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La Terre... Notre planète est unique entre toutes. C'est la seule qui, à notre connaissance, ait connu la vie... Mais justement, ne serait-ce pas parce qu'elle est elle-même en vie? Cela parait de prime abord complètement idiot... La Terre n'est rien de plus qu'un rocher en fusion partiellement solidifié sur lequel sont venues se greffer toutes sortes de créatures. Et pourtant, la vie s'y est développée... Dans la mythologie grecque, la personnification de notre planète était Gaïa, une sorte de Pachamama nourricière et absolue. Mais c'est son autre nom, Terra, que nous avons adopté aujourd'hui. Gaïa était la source de la vie, la terre nourricière, une sorte de déesse mère héllènique. Cette image est poétique, mais ne renferme à priori aucune vérité scientifique. Et pourtant, la déesse Terre existe! Bien sur, il ne s'agit pas d'une divinité ; mais bien du gros caillou bleuté sur lequel nous vivons. Car tout comme un arbre qui grandit, se développe, puis meurt, notre planète change...
Mais tout cela est théorique, et ne repose sur aucun fait. La Terre n'a rien provoqué, elle a subi. De plus elle a cessé de changer, et ne vieillit pas... Faux! Notre planète change, et je vais vous le démontrer... Revenons en des temps primitifs. L'univers n'est qu'un chaos informe de roches et de gazs. La force d'attraction regroupe certains de ces immenses fragments, et leur masse, à leur tour, attire d'autres fragments qui viennent s'y greffer. C'est ainsi que sont nés tous les corps célèstes. Le gaz, moins dense, a bien été attiré, mais pas au sein de la matière ; il se contente de graviter autour... Jusqu'ici, tout n'est qu'accident et loi physique...
Mais la composition de l'atmosphère terrienne primitive est un véritable cauchemar. Souffre, acidité intolérable, chaleur torride, absence quasi totale d'oxygène, omniprésence d'hélium... A quoi il faut ajouter des éruptions volcaniques permanentes, un climat infernal, et des vents tourbillonnant pouvant atteindre les 500 km/h... Difficile de développer le tourisme dans ces conditions... C'est alors que commence un phénomène que la science ne s'explique pas : notre planète va modifier tout cela. Une croûte se forme, bloquant ainsi l'hémorragie du magma tel une immense plaie refermée par d'invisibles mais efficaces plaquettes. Les gazs se stabilisent, et le vent perd de son intensité. Une matière nouvelle faite de molécules jusqu'alors à l'état gazeux apparaît : l'eau. La quantité de souffre dans l'air diminue. L'ozone se cristallise en une fine couche qui a la faculté de filtrer les rayons de l'astre solaire... Et de changement en changement, le chaos deviont la Terre que nous connaissons aujourd'hui.
Ces changements furent-ils fortuits? C'est ce que croit la science... Mais il suffit de comparer la Terre à ses proches cousines pour se rendre compte que c'est faux... Prenons le cas de Mars. La planète rouge a connu à un stade de sa "vie" l'eau à l'état liquide. De plus, son coeur, autrefois en fusion, est désormais éteint. Ce qui signifie qu'en des temps reculés, Mars ressemblait grandement à notre planète en gestation... Pourquoi notre Terre a-t-elle réussi à survivre, et pas sa proche voisine? Les conditions étaient-elles différentes? Observons donc Jupiter... Planète immense, magma gazeux, à la composition très proche de l'atmosphère qu'a connu Gaïa dans sa petite enfance... La formule chimique des gazs jupitériens s'est-elle stabilisée avec le temps? Jamais. Pourtant, il faut savoir que bien que simple boule de gaz, Jupiter n'en est pas moins une fascinante station météorologique. Orages, pluies acides, tempête, cyclone, éclairs... Une activité similaire à celle de notre planète autrefois, mais à jamais incontrôlée...
Quel rapport tout cela a-t-il avec la théorie selon laquelle notre planète serait un être vivant, me demanderez-vous... Hé bien, une récente découverte scientifique nous a donné la preuve d'un système de régulation qui ne peut être le fruit du hasard. Mais avant de vous en révéler le principe, petit retour en arrière. La Terre a connu des périodes de grands froids, et de totale sècheresse ; mais jamais la vie n'a disparu de sa surface... D'ailleurs, la température est toujours revenu à la normale après quelques milliers d'années... Ne vous êtes-vous jamais demandé de quoi venait une ère glaciaire? D'un déreglement baromètrique? D'une surabondance nuageuse? D'une période de forte activité solaire? D'un éloignement ou d'un rapprochement Terre-Soleil? Ou Terre-Lune? Non! Une ère glaciaire, tout comme une sècheresse, n'a aucune raison d'être! L'orbite de la Terre est stable, sa vitesse de rotation est immuable, mais un élément peut pourtant tout faire basculer... C'est un organisme minuscule, présent dans les fosses abyssales les plus profondes du monde, comme dans les mers et les lacs les plus chauds... La "clim" terrestre est une forme de plancton! On a découvert que ce plancton particulier avait un étrange comportement vis-à-vis de la substance qu'il sécrète : le DPM.
Le DPM (Detritical Particulate Matter) est une sorte de gaz comparable au CFC, si nocif à notre couche d'ozone. Ce gaz a la propriété de modifier la composition atmosphérique, et d'en bousculer la pression. Beaucoup de DPM, et les nuages se forment, les vents augmentent, le froid s'installe... Peu de DPM, et les nuages se dissipent, les vents tombent, et la chaleur règne... C'est là que le génie climatique intervient : ce type de plancton régule sa sécretion selon les conditions qui l'entourent! En d'autres termes, c'est lui qui fait la pluie et le beau temps... Selon la composition de l'air ambiant, il adapte sa production, exactement comme le font nos glandes sudoripares pour réguler notre température. De plus, il faut bien l'admettre : notre planète se porte mal... Oh, bien sûr, elle a encore des millions d'années devant elle. Mais il faut garder à l'esprit plusieurs points qui aboutiront à sa lente mais implacable destruction...
- Son activité volcanique : elle ralentit au fil du temps... Le coeur de notre planète, jadis magma insondable de chaleur, se solidifie très lentement en se refroidissant... Un jour viendra où, tout comme la lune, elle deviendra un astre mort, c'est-à-dire dépourvu d'activité interne... - Sa rotation : j'ai dit plus haut qu'elle était immuable ; ce n'est pas tout à fait exact... En réalité, si l'axe ne se modifie pas, la vitesse diminue imperceptiblement... Certains scientifiques estiment que d'ici 300 000 000 d'années, la Terre aura cessé de tourner... Si cela vous parait impossible, voyez la rotation des cousines de notre planète ; certaines d'entre elles mettent plus de 4 ans à faire un tour sur elle même... Imaginez ce que sera le climat alors... -Son attraction : voilà bien un point inquiétant... Si comme on le redoute la Terre ralentit sa rotation, sa force d'attraction diminuera. La lune, notre satellite, ne sera alors plus retenue par les fils invisibles que la gravitation universelle a tissé entre nous... Déliée de ses chaînes, la Lune irait se perdre vers d'autres astres. Les marées terriennes deviendraient alors inexistantes ; les saisons disparaîtraient ; les plantes cesseraient de pousser... - Son activité tectonique : il est idiot de croire que le mouvement des plaques est infini... Quand elles se seront toutes rencontrées, créant de monstrueuses chaînes de montagne dignes des monts martiens, la tectonique cessera d'elle même, chaque plaque ayant rencontré une force proportionnellement inverse à la sienne. Que se passe-t-il quand deux forces égales se rencontrent? Elles cessent leur poussée, et finissent par s'éteindre... - Son climat : j'ai dit que le plancton et son DPM nous protégeaient... Mais une fois que la Terre aura cessé de tourner, le Soleil impitoyable brûlera la surface des eaux, détruisant ce micro-organisme bienfaisant. La "clim" terrestre finira par tomber en panne... On le voit, notre avenir est bien sombre... Mais il existe pourtant des solutions afin de protéger la nature ; seulement Gaïa doit pour cela faire face à un danger bien plus grand que ceux que je viens de citer : l'Homme!
Savez-vous que 60% de la pollution actuelle sur terre a été provoqué par l'activité humaine du siècle écoulé? Plus de la moitié! Nous sommes la vermine qui tuons notre source de vie, tel un virus détruisant le corps de son hôte... Si nous ne faisons rien pour sauver Gaïa, qui a tant lutté pour survivre, nous disparaîtrons un jour avec elle...
Pensez-y la prochaine fois que vous jetterez un papier par terre, ou une bouteille en plastique dans une rivière... Vous ne pouvez l'entendre ; et pourtant notre Gaïa pleure... |
| Notre planète est vivante |