roswell est d’environ 150 km.

Soyons pragmatiques un instant. Vous voulez développer une sonde capable de survoler l’immensité soviétique, vous disposez des meilleurs scientifiques et d’un budget probablement conséquent, et vous n’arrivez à fabriquer qu’un minable ballon qui se crashe après un vol de 150 km, distance qu’il a mis un mois à parcourir… (Au passage, ça fait une moyenne de 0,2 km/h, ce qui est tout de même étonnamment lent, et pas vraiment suffisant pour se déplacer de façon furtive…)

Moore explique le problême de vitesse par une erreur de date. Mac Brazel aurait en fait trouvé les débris dans son ranch le 14 juin 1947, contrairement à ce que prétend le monde entier à part lui… Le fermier aurait attendu plus de quinze jours avant d’ébruiter le crash… Admettons! Mais même avec ses données, le ballon de Moore ne se déplaçait qu’à une vitesse moyenne de 0,6 km/h environ. Ce qui n’est pas plus convainquant!

Mieux! Vous voulez allez en Russie, le meilleur point de départ est évidemment la frontière mexicaine!

Bon, je veux bien qu’on ait choisi Alamogordo pour son isolement, mais les faits sont là. Le Projet Mogul semble presque avoir été inventé pour expliquer le crash étrange de Roswell.

Reste que Moore explique le vol de son ballon test, long de près de 190 mètres et constitué en réalité de dizaines d’appareils de plus en plus petits.

Il apporte notamment une explication à la présence de ces mystérieux débris porteurs de symboles hiéroglyphiques. Il s’agirait de symboles en forme de fleurs qui constituaient les cibles radars de son ballon. Un simple marquage stylisé qui peut être confondu avec un alphabet inconnu.

 

Symboles
Reste que ces déclarations ont changé à plusieurs reprises au fil du temps. Il avait notemment déclaré au départ que son ballon ne pouvait être responsables des impacts observés dans le ranch de Brazel, car ses éléments étaient trop légers, avant de revenit sur ses dires pour finalement affirmer l’inverse.

Dernier détail troublant : Moore a fait une escale pour de mystérieuses raisons le 8 juillet 1947 à la base de Wright Field, là où les ufologues prétendent justement que les débris récoltés à Roswell avaient été conduits en secret pour analyse. Le séjour de l’équipe du projet Mogul a été confirmé par tous ses membres, et la présence des débris a été affirmée par le Colonel Albert C. Trakowski, l’un des membres du projet.

Etrange coïncidence…

Bref, un dossier là encore truffé d’incohérences, de changements de déclarations, et grandement entouré de mystères.

 

 

La thèse du prototype soviétique
Prototype

 

 

En raison des caractères étranges qui ornaient certains débris, on a pensé que peut-être il ne s’agissait pas d’une écriture extra-terrestre, mais tout simplement d’un alphabet cyrillique.

Il est pourtant peu probable qu’un engin soviétique soit venu se crasher au milieu de nulle part, au Nouveau-Mexique.

Cependant, cela expliquerait tout le mystère et le culte du secret entourant l’affaire. Et surtout l’attitude de l’armée.

Si des corps de soldats soviétiques ont bien été découverts, si un appareil prototype de technologie inconnue s’est bien crashé là, il fallait à tout prix entretenir la rumeur d’un vaisseau extra-terrestre, ou d’un ballon-sonde américain, plutôt que d’admettre la capture (involontaire) d’une arme de l’ennemi.

Seulement, aucun homme politique de l’Union Soviétique, aucun espion, aucun rapport d’aucune sorte, n’a jamais apporté le moindre élément tendant à prouver cette version des faits… Et aucun des témoins ou des acteurs de l’époque n’a émis cette hypothèse, seulement défendue par des conspirationnistes basés dans les pays anciennement membres de l’Union Soviétique.

Bref, une explication presque parfaite, mais que personne ne confirme…

 

 

La thèse du vaisseau extra-terrestre
Vaisseau
Si je ne traite cette théorie que maintenant, c’est que les éléments sont si peu nombreux pour l’étayer que cela est en presque gênant…

Si on admet que l’armée a menti, que les débris montrés aux journalistes n’étaient pas ceux récoltés dur le site du crash, que des corps ont été découverts et cachés aux yeux du monde, que des scientifiques ont élaboré tout un tas d’explications plausibles uniquement pour faire taire les rumeurs, que ce n’était pas un ballon-sonde, que Mac Brazel a subi des menaces et a dû appuyer la thèse officielle, et que tous les témoins étaient de bonne foi, alors oui on peut envisager qu’il s’agissait d’un vaisseau extra-terrestre.

Sauf que les témoins ne sont pas tous de bonne foi. Les témoignages, même si beaucoup se recoupent, ont changé parfois au fil du temps, et ce tant du côté des « pro E.T. » que du côté des « antis Aliens ».

Et de toutes façons, un problème de cohérence dans la chronologie apparaît. Je ne veux pas critiquer les extra-terrestres, mais déjà leur matériel semble de mauvaise qualité… Et apparemment ils n’ont pas encore découvert le parachute. Et puis pourquoi survoler la même zone, à 3 ans d’intervalle, après le premier crash? Vol qui du coup aboutira à un autre crash! Crash qui sera par contre le dernier…

Pas très discret, ni très malin, ni très logique…

Et si vraiment il y a eu crash d’un vaisseau alien, et donc capture de matériaux extra-terrestres, hé bien le résultat des recherches ne saute pas aux yeux. Certes l’aéronautique a fait de gros progrès, mais il est bien difficile d’y voir une quelconque trace de technologie d’un autre monde…

Reste que les éléments décrits par les témooins semblent bien issus d’une technologie que nous ne connaissons aps, et que tant de secrets entourent l’évènement qu’on est en droit de se poser des questions…

Conclusion

Si l’on prend l’ensemble des données de façon objective, il est impossible de se prononcer sur ce qu’il s’est réellement passé à Roswell.

L’armée a passé son temps à mentir et à changer de version, entretenant les pires rumeurs. Mais c’était l’un des buts du cabinet Majestic 12 voulu par Truman. Tout cela était-il une manipulation du gouvernement?

Dans le camp d’en face, on a des ufologues qui ont les mains tellement vides qu’ils fabriquent de fausses preuves, comme justement les fausses archives du Majestic 12, ou encore la célèbre vidéo de l’autopsie d’un alien… Pour ceux qui ne connaîtraient pas, cela donne ça :

Bref rien de bien convainquant!

Il reste que le crash de Roswell a bien eu lieu, que les principaux témoins ont tous plus ou moins disparu de la circulation ou sont revenus sur leurs déclarations, que les thèses avancées ont été modifiées maintes fois pour coller aux découvertes des ufologues qui pointaient des incohérences…

Et que lors de la projection privée du film ET l’extra-terrestre, en présence de Spielberg et de Ronald Reagan, le président des USA de l’époque a soufflé à l’oreille du producteur : « Les gens n’ont pas idée à quel point c’est proche de la réalité »…

Faute de preuve, je vous laisse imaginer ce qu’il en est!

Toungouska, le Roswell Russe

Posted on 27th novembre 2011 in Conspirations, Enigmes

Toungouska, le Roswell Russe

 

Toungouska

 

 

L’évènement dont je vais dresser le portrait ici est à la fois un mystère très opaque, et le terrain idéal aux thèses les plus démentes, puisqu’en l’absence de certitudes, tout devient envisageable.

Nous sommes le 30 juin 1908 (le 17 juin pour la Russie Impériale de l’époque). Au cœur de la Sibérie, quelques rares témoins voient une boule de feu traverser le ciel. Les descriptions sont identiques, mais très vagues quant à la nature de l’objet observé. Pourtant l’observation était facile : le ciel était clair, et il était très tôt le matin.

Tout ce qu’on a pu tirer de ces témoins, c’est que l’objet ressemblait à une grosse boule de feu, qui ne laissait pas de trainée de fumée, et qui ne semblait pas tomber, mais bien « voler » en ligne droite.

A 7 H 17, l’observatoire d’Irkoutsk détecte ce qu’il prend pour un séisme de magnitude 4.5 à 5 provenant de la forêt que traverse la rivière Toungouska, à près de 1000 km de là.

L’onde de choc a été ressentie de l’Europe de l’Ouest jusqu’au USA, et le son de l’explosion a été entendu jusqu’à 1500 km de l’épicentre, mais personne ne sut ce qu’il s’était réellement produit avant la première expédition Russe. En 1927!

Oui, il aura fallu attendre près de vingt ans pour que les Russes s’inquiètent enfin du phénomène.

La raison officielle, tout comme la date déclarée, trouvent leur justification dans les troubles de l’Empire Russe, qui s’effondre en 1917. Mais aujourd’hui encore beaucoup s’étonnent des dix ans qui séparent la fin du tsar et l’expédition, et pensent qu’une première exploration a eu lieu bien plus tôt.

Voici ce que les prélèvements et les constatations ont permis d’établir.

A 7 H 14, le 30 juin 1908, l’objet, quel qu’il soit, explose en altitude au-dessus de l’épaisse forêt. Le souffle a été tel qu’il a détruit 60 millions d’arbres.

Arbres

 

Et aussi étonnant que cela paraisse, il n’y avait aucune trace de cratère, ni d’impact, et aucun débris visible. Comme si ce qui avait explosé avait été totalement anéanti avant même d’avoir touché le sol. D’après les estimations, l’explosion s’est produite entre 5 et 10 kilomètres d’altitude, et a dégagé une puissance équivalente à au moins 300 bombes d’Hiroshima.

Mais alors de quoi s’agissait-il? Voyons les diverses thèses, et les éléments qui ne collent pas avec!

 

 

La thèse de la comète

 

 

Comète

 

Thèse la plus communément admise, elle n’apporte pourtant pas entière satisfaction…

On imagine qu’une comète de petite taille a pénétré l’atmosphère. Sa coque extérieure, couverte de glace, s’est échauffée en entrant dans l’atmosphère, révélant un cœur de pierre et de silice emprisonnant des gaz explosifs. L’échauffement devenant plus intense à mesure que la comète s’approchait du sol, la roche s’est effritée à tel point que les gaz se sont retrouvés à la surface de la comète. Dès lors, un embrasement généralisé se serait produit et l’explosion a été instantanée.

Si cette théorie est satisfaisante, c’est qu’elle explique beaucoup des étrangetés de ce phénomène.

Explosion soudaine en altitude, donc pas de cratère, ni de débris, ni d’impact au sol. Le dégagement de chaleur a très bien pu atteindre une température suffisante pour tuer les 60 millions d’arbres environnants.

En revanche, trois éléments viennent contredire cette hypothèse.

Premièrement, l’onde de choc, et la vague de chaleur qui l’a accompagnée, devaient être uniformes. Pourtant, les arbres morts présentent des caractéristiques diverses. Certains sont brulés, la plupart sont déracinés, mais beaucoup sont juste morts sur pied, en ne perdant que les branches les plus fines. D’autres sont simplement penchés, mais pas tous dans le même sens… Ce qui fait penser aux dégâts observés lors d’une explosion nucléaire!

Deuxièmement, les témoins ont été très clairs sur le fait que la boule de feu qu’ils ont vue avançait en ligne droite, et semblait ne pas tomber, et qu’elle était uniforme. Or, quelle que soit la distance, le phénomène de chute est parfaitement visible lors du passage d’une comète dans l’atmosphère. De plus, la queue de la comète, constituée de glace dans l’espace, aurait été matérialisée lors de l’embrasement par une trainée de débris de roche effritée. Soit les témoins n’étaient pas bien réveillés, soit ce qu’ils ont vus ne pouvait pas être une comète!

Troisièmement, et c’est là le point le plus troublant, il existe un lac à environ 7 km du point d’explosion. En l’occurrence, le lac Cheko.

Cheko

Plus de 700 mètres de long, plus de 360 mètres de large, et profond d’environ 50 mètres. Sa forme presque rectangulaire et son orientation laisse croire qu’il peut s’agir d’un effet secondaire de l’explosion elle-même, à savoir un cratère que la rivière Toungouska toute proche aurait rempli d’eau douce. Deux éléments viennent accréditer la filiation du lac avec un impact lié à l’évènement de Toungouska : le lac n’existait pas avant (en tout cas il n’en était fait mention nulle part), et sa première apparition sur une carte date de 1928, soit 1 ans après la première expédition. Donc si il y a bien eu impact, l’explosion aérienne de l’objet n’a pas été aussi soudaine et dévastatrice que celle qu’aurait pu produire une comète remplie de gaz…

 

 

La thèse de l’astéroïde

 

 

Astéroïde

 

 

Si l’objet ne présentait pas les caractéristiques d’une comète, c’est peut-être tout simplement parce que c’était un astéroïde. D’après les estimations des scientifiques, il devait mesurer environ 50 mètres de diamètres, et ne pas peser plus de 70 000 tonnes, probablement moins. Cela expliquerait l’absence apparente de cratère et l’existence du lac Chenko (lié à la chute d’un fragment disloqué du météore), l’astéroïde ayant atteint le point critique avant de toucher le sol, ainsi que les témoignages quant à la forme de l’objet.

Seulement plusieurs éléments ne collent pas non plus avec cette thèse!

Jamais dans toute l’histoire de l’observation astronomique un tel phénomène n’a été constaté, à savoir l’explosion en vol d’une météorite déclenchant une onde sismique mesurable. La plupart du temps, les astéroïdes tombant dans notre atmosphère sont détruits bien avant d’être identifiables, à la façon des étoiles filantes, si fugaces qu’on a rarement le temps de terminer notre voeu.

Quand ils sont suffisamment massifs, ils terminent leur course folle au sol sous forme de boules de pierre de tailles diverses après s’être disloqué. Le plus gros fragment qu’on ai jamais retrouvé, pour exemple, pèse 60 tonnes. Mais le plus souvent, ce ne sont que des petits cailloux, ou des roches de quelques centaines de grammes que l’on trouve au point d’impact.

Mais une explosion atmosphérique créant un débris unique projeté à sept kilomètres et capable de former à lui tout seul un lac entier? Ce serait une première!

De plus, si l’astéroïde a été presque intégralement détruit par l’explosion, c’est qu’il devait être de taille modeste, une cinquantaine de mètres de diamètre. Comment aurait-il donc pu engendrer une puissance de 300 bombes d’Hiroshima, et dégager une onde de choc sonore perceptible à 1500 km de là, et une onde de choc mesurable à plus de 7000 kilomètres de distance?

En clair, soit l’objet était bien plus massif, et aurait dû atteindre notre sol avant d’exploser (les météorites les plus lourdes n’étant pour ainsi dire pas freinées par l’atmosphère), soit il était en effet de taille modeste, et aurait dû produire une explosion infiniment moins importante (et, pour être clair, indétectable).

 

 

La thèse de l’antimatière

Antimatière

 

 

Bien que difficile à imaginer, il existe dans l’univers une forme de matière qui au contact de la matière normale provoque une annihilation mutuelle des particules.

L’antimatière est tout simplement l’opposé de ce qui constitue notre matière normale, à savoir que ses charges électriques sont inversées (antineutrons et positrons). La rencontre d’un atome d’antimatière et d’un autre de matière provoque un transfert des charges détruisant les deux atomes en libérant une énergie très puissante.

Pour information, au moment du big bang, une titanesque quantité d’antimatière a également été émise. Mais en rencontrant la matière, en quantité plus importante, elle a quasiment disparu de l’univers. D’après les chercheurs, si l’antimatière avait été majoritaire, nous serions aujourd’hui au cœur d’un antiunivers! Et plus étonnant encore : si l’antimatière et la matière ne s’étaient pas mutuellement détruites en grande partie, notre univers serait près d’un million de fois plus vaste!

Seulement, l’espace intersidéral est vide. Il subsiste donc des amas d’antimatière qui voyagent tout comme la matière, mais en suivant des règles différentes qui nous sont malheureusement en grande partie inconnues.

L’hypothèse d’une météorite d’antimatière est donc vraisemblable. L’antimatière, au contact des divers gaz composant notre atmosphère, s’est progressivement auto-détruite, et la masse critique a été atteinte en altitude, provoquant la réaction en chaîne finale aboutissant à une très puissante explosion.

Le lac Cheko pourrait d’ailleurs parfaitement être le résultat d’une réaction analogue, mais au sol, une partie de la météorite ayant supporté la dégradation jusqu’à toucher la terre ferme.

Mais encore une fois, il n’a jamais été ni observé, ni enregistré, de phénomène similaire.

L’antimatière étant d’une nature mal connue, on ne sait pas vraiment comment réagirait un corps céleste à une entrée dans l’atmosphère.

De plus, l’antimatière ne laisse pas les photons la traverser. Pour rappel, les photons sont des éléments hypothétiques décrits par Einstein qui transportent la lumière. Mais comme il s’agit d’une particule élémentaire de charge nulle, il est en quelques sorte à la fois matière et antimatière. Deux hypothèses en découlent. Soit le photon croisant l’antimatière voit sa charge électrique s’accroitre, et finit par être absorbé. Soit, il traverse l’antimatière sans perturber le champs électrique des autres particules, et est donc invisible, mais redevient perceptible une fois qu’il l’a quittée. Tout cet exposé très technique pour en venir au fait que l’annihilation mutuelle des particules et des antiparticules est un phénomène invisible à l’oeil nu! La réaction produit de l’énergie pure sous forme de radiations, et pas sous forme de flammes. Ce qui signifie que soit les témoins ont rêvés, soit ils ont menti, puisque le météore ne pouvait tout simplement pas être observé.

Autre détail gênant : le souffle de l’explosion.

Si l’on part du principe que l’antimatière a été détruite au contact de la matière, cela signifie qu’un vide s’est créé au moment de l’explosion. Comme le disait Eisntein, l’Univers n’aime pas le vide! Il se serait créé un effet d’aspiration des gaz alentour, un appel d’air, qui aurait compensé l’effet de souffle de l’explosion. Pourtant, la plupart des arbres autour du lieu de l’incident ont été soufflés, balayés par une vague de chaleur si puissante que beaucoup ont été déracinés. Or, la loi de la conservation de l’énergie démontre clairement qu’une réaction de ce type ne peut dégager plus d’énergie qu’elle n’en absorbe. Ce qui signifie que selon toute logique, l’explosion aurait dû être compensée par le vide créé, le souffle se voyant retenu par l’effet d’aspiration. Par voie de conséquence, l’onde de choc aurait été minime, et pratiquement indétectable. Une sorte d’antiséïsme qu’aucun appareil n’est capable d’analyser!

Et pour finir, la probabilité de l’existence d’un corps céleste d’antimatière suffisamment massif pour provoquer un tel phénomène est infinitésimale.

 

 

Thèse du rayon de la mort

 

 

Tesla

 

 

On a également imaginé que Toungouska aurait pu être la conséquence d’une expérimentation de Nikola Tesla, le chantre de l’électricité. Tesla avait imaginé un réseau de super bobines magnétisées capables de lancer un rayon de la mort, une sorte de laser hyperthermique, et on sait que des expériences en ce sens ont été menées, mais jamais finalisées.

Sauf que, le rayon partant du sol, il aurait fallu qu’il croise la trajectoire d’un obstacle physique pour créer une explosion en altitude. La thèse du rayon de la mort ne résout en fait rien!

D’autant plus que Toungouska est une zone très reculée, où il aurait été difficile d’amener hommes et matériel, et surtout de maintenir une base active. Très peu de ressources alentour, aucune voies de communication, et un éloignement très important de toute ville. Même en imaginant que le site avait été choisi justement pour son isolement, il est peu vraisemblable qu’une expérience ait pu se dérouler aussi loin de tout.

Et enfin, si la Russie avait vraiment pu découvrir une arme si puissante, elle l’aurait forcément mise en avant au moment de la guerre froide. Or, seule l’arme nucléaire a été utilisée comme dissuasion. Preuve que la technologie n’existe pas.

On peut rétorquer à cet argument que c’est justement parce que l’expérience a trop bien réussi que les Russes ont abandonné le projet. Mais il ne faut pas oublier que malgré l’horreur de Hiroshima, et la tuerie de Nagasaki, personne n’a encore aujourd’hui renoncé à l’arme nucléaire…

 

 

La thèse du vaisseau extraterrestre

 

 

Crash

 

 

Inévitablement, le mystère entourant l’évènement de Toungouska amène à la thèse extraterrestre.

Peu d’éléments directs pourtant sont véritablement exploitables. Mais de doutes en indices, on peut facilement étoffer ce dossier.

Premier élément troublant : le délai avant la première expédition.Près de 20 ans s’écoulent avant que les Russes n’envoient une équipe sur place, alors que c’est un phénomène inconnu d’une ampleur jamais enregistrée. On peut imaginer qu’une ou plusieurs expéditions ont eu lieu juste après l’évènement. Et que les Russes ont caché leurs découvertes, et nettoyé le site afin d’effacer toute trace d’un crash. L’éloignement de la zone, très peu peuplée, permettait de garder au secret toute information, et tout élément matériel.

Deuxième point : le souffle de l’explosion. Ce que les arbres morts nous apprennent, c’est que l’explosion a généré une vague de chaleur non uniforme mais capable de tuer instantanément toute forme de vie. Certains de ces arbres ont été découverts en effet debout, avec seulement une ou deux branches cassées, et le tronc à peine noirci. Ceci est la caractéristique d’un souffle nucléaire. Seulement, si la formule E=mc2 a bien été formulée en 1903, elle ne trouvera d’application que plus de trente ans plus tard. L’énergie atomique est alors une inconnue de taille. Donc si un élément nucléaire a explosé, il ne pouvait pas être d’origine humaine. Il pourrait par exemple s’agir du propulseur nucléaire d’un vaisseau extraterrestre largué par ses occupants. On peut tout imaginer : une panne, un incident technique, une erreur « alien », ou une sorte de dégazage de l’espace!

Troisièmement : le nationalisme entourant Toungouska. Il aura fallu attendre près de 80 ans pour qu’une équipe non soviétique ait enfin accès au site! Seuls les Russes ont eu effectivement accès au lieu de l’explosion, lors de trois expéditions officiellement (en 1927, en 1958 et en 1961). On n’a donc comme seuls éléments la parole des services scientifiques Russes. Sauf qu’entre-temps, le régime soviétique, après avoir éliminé les élites scientifiques, a placé au secret des centaines d’informations jugées sensibles. La fin de la guerre froide, et la chute de l’union soviétique, n’ont pas levé le voile. Tout ce qu’on sait, de la parole même des Russes, c’est que le site était constellé de boules de métal et de silicates. Rien d’autre! Ce culte du secret est perçu par beaucoup comme une conspiration. De même que pour l’affaire du crash de Roswell aux USA, l’explosion de Toungouska est entourée d’un halo de non-dits, d’hypothèses et de contradictions qui enflamment l’imagination des plus sceptiques d’entre nous.

Et enfin quatrièmement : la thèse du vaisseau extraterrestre permet d’éliminer toutes les anomalies que soulèvent les autres! C’est bien ce qui est le plus gênant avec les aliens… On leur prête toutes les connaissances, toutes les technologies, tous les savoirs. Donc, quand on ne sait pas expliquer, on mise sur ET!

Bref, désolé les ufologues, il n’y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent à Toungouska!

 

 

Conclusion

 

 

On ne saura probablement jamais ce qu’il s’est produit à Toungouska ce 30 juin 1908, sauf qu’à 7 H 14, un objet inconnu a explosé en basse altitude, et a provoqué via une onde de choc dévastatrice l’anéantissement de la forêt environnante.

Les éléments scientifiques sont malheureusement trop peu nombreux et trop imprécis pour être certains de quoi que ce soit. Mais il y a une chose qui est certaine, c’est que les services secrets Russes en savent plus qu’ils ne veulent bien le dire à ce sujet.

Peut-être ont-ils découvert quelque chose sur le site, peut-être l’étudient-ils en secret, peut-être, peut-être, peut-être…

Trêve de spéculations. Pour savoir ce qu’il s’est produit ce jour-là, il faudra attendre un nouveau Toungouska.

Car avec nos satellites, nos centres de recherches, nos capteurs sismiques, nos caméras, bref avec toute notre technologie, aucun détail ne nous échapperait…

En attendant, Toungouska, la rivière pierreuse, et sa forêt dévastée gardent tous leurs mystères.

Les rods, messagers de l’espace, libéllules, ou artefacts vidéo?

Posted on 1st juillet 2011 in Enigmes

Les rods (en anglais dans le texte : tige, canne ou encore bâtonnet), appelés également flying rods, UFO rods, dragon rods, ou plus simplement fulgures en français, sont l’une des énigmes les plus déroutantes de ces dernières années, bien que beaucoup ne la prennent pas au sérieux.Mais bien peu connaissent ce mot, et même le phénomène qui s’y rattache.

Commençons donc par le commencement : qu’est-ce-qu’un rod?

rod

Un rod est une anomalie visuelle insectoïde apparaissant sur une vidéo. Généralement invisible au moment de la prise de vue, ce n’est que lors de la relecture que le phénomène apparaît.

rod

Afin de structurer cet exposé, je vais prendre les trois théories qui s’opposent au sujet de ces étranges créatures, à savoir le défaut vidéo, le fake (ou hoax, ou plus simplement le canular) dérivé de la simple prise de vue d’un insecte passant trop près de la caméra et la créature vivante. Une quatrième section (que je garde secrète pour le moment) suivra.

La théorie du défaut de capture vidéographique :

Les rods sont un phénomène relativement récent qui n’a jamais été observé avant 1996, date de mise en circulation des premiers caméscopes numériques (ou CCD). Même si la première vidéo date de 1994, ou 1993 (rien n’est sûr, et pour cause!), mais je reviendrai sur ce point plus en détail…

D’ailleurs, les rods n’apparaissent que sur des fichiers vidéos, jamais sur des photographies.

Les rods pourraient donc être tout simplement ce que les orbs (défaut picturaux ressemblant à de grandes sphères floues) sont aux photos.

Cela explique d’ailleurs que les rods soient tous identiques, tant dans leur forme que dans leur mouvement.

A la façon des craquelures qui apparaissaient sur les films super 8 avec le temps, les capteurs numériques semblent posséder un vice de conception face à certains objets dont il ne peuvent apprécier la distance, et le rendent flou.

En revanche, c’est un défaut mineur, car il est assez rare, et ne se retrouve que sur un pourcentage infime des vidéos captées avec cette technologie.

Par ailleurs, cela explique pourquoi les rods sont invisibles à l’œil nu : ils n’existent que sur la pellicule numérique!

Il peut d’ailleurs simplement s’agir d’un insecte au battement d’ailes trop rapide pour être nettement capté par une système basé sur 25 images par secondes.

Par comparaison, la mouche a une vision cadencée à 200 images par secondes! Vous comprenez maintenant pourquoi elle est si difficile à attraper au vol!

La théorie du canular :

Le premier rod, en tout cas identifié comme tel, a été capté par un certain José Escamilla, l’un des plus célèbres, mais aussi des plus radicaux, ufologues au monde, autrement dit un fou des ovnis!

Jose Escamilla

Il se prétend lui-même producteur, scénariste, réalisateur, mais de quoi? Allez savoir…

Aucune de ses oeuvres n’a jamais été diffusée au grand public! Si, j’exagère, il a fait deux documentaires, dont l’un démontrait de façon scientifique (!) que la surface de la Lune était couverte de bases aliens, certaines mesurant plus de dix fois la taille de Los Angeles, soit plus de 12 000 km²!

Il est par ailleurs persuadé que les rods sont des messagers des extra-terrestres (!) destinés à nous prouver leur toute-puissance (!!) en restant preque invisibles tout en nous prouvant qu’ils sont partout (!!!).

Défini par ses pairs comme un génie, il est dépeint par les scientifiques comme un halluciné aux théories absurdes, et aux démonstrations brouillonnes. Il utilise l’énigme des rods pour faire parler de lui, et relancer dans les médias ses autres théories, toutes plus démentes les unes que les autres.

Il prétend par exemple que les astronautes des missions Apollo ont décrit en détail des pyramides, des villes, des populations humanoïdes hostiles qui leur lançaient des projectiles depuis le sol, et que c’est la véritable raison de l’arrêt du programme. Les photos des atterrissages auraient été volontairement truquées (pas d’étoiles à l’horizon) afin de masquer les structures présentes…

Tout cela est très crédible, n’est-ce-pas?

D’autant que selon les témoignages qu’il donne, sa vidéo tournée au Nouveau-Mexique (qui lui fait dire que les rods sont nés à Roswell…) date de 1993 ou de 1994…

Tiens je vous en fait une du théorie du complot!

Vous connaissez la marque de Surfwear Billabong? Hé bien c’est une marque créée par des extra-terrestres! La preuve, un rod apparaît sur leur logo !

billabong

Ca fait peur, non?

La théorie de la créature vivante :

La structure du rod est toujours la même. Il s’agit d’une forme fine et allongée (d’où son nom) présentant une série indistincte d’ailes au nombre de six , de huit, ou de dix peut-être, et dysimétriques. Pour faire plus simple, une aile à gauche, une autre plus bas de l’autre côté, et ainsi de suite.

Rods

Il n’a jamais été observé chez eux de tête, ou de queue, ce qui exclut d’office qu’il puisse s’agir d’insectes. En effet, un insecte est étymologiquement (et donc par définition) coupé en deux (in sectus) avec un abdomen morphologiquement différent du haut du corps. Les rods présentent une forme de cigare parfaitement homogène, juste entouré de ces ailes indistinctes.

Mais des études plus poussées sur leur mouvement apparemment reptilien laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’ailes, ni même d’élitres. Les rods semblent disposer autour de leur corps d’une sorte de membrane translucide qu’ils font onduler afin de se déplacer.

A tous ceux qui pensent que cela est impossible, et plus généralement à tous ceux qui se demandent à quoi cela peut bien ressembler, je citerai le poisson-couteau américain (Apteronotus albifrons), qui est la seule créature vivante à posséder cette caractéristique.

Poisson couteau

Il est malheureusement impossible d’estimer leur taille de façon précise la plupart du temps… Mais les diverses vidéos montrent que la taille moyenne se situe autour d’une douzaine de centimètres. Comment l’estimer? Par rapport au flou qui les entoure, comparé au flou des autres éléments visibles. Une douzaine de centimètres… Une libellule, peut-être?

Cependant, le rod le plus imposant jamais observé était plus grand… Beaucoup plus grand! ! Il est apparu directement au coeur de la tornade la plus dévastatrice qu’ait connu Oklahoma City le 3 mai 1999. Ce jour reste gravé d’une pierre noire d’ailleurs, car il a vu 66 tornades s’abattre sur l’Oklahoma, 66 dont certaines ont fini par fusionner en une bien plus dévastatrice…

Il s’agissait d’une F 5, autrement dit une tornade de degré 5 sur l’échelle de Fujita, l’équivalent (méconnu) pour les tornades de l’échelle ouverte de Richter. C’est une tornade dont la base atteint environ 1 km de diamètre, et au cœur de laquelle les vents
tourbillonnants atteignent, voire parfois dépassent, les 500 km / H. A savoir qu’elles sont heureusement rarissimes (0.3 % des tornades), mais qu’elles sont si destructrices qu’on les appelle « les doigts de Dieu ».

Les images où le rod apparaît sont donc parfaitement analysables, puisque l’objet sort littéralement de la tornade avant d’y entrer à nouveau, dans un plan large permettant de déterminer sa taille sans mal. Ce rod-là mesurait près de quinze mètres! D’autant qu’il
s’agissait d’un « live footage », autrement dit une transmission en direct faite par la télévision locale. Toute notion de « fake » est donc à écarter.

Les analyses scientifiques de la vidéo n’ont pu déterminer de quoi il s’agissait. Trop gros, et trop lumineux, pour être un arbre ou un pylône électrique… Trop net pour être un défaut vidéo… Trop rectiligne pour être affecté par le tourbillon… Et de toutes façons, rien ne pouvait physiquement s’échapper du vortex, même pendant quelques instants, à une vitesse de 500 Km / H…

Mais si ce sont des créatures vivantes, à quoi ressemblent-elles vraiment, hormis à un bâton doté d’une membrane bizarre?

Dans la mesure où elles ne semblent pas affectées par le vent, on peut supposer qu’elles sont incroyablement légères, mais doivent posséder des sortes de sillons destinés à laisser s’écouler l’air sans le freiner ni y faire obstacle. Cela expliquerait d’ailleurs leur forme
cylindrique, puisque c’est elle qui offre le moins de résistance à l’air. Leur vitesse semble d’ailleurs sans commune mesure avec ce que la nature propose. Certains rods se déplacent apparemment à une vitesse de près de 10 000 Km / H (allure estimée, encore une fois, d’après la taille des éléments fixes alentour permettant de déterminer selon leur netteté la distance par rapport à l’objectif), soit une vitesse supérieure à Mach 8! Pour information, les jets les plus puissants flirtent actuellement avec Mach 10…

Une autre hypothèse peut être déduite de leur faculté à se déplacer en changeant radicalement d’angle en un clin d’oeil, à savoir que ces choses n’ont ni yeux, ni capteur de gravité, en tout cas, pas au sens des autres animaux ou insectes volants. En clair, ces choses peuvent voler indifféremment dans une direction ou dans l’autre, ce qui impliquerait qu’elles ne possèdent pas de tête au sens où nous l’entendons, puisqu’elles peuvent voler en marche arrière. Ou plutôt « la tête en bas », en changeant parfois de direction non pas en faisant demi-tour, mais en modifiant instantanément leur direction, et en filant en sens inverse. Cela indiquerait donc soit que le rod ne possède pas de bloc sensitif ou visuel (de « tête », donc), soit qu’il en possède un à chaque extremité, ce qui semblerait moins logique.

Autre particularité : les rods sont plus généralement visibles quelques heures avant le coucher du soleil. Jamais à l’aube, jamais de nuit, et rarement au plus chaud de la journée. Cela impliquerait que ces choses, ces créatures, sont sensibles aux conditions extérieures.

Cependant, ils apparaissent également en plein hiver, donc que la température ne les affecte pas. Ce qui implique qu’ils doivent avoir des « caches » temporaires pour les moments de la journée qui ne leur conviennent pas… Des nids cachés?

Une dernière hypothèse dérivée de leur mode de propulsion : les rods sont logiquement capables de faire du sur place. Cela est soumis à caution, car les rods observés sont toujours en mouvement, mais cela reste parfaitement logique. Si les rods sont invisibles à l’oeil nu, c’est parce qu’ils se déplacent trop vite. Donc, si ils pratiquaient l’immobilisme, on les aurait déjà vus! La question est donc : si ils sont capables de faire du sur place, pourquoi ne le font-ils pas? Ont-ils conscience que s’ils le faisaient, on pourrait détecter leur présence?

En tout cas, il est parfaitement plausible que ces choses soient des créatures vivantes encore inconnues. Sachez que l’on découvre jusqu’à 30 000 nouvelles espèces par an, et que parfois des candidats éliminés font une étonnante réapparition, comme le coelacanthe.

Coelacanthe

Pour information, cette espèce de poissons, disparue à la fin de l’ère secondaire (grand maximum!), soit il y a 65.5 millions d’années, a refait surface (très bon jeu de mot!) de façon absolument incompréhensible en 1938 en Afrique du Sud, quand un pêcheur en remonta un vivant dans ses filets.

Les rods pourraient simplement être une nouvelle espèce, ou une résurgence d’une espèce disparue.

Alors qu’en est-il en réalité?

Hé bien, je vais créer dans cet exposé une quatrième section, un vrac, démolissant toutes les thèses citées!

La vérité sur les rods :

Il ne peut en aucun cas s’agir d’un simple défaut vidéo!!Comme je l’ai souligné, les rods sont apparus avec l’ère du numérique, d’accord… Sauf qu’ils apparaissent de nos jours aussi bien sur une vidéo filmée avec un téléphone portable, que sur une bande filmée avec une caméra de cinéma! Exemple en France :

D’ailleurs, si l’explication était si simple, le passage à la Haute Définition (la Hd, quoi!) aurait supprimé les apparitions, ou aurait créé un autre défaut…

Sauf que ce sont toujours des rods qui apparaissent! De la vidéo amateur, à la caméra de cinéma, en passant par la capture en direct par une caméra de télévision, c’est toujours la même forme qui passe devant l’objectif!

D’ailleurs, cela concorde étrangement avec de nombreux témoignages anciens d’apparitions de « dragons » dans des villes aussi importantes que Londres, Amsterdam ou encore Madrid au 14 ième, 16 ième et 17 ième respectivement. Les descriptions sont identiques. Une créature en forme de branche d’arbre, parcourue par une ondulation autour de son corps, qui volait à grande vitesse…

 

 

Quand à penser qu’il s’agit simplement d’insectes volant trop vite pour être nettement visibles, l’argument tombe à plat de lui-même pour trois raisons évidentes.

Premièrement, si c’était le cas, presque toutes les vidéos présenteraient des rods! Citez-moi un seul endroit totalement dépourvu d’insectes?!

Deuxièmement, dans beaucoup de vidéos de rods, on perçoit des insectes, qui eux ne sont pas affectés par ce phénomène. Ils sont certes flous, mais n’ont pas du tout l’aspect des rods!

Troisièmement, et c’est là le point le plus troublant, les rods apparaissent même en plein hiver! Vous avez déjà croisé une mouche ou une libellule quand le thermomètre frise le zéro? Moi non!!

Et même, quatrième raison : on n’a encore jamais réussi à reproduire le phénomène!! Quand on essaye la théorie du flou autour d’un insecte volant trop vite, voilà le genre d’images que l’on obtient :

rod

rodbob

rodbob2

Bref, aucun rapport avec un rod!!

En revanche, si ce sont des créatures vivantes, pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé de cadavres de rods? Surtout si l’on imagine qu’ils peuvent atteindre quinze mètres de long! Il y aurait forcément des corps, des traces, voire des fossiles là où ils expirent. Mais on a jamais retrouvé la moindre trace d’un rod mort…

Quant à penser qu’il s’agit d’un fake, hé bien il faut replacer les choses dans leur contexte…

Jose Escamilla est certes un illuminé, qui aurait très bien pu monter la première vidéo de toute pièce. D’autant qu’il est lui-même monteur vidéo!

Mais que penser des dizaines de milliers de vidéos ayant fait leur apparition depuis ce premier prétendu fake?

Au Canada, en Chine, au Vietnam, au Chili, en Argentine, aux USA, même en France, les vidéos de rods sont de plus en plus nombreuses. Et bien souvent, la fiabilité des sources est indiscutable, puisque d’une part il n’y a aucun intérêt financier à encourager ce phénomène, et d’autre part bien des vidéos ont été diffusées en direct! Ce qui exclue non seulement la falsification d’images, mais aussi la théorie du complot.

En revanche, de là à penser qu’il s’agit de créatures extra-terrestres qui nous observent en secret, c’est vraiment n’importe quoi! Aucun élément ne vient appuyer cette thèse, et je ne vois personnellement pas l’intérêt d’envoyer sur terre des « libellules de l’espace » pour nous envahir!

Conclusion :

Les rods ne sont sans doute ni un défaut vidéo, ni une créature extra-terrestre…

Il peut par contre s’agir d’une espèce encore inconnue qu’il nous faut découvrir. Je citerai brièvement au passage le serpent sauteur du Japon.

Le tsuchinoko (enfant de marteau) ou bachi hebi (serpent vengeur) est une créature à la fois mythique, et régulièrement observée au pays du soleil levant. Plus de 7000 témoignages font état de la rencontre d’un serpent capable de se dresser sur le bout de la queue à une hauteur supérieure à 1,50 m, puis de sauter une distance de plus d’un mètre sans même changer de position. Serpent aux yeux rouges vifs, avec une gueule dotée de six crocs (et non 4) et dont la langue est bleue, comme celle d’un varan. Des battues sont même organisées régulièrement au Pays du Soleil Levant, tant la crédibilité de la créature est grande.


Pourtant, tout comme dans le cas des rods, on n’a jamais capturé de spécimen vivant, ni jamais trouvé le moindre cadavre!

Citons également des monstres créés par l’homme, tel le ligre (issu de l’union d’une lionne et d’un tigre)

ou son cousin le tigron (un lion croisé avec une tigresse).

Tigron

D’authentiques créatures qui pourtant paraissent mythiques, voire « fake »!

De plus, le flou relatif (et j’insiste sur ce mot) qui caractérise les rods exclut qu’il puisse s’agir de simples insectes mal perçus par un capteur défaillant.

Soyons clairs, les rods existent! Mais il s’agit probablement d’une simple espèce à ce jour non identifiée.

En faire des créatures venant d’une autre dimension envoyée par les extra-terrestres et voyageant à travers l’espace-temps, c’est du grand n’importe quoi!

Mais en faire de simples défauts vidéos, c’est à la fois réducteur et irréaliste au vu des éléments à disposition.

Je ne partage pas cette conclusion, mais bref, à vous de vous faire une idée.  Ou de devenir le découvreur d’une nouvelle espèce!

 

On n’a (sans doute) jamais marché sur la lune…

Posted on 23rd mai 2011 in Conspirations

Le 20 juillet 1969, l’un des évènements les plus retentissants de l’histoire avait lieu : l’homme faisait ses premiers pas sur la Lune. Avant tout, je vous propose de revivre ces images extraordinaires.

 

 

 

 

 

Extraordinaires… Mais totalement fausses…

Le but de cet article n’est pas de prouver que l’homme n’a jamais mis le pied sur la Lune, mais bien de démontrer que cela est très improbable, et qu’énormément d’éléments viennent s’opposer à cet exploit…

Par où commencer? Hé bien par les images de l’alunissage!

La première chose que l’on remarque, c’est l’absence totale d’étoiles autour du satellite lunaire. Pas une seule, alors qu’il y en a des milliers… D’ailleurs, sur toutes les photos et vidéos prises par les diverses missions Apollo, à aucun moment la moindre étoile n’est visible. Comme si on avait juste filmé la scène avec un rideau noir comme arrière-plan…

Autre détail troublant : l’absence totale de poussière au moment où le module se pose… D’après la Nasa elle-même, le moteur principal avait une poussée de l’ordre de 750 à 1000 kgs. Juste de quoi faire voler de la poussière, ce qui expliquerait l’absence de cratère (alors que les esquisses techniques de l’agence spatiale américaine en prévoyaient un, mais passons…). Pourtant, quand le module entre en contact avec le sol lunaire, pas le moindre fragment de poussière n’est soulevé…

Pire! La voix de l’astronaute, Neil Amstrong, est parfaitement reconnaissable… Sauf que le moteur du module dépassait les 150 décibels! Entendez-vous le moindre bruit de moteur sur cette vidéo?!

Encore un détail qui saute aux yeux : l’alunissage est d’une netteté digne d’un Blu-Ray, mais les vidéos filmées sur le sol lunaire ressemblent au travail d’un enfant qui découvre le fonctionnement d’un caméscope… L’image est floue, surexposée, voire spectrale, et au final impossible à analyser.

Inutile de revenir sur la polémique du drapeau qui flotte à la surface de la Lune : il n’y a pas, et il n’y aura jamais de vent dans l’espace! Impossible donc pour un drapeau de flotter, contrairement aux images présentées par la Nasa!

Officiellement, le drapeau était muni de tiges métalliques afin de le rigidifier, ce qui expliquerait les mouvements intempestifs… Sauf que la gravité sur la lune est comparable à ce que l’on peut ressentir sous l’eau. Si votre caleçon de bain bouge comme cela, tout seul, dans l’eau, alors d’accord. Sinon, ça ne paraît très crédible comme explication… Si vous y croyez, mettez-vous une claque. (Je suis sûr que bien peu d’entre vous ont à présent une marque rouge sur la joue!)

Mais si il suffit de regarder cette vidéo pour avoir des doutes, elle ne permet pas de se faire une idée sur la véracité de l’ensemble du projet…

Qu’à cela ne tienne: Allons plus loin, et plus tôt, et revenons à la genèse du projet Apollo.

Deux ans avant la concrétisation du projet Apollo, on avait décidé de faire un test grandeur nature de la future capsule Apollo 1. Le 27 janvier 1967, rien ne se passe comme prévu. Dès le départ, rien ne fonctionnait! Pas de communications radio, téléphone inaudible en raison du bruit des machines… Et soudain, sans raison apparente, le module a pris feu, tuant ses trois occupants Virgil Grissom, Edward White et Robert Chaffee en quelques minutes. Cause officielle : embrasement d’oxygène pur… Raison invoquée : néant ! Voici une vidéo leur rendant hommage.

 

 

 

 

Seulement, certaines voix se sont élevées à l’époque pour critiquer violemment le programme spatial. Ces morts étaient-elles accidentelles? Sans aucun doute, même si certains peuvent prétendre le contraire. Mais elles démontrent le retard accumulé dans le programme, et son infaisabilité…

En avril 1967, Thomas Ronald Baron, l’un des responsables chargés de la sécurité des vols Apollo, a remis un rapport de plus de 500 pages à ses supérieurs pour expliquer les dangers inhérents à ce type de missions et justifier sinon l’arrêt du programme au moins sa suspension. En clair, le rapport pouvait se résumer à cette simple phrase : « Si jamais c’est possible, nous ne sommes pas prêts! ». Moins de 8 jours après, Baron meurt dans sa voiture, en compagnie de sa femme et de sa belle-fille, dans des circonstances plus que douteuses… Sa voiture a été percutée par un train tout près de chez lui… Les enquêteurs hésitent encore entre la thèse de l’accident et celle du suicide, et n’ont évidemment pas envisagé le meurtre… Sauf que ce fameux rapport Baron a totalement disparu de la circulation…

De la même façon, entre 1964 et 1967, pas moins de 10 astronautes, soit 15 % de l’effectif total de la Nasa, meurent de façon inopinée. Beaucoup d’accidents de voiture, notamment… Étrange pour des hommes dont les réflexes sont poussés à leur paroxysme…

Beaucoup pensent que ces personnes ont été éliminées parce qu’elles en savaient trop, ou risquaient de faire échouer le projet. D’ailleurs, bien que plus de 750 000 personnes aient participé au programme spatial ayant abouti aux premiers pas de l’homme sur la Lune, moins d’une vingtaine avaient une vision globale de la réalité du projet. Un département fabriquait les boulons, l’autre les hublots, un autre encore s’occupait de télémétrique tandis qu’un autre fixait les cables éléctriques. La Nasa était tellement sectorisée que personne n’avait la moindre idée de ce à quoi pouvait bien ressembler le module lunaire! Sauf les preneurs de décision, évidemment…

Mais revenons donc à la genèse du programme Apollo, à commencer par la fabrication de la fusée nécessaire à son envol.

Qui a fabriqué Apollo? Et surtout la fusée Saturn V? Une seule et même entreprise, à savoir RocketDyne. Seulement voilà, dès les premiers mois, si la conception de Saturn V avançait bien, les ingénieurs ont noté des irrégularités concernant la capsule Apollo. L’un d’eux, Bill Kaysing, est étrangement l’un des plus ardents défenseurs du complot aujourd’hui. Il faut dire qu’il conaît son sujet sur le bout des doigts, et affirme qu’une étude statistique menée trois semaines avant l’envol d’Apollo 11 indiquait une probabilité d’un aller-retour Terre-Lune de 0.0017 %, soit 1.7 chances sur 1000. Autrement dit, infaisable!

D’une façon analogue, l’astronaute Brian O’Leary, conseiller scientifique sur le programme Apollo, prétend lui-aussi que l’ensemble des données présentées par l’agence spatiale américaine est douteuse, voire peu crédible…

Bien d’autres éléments scientifiques viennent s’ajouter à cela, et quoi que puisse en dire la Nasa, il ne s’agit pas de délires de conspirationnistes!

Faisons donc un petit tour d’horizon des preuves!

LE LEM :

Le module lunaire, appelé également LLRV (Lunar Landing Research Vehicle), est un tout petit engin simplement conçu pour atterir puis repartir du sol lunaire. J’ai déjà évoqué les incohérences de l’alunissage, voyons donc celles liées au départ. Regardez cette vidéo attentivement :

 

 

 

 

Que voit-on? Le LEM, bien sûr, sur un fond parfaitement noir (donc dépourvu d’étoiles…), qui décolle parfaitement à la verticale, sans un bruit, suivi par l’objectif de la caméra. Bien… Le fait qu’il n’y ait pas de bruit, c’est normal. Pas d’air, donc pas de son. Le fait qu’il n’y ait pas de fumée sous le LEM, là par contre c’est plus que gênant! Même si l’absence d’air limite la propagation d’un gaz, elle ne le rend pas invisible pour autant… Le LEM décolle exactement comme une maquette suspendue à un fil. Et puis qui déplace la caméra (restée sur la Lune) pour filmer l’ascension du module?! Un caméraman extra-terrestre qui a pris les humains en amitié? Un homme laissé sur place pour immortaliser cet instant? Une machine complètement irréalisable à l’époque, capable de suivre un objet en mouvement? Bref, pas d’étoile, pas de fumée, et caméra qui bouge…

D’ailleurs, le Lem était-il fiable? A vous de juger!

Voici une vidéo « promotionnelle » diffusée par la NASA :

Et voici ce qu’il se passait en réalité…

 

 

 

 

Le LEM était un engin indomptable… Neil Amstrong lui-même ne parvenait pas à le maîtriser… Doté d’un moteur unique, d’un réacteur de propulsion, et de trois moteurs de poussée, il n’était absolument pas conçu pour se poser sur autre chose qu’un sol parfaitement plat. A vrai dire, ses concepteurs eux-mêmes admettent que lors de la descente, ou de la remontée, de l’appareil, le moindre mouvement à bord l’aurait fait partir en vrille. En effet, le LEM est dépourvu de gyroscope! Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, repensez aux images d’hélicoptères ayant perdu leur petite hélice à l’arrière… Voilà ce qu’aurait fait le LEM si l’un des astronautes n’avait ne serait-ce qu’éternué!

LES PHOTOS :

Comme je l’ai dit et redit, la première chose qui frappe, c’est l’absence de tout corps céleste hormis la lune. Pas de soleil, pas d’étoiles… Et pourtant, avec une seule source d’éclairage et des appareils photo fixés sur le thorax, donc dépourvus de viseur et de flash, les astronautes des missions Apollo sont parvenus à tirer des clichés d’une clarté extraordinaire! Tellement extraordinaire que les détails cachés dans les ombres apparaissent, que les ombres sont dirigées dans des directions différentes, et même parfois le preneur de photo apparaît en reflet dans la visière de son modèle (ce qui est évidemment impossible à contre-jour).

 

VisièreVisière2

Jan Landberg, le concepteur des ces imposants appareils photo, admet lui-même son incompréhension, et l’infaisabilité technique des clichés obtenus…

Certains clichés montrent même une clarté telle que des détails normalement invisibles, puisque placés dans l’ombre, sont pourtant parfaitement apparents!

Ombreombre2

Et que penser de ces clichés où les ombres se dirigent dans des directions différentes?

Ombres portées

Regardez bien cette photo d’Apollo 14! L’ombre du module se dirige vers l’est, tandis que l’ombre des pierres au premier plan est clairement dirigée vers le sud-est! Avec une seule source d’éclairage, à savoir le soleil, c’est totalement impossible!

Voyez cette image d’Apollo 11.

Apollo 11

Et regardez l’orientation des ombres. Celle du sujet de la photo est orientée sud-ouest. Mais celle du photographe (qui rappelons-le n’a aucune chance d’apparaître dans le reflet de la visière, mais bon…) est orientée quasiment plein sud. Donc quasiment plein nord, puisque l’image est inversée. Et l’ombre du module est elle orientée plein ouest, donc plein est en réalité! Trois orientations différentes!! D’ailleurs, le casque étant rond, l’image devrait être déformée, comme quand on se regarde dans une cuiller…

 

RADIATIONS ET TEMPERATURES  :

 

Voilà bien le détail scientifique le plus accablant… Ce qu’on appelle la ceinture de Van Allen est une double zone électromagnétique entourant la terre. Entre 700 et 1000 km d’altitude, elle est constituée de protons se déplaçant à très haute vitesse, issus du rayonnement solaire mais piegés par l’atmosphère terrestre. Ils perturbent les appareils de mesure, mais ne sont pas dangereux en tant que tels.

 

En revanche, la deuxième ceinture, entre 13 000 et 65 000 kilomètres d’altitude, est constituée d’électrons à haute fréquence et à très haute densité (plus d’un millier de particules par centimètre carré et par seconde). L’exposition, même pendant une seule seconde, à ces particules, peut être mortel…

 

ceinture de van allen

 

Soyons clairs : pour isoler une capsule de ce rayonnement, il aurait fallu une protection en plomb de plus de deux mètres de large. Les capsules Apollo (les seules d’ailleurs à avoir officiellement traversé cette ceinture de Van Allen) possédaient un enrobage d’aluminium aussi peu épaisse qu’une feuille de papier à cigarettes, comme les satellites actuels.

 

Bien sûr, on peut rétorquer que les combinaisons des cosmonautes suffisaient à les protéger… Sauf qu’elles n’offraient en guise de blindage qu’une fine couche de silicone, d’aluminium et de fibre de verre. La Nasa prétend encore qu’elles suffisaient à protéger leurs porteurs des radiations mortelles, mais chaque fois qu’un organisme indépendant a demandé des tests, sur des zones irradiées, l’agence spatiale américaine a toujours refusé de prêter la moindre combinaison. Soyons logiques : si ces scaphandres spatiaux étaient si efficaces, pourquoi ne les utiliserait-on pas dans des sites dangereux, comme Tchernobyl ou actuellement Fukushima, plutôt que de mettre en péril la vie de centaines de milliers d’opérateurs (dont plusieurs milliers  n’ont pas survécu)?

Et que dire des écarts de température que les cosmonautes devaient affronter? Il faut savoir que sur la surface lunaire, en plein soleil, la température atteint aisément les 120 ° C… Mais qu’à l’ombre, et attention on ne parle pas de la face cachée de la lune mais bien d’une simple zone d’ombre, on peut descendre à – 160 ° C. Soit une amplitude de température de 280 ° C. Officiellement, les combinaisons étaient équipées d’un système de refroidissement (un simple circuit de liquide réfrigérant, à peu de chose près identique à ce que l’on trouve dans un frigo). Cela peut à la rigueur fonctionner pour la chaleur (même si pour résister à 120 ° C, il faut déjà un sacré coup de fraîcheur!). Mais qu’en est-il du système chauffant pour survivre aux – 160 ° C rencontrés au moindre déplacement? Silence radio…

 

Autre problème sicnetifique : les orages magnétiques solaires. Il s’agit de jets de matière radioactive si puissants qu’ils peuvent perturber sur terre toutes les émissions de micro-ondes, brouiller les signaux satellites, dérégler tous les systèmes électroniques, etc… Le champs magnétique terrestre nous protège heureusement des radiations elles-mêmes, qui sont bien entendu mortelles.
radiations
Mais dans l’espace, et à plus forte raison sur la lune, il n’y a aucun champs magnétique…

Pendant la mission Apollo 16, le plus formidable orage magnétique observé (les radiations normales ont été multipliées plus de 1 600 fois) a eu lieu. Si destructeur qu’il aurait pu tuer en quelques minutes n’importe quel être vivant qui y aurait été directement exposé.. Pourtant, jamais un seul des astronautes envoyés sur la lune par la Nasa n’a présenté le moindre signe d’irradiation, même très léger. Pour information, des centaines d’enfants naissent encore aujourd’hui autour d’Horoshima avec des cancers de la gorge, du colon, ou encore des poumons. On estime la mortalité liée à la radioactivité persistante à 5 pour 10 000, alors que l’irradiation directe a eu lieu il y a plus de 60 ans.  Bref, en toute logique, aucun des « lunonautes » n’aurait dû survivre…

Jeter une pièce dans une fontaine

Posted on 6th mai 2011 in Superstitions




Voilà l’exemple type d’une superstition universelle, qu’énormément de gens respectent, sans avoir la moindre idée du pourquoi du comment!

 

Si je vous parle de Charon, cela ne vous dira probablement rien… Et pourtant, c’est de lui que vient cette croyance.

 

Dans la Grèce antique, on croyait qu’à notre mort, nous allions directement dans l’Hadès (l’enfer, en quelque sorte), plus connu sous le nom du Tartare. Sept fleuves séparaient la berge de la destination finale. Et un passeur, Charon, permettait de traverser ces fleuves. Mais le passage n’était pas gratuit. Il fallait payer avec une pièce d’or. C’est pourquoi les membres de la famille plaçaient une pièce d’or dans la bouche du défunt.

De fil en aiguille, cette croyance s’est perdue, tout du moins son origine. Mais la superstition a survécu. Jeter une pièce dans une fontaine est une façon de prendre de l’avance sur le paiement du futur passage.

En revanche, il faut le faire dos à la fontaine, au puits, ou à la source concernée! Sinon, vous attirez Charon immédiatement, et vous lui commandez de vous emmener tout de suite!

De plus, d’un point de vue symbolique, l’or (ou  en tout cas la pièce d’un euro que vous jetterez!) représente le monde matériel. L’eau, élément primordial, est un lien entre les vivants et les morts, puisqu’il permet aux esprits de traverser les portes de l’au-delà.

Une pièce jetée dans l’eau est donc un moyen de rendre hommage aux défunts, voire même de leur permettre de venir nous rendre visite en payant un aller simple à Charon!

Mais voilà le problème! Une pièce offre un aller ; il en faut deux pour un aller-retour! Jeter une seule pièce vous expose donc à recevoir la visite d’un esprit sans possibilité de le renvoyer au royaume des morts…

 

 

Passer le balai

Posted on 6th mai 2011 in Superstitions

Hé oui, même une activité aussi banale que passer le balai est entourée de superstitions!

Comment bien balayer? Voici les règles à suivre !

D’abord, il faut toujours balayer de l’est vers l’ouest, c’est-à-dire de droite à gauche. C’est encore une fois le symbole universel de la gauche comme voie de la déraison qui est en cause. Repousser les saletés vers la gauche, c’est symboliquement maculer le Diable de déchets. Si vous ne respectez pas cette règle simple, vous offrez à Satan un surplus de puissance face au Bien.

 

Autre règle : ne jamais passer le balai après 18 heures. Pourquoi? A cause du sabbat des sorcières! Le rapport n’est pas évident, mais le sabbat commençait traditionnellement peu avant le coucher du soleil. Les plus puissantes sorcières s’y rendaient en balai, en volant. Utiliser un balai après cette heure fatidique, c’est symboliquement rendre hommage aux sorcières, mais de façon plus pragmatique, risquer d’être pris soi-même pour un serviteur du Mal!

Au passage, pour donner à un banal balai le pouvoir de voler, il fallait l’enduire de la graisse d’un nouveau-né non baptisé… Cette légende a donné naissance au crime de « bouilleurs d’enfants », très répandu au moyen-âge. On prétendait que les sorcières enlevaient des nourrissons et les faisaient bouillir pour détacher de leurs corps les éléments nécessaires à leurs maléfices. En réalité, ce crime n’est sans doute qu’une légende, puisque les Inquisiteurs eux-mêmes en font très rarement mention…

 

Autre superstition attachée au balai : sa fabrication! Utiliser des éléments organiques, comme des poils de chien, ou des cheveux humains, est sensé conférer au balai des pouvoirs surnaturels sur la créature qui les a fournis. Autrement dit, fabriquer un balai en poil de chien permettait de prendre le contrôle de l’animal. Alors un balai fait avec des cheveux, vous imaginez!

 

Dernière superstition : ne jamais utiliser votre balai chez une autre personne. Vous le chargeriez d’une énergie étrangère qui pourrait attirer les défunts de la famille de celui chez qui vous avez balayé. De la même façon, n’utilisez jamais le balai de quelqu’un d’autre, pour ne pas être contaminé par une énergie extérieure. Cette croyance est très ancienne, mais elle peut s’expliquer sans difficulté. Si vous ne pouvez utiliser votre balai chez quelqu’un d’autre, ni vous servir de son balai chez lui, alors (comme c’est dommage!) vous ne pouvez pas l’aider à faire le ménage! En d’autres termes, cette superstition s’avère bien pratique pour décliner une invitation à un grand nettoyage de printemps!

 

Bref, pour bien utiliser votre balai, il faut balayer chez vous avant 18 heures de la droite vers la gauche avec un balai qui vous appartient, qui n’est pas fabriqué avec des éléments organiques et qui n’a pas été badigeonné de graisse de nouveau-né non baptisé!

 

Pour information, à ma connaissance, aucune superstition de se rattache à l’aspirateur…

En mettre sa main au feu

Posted on 27th février 2011 in Superstitions

Très ancienne croyance, venant du moyen-âge le plus obscurantiste, cette expression, encore très largement utilisée, a une origine atroce…

 

En des temps reculés, où les superstitions régnaient, on considérait le feu comme un élément purificateur…

Lorsqu’on était offensé, voire accusé par une autre personne, on pouvait en appeler au jugement du feu. En réalité, dans les faits, c’était presque toujours le prêtre du village qui ordonnait cette terrible (et absurde) épreuve.

 

Les deux adversaires (accusateur et accusé) devaient placer leur avant-bras au-dessus d’un foyer ardent, jusqu’à obtenir des brûlures au second, voire troisième degré.

 

Le jugement ne se faisait pas sur qui retirait sa main le premier, ou qui ressentait le moins de souffrance… Mais simplement sur celui qui guérisait le plus rapidement! D’autant que bien souvent, l’accusation faisait acte de sorcellerie!

 

Bien des innocents périrent sur des bûchers pour avoir simplement un système immunitaire plus lent…

 

En mettre sa main au feu n’est donc pas qu’une simple expression, mais une croyance si ancienne que son sens nous échappe aujourd’hui.

 

Ne l’utilisez donc pas à mauvais escient!

Toucher du bois

Posted on 27th février 2011 in Superstitions

Pourquoi toucher du bois porterait-il chance? En réalité, cela n’est pas un porte-chance, mais un « éloigne-mal »!

 

En clair, Cette expression, encore bien ancrée dans toutes les civilisations judéo-chrétiennes, fait référence au bois de la porte des églises.

 

En effet, le pouvoir de Dieu est sensé être si puissant que le simple fait de toucher la porte de sa « maison » permet d’éloigner toute malédiction, ou tout esprit maléfique.

 

De façon symbolique, ce bois renvoie également à la croix du Christ.

 

Mais cela est-il à l’origine de la superstition, ou l’inverse? Personne ne peut en être certain…