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| Croire, c'est provoquer..." "Litornfofide", néologisme personnel, veut dire "hésitation à croire". Il existe des centaines d'idées qui circulent, et dont on ne sait que penser... Qu'elles soient motivées par un véritable appui scientifique ou par une superstition tencace, voici un panorama d'usages et de croyances accompagnés de leur explication.
Par ce menu, vous accèderez dirèctement aux rubriques correspondantes. (Les mots surlignés sont ceux utilisés pour constituer les classement alphabétique.)
Ceci est un exemple d'antésuperstition. De la croyance originelle oubliée est née un usage poli. Dans le temps, on pensait que la bouche était la voie privilégiée par laquelle les démons prenaient possession du corps. Le fait de parler, de remuer les lèvres tout en expulsant de l'air, était suffisant pour repousser les attaques. Mais lors d'un baillement, le souffle n'a que très peu de puissances, et la bouche reste grande ouverte ; n'importe quel démon a alors quartier libre. C'est pourquoi il fallait bailler en se couvrant la bouche ; ainsi, l'entrée était bouchée (vous apprécierez le jeu de mot). Cette croyance venait elle-même d'un passé bien plus lointain... Dans l'Egypte Antique, la bouche était la voie de communication entre le corps et l'âme. Bailler était dangereux, car une partie de notre essence s'en allait avec notre souffle. Les Egyptiens ne baillaient donc jamais que la bouche fermée. C'est pour la même raison que l'on utilisait dans les offices d'embaumement une serpette d'or afin d'écarter les mâchoires du défunt. Ainsi, l'âme pouvait réintégrer le corps à loisir.
"Merde" est le mot utilisé aujourd'hui pour souhaiter bonne chance... Cela peut paraître étrange, mais il y a une explication qui, si elle n'est pas vraiment logique, éclaire l'usage. Encore une fois, replongeons-nous dans le passé... Le pouvoir des mots était alors très grand. On considérait qu'il suffisait de le dire pour qu'une personne soit maudite, perde son enfant, ou meure prématurément. Rappelez-vous qu'il a suffi à Dieu de dire "Que la lumière soit" pour que la lumière fut. Mais ce pouvoir des mots n'était à la disposition que de deux catégories de personnes : les sorciers voués au mal, et les magiciens voués au bien. Quand un simple mortel tentait d'invoquer les puissances afin de les plier à sa volonté, les Dieux en prenaient ombrage, et faisaient systématiquement échouer les projets de l'invocateur indélicat. C'est pourquoi souhaiter bonne chance à quelqu'un, c'est risquer d'attirer sur lui les foudres divines. Le mot "Merde", ou "Chemise", "Train électrique", "camion violet", n'a pas de signification propre à attirer la chance ; ainsi, on déroge à la règle mais sans l'enfreindre. Le mot "Merde" a simplement été choisi parce que marcher dedans du pied gauche porte bonheur!
A la base, ce n'était pas le chat qui était maudit, mais bien le noir. Un corbeau était tout aussi malveillant. Pourquoi le noir? Car il évoque les ténèbres, le monde de l'occulte, mon univers plutôt que celui de la lumière. Le noir et le rouge sont d'ailleurs les couleurs de Satan. Alors pourquoi le chat? Hé bien tout simplement à cause des sorcières. Ces femmes, par peur des représailles, restaient discrètes quant à leurs activités. Elles vivaient de façon solitaire et isolée... Selon la tradition, afin de se tenir informée de ce qu'il se passait aux alentours, elles s'entouraient de mignons, des créatures semi-démoniaques entièrement à son service. Les plus courants étaient les rats, les corbeaux, les insectes... et les chats! Le chat (mignon de sorcière) noir (comme les ténèbres infernales) est donc devenu symbole de maléfice. Croiser un tel animal signifiait qu'une sorcière préparait un mauvais coup.
Comble du comble de la logique, passer sous une échelle ne porte pas malheur ; c'est tout simplement dangereux!! Si l'ouvrir manie de la peinture, on risque la tache ; s'il manie la masse, on risque la mort! Cette sagesse populaire a été interprêtée comme de la superstition alors qu'elle n'est que le fruit du bon sens.
Trouver un fer à cheval : "Quelle chance! J'ai trouvé un fer à cheval!" C'est ainsi que l'on raisonne aujourd'hui. Mais dans le passé, on y ajoutait une phrase, du style : "Je vais en tirer un bon prix!". Hé oui! Un fer n'est jamais fichu ; si on ne peut le poser à nouveau, on peut le refondre. Le métal coûtait cher, et les ferrailleurs en étaient friands. Quelsqu'un qui trouvait un fer à cheval avait donc toutes les "chances" de le revendre à prix d'or.
Ceci est une croyance qui n'a pas encore totalement disparu. On considérait dans le temps que le passage de la vie à la mort était instanténné. Le défunt, du moins son âme désincarnée, n'avait pas conscience de son décès, et voulait donc reprendre une vie normale, en commençant par retourner dans son corps. On arrêtait donc les horloges afin de signifier au mort que le temps s'était arrêté pour lui, que désormais il vivait hors du temps. C'est en voyant les horloges à l'arrêt que l'âme réalisait qu'elle ne vivrait plus dans le monde temporel, et décidait de partir. C'était donc une sorte de méthode douce pour exorciser la demeure.
7 ans de malheur attendent celui qui commet cette maladresse. Le miroir est un attribut aussi ancien que mystique. Son symbole est le reflet, c'est-à-dire l'alter ego, la projection d'une réalité alternative, la capture d'un instant de vie. Songez à la suite d'Alice au pays des Merveilles, De l'autre côté du miroir ou au miroir magique de la méchante reine...Au départ attribut divin, les hommes se le sont approprié ; mais les Dieux n'entendaient pas se laisser déposséder de la sorte. C'est pourquoi ils assignèrent à cet objet devenu prophane une terrible malédiction. D'ailleurs, les hommes en ont oublié une partie... Briser un miroir donne 7 ans de malheur ; briser un miroir avec un autre miroir en donne 77!
Extrême impolitesse, que toute maman interdit à son enfant, le fait de pointer quelqu'un du doigt n'a en soi rien de bien choquant. Pour retrouver l'origine du scandale, il faut chercher dans le moyen-âge. Cette période obscurantiste a vu fleurir sorciers, enchanteurs, magiciens et alchimistes. Or, la première faculté d'un homme de magie était le mauvais oeil. Par un simple regard, on était ainsi capable d'attirer les foudres divines sur n'importe qui. Quand en plus on associait ce ragard à un geste particulier, l'effet était plus redoutable encore. Ce geste, destiné à invoquer Satan, se faisait ainsi : il fallait tendre la main à plat vers l'avant, la gauche bien entendu, puis replier le majeur et l'annulaire, et enfin tendre vers l'avant pouce, index et auriculaire afin d'évoquer la forme des cornes du Diable ainsi que sa langue fourchue. Mais les grands sorciers n'avaient pas besoin de faire ce geste ; leur experience était telle qu'il leur suffisait de l'imaginer pour qu'il se réalise. C'est pour cela que les mères interdisaient aux enfants de pointer les gens du doigt. Elles craignaient d'une part que la personne visée croit à un maléfice, et veuille s'en venger ; d'autre part, elles tenaient à éviter que le pouvoir de l'oeil de Satan n'envahisse leur progéniture. Si vous ne croyez pas au Diable, vous pouvez "indexer" n'importe qui, mais si la personne, elle, y croit, vous risquez d'être mal reçu!
Le fait d'ouvrir un parapluie dans une maison comme porte poisse a une explication très simple. A une époque plus ancienne, les baleines étaient fabriquées dans un alliage très solide, souvent même en acier. Ces baguettes plus ou moins flexibles étaient donc très tranchantes, et dangereuses. Or, ouvrir un parapluie à l'intérieur, c'était faire courir le risque à quiconque alentour de se griffer, se piquer ou même se crever un oeil sur ces mini épées. Voilà donc pourquoi on préconisait une ouverrture en plein air ; l'espace disponible réduisait considérablement le danger.
Cette croyance est encore extrèmement répandue de par nos civilisations européennes. Pourquoi diable marcher dans la crotte porterait-il chance? Hé bien cela dépend des conditions. Marcher dedans n'est pas très heureux (odeurs, tâches...). Mais si on le fait du pied gauche, là oui. L'explication en est très simple. La gauche, c'est la voie de la déraison, de la tromperie, de la trahison (Judas était assis à la gauche de Jésus). C'est donc le domaine du Mal, de Satan lui-même. Marcher dedans du pied gauche, c'était donc maudire le mal en l'humiliant à l'aide d'excréments. Offensé, le Mal était sensé repartir furieux dans les entrailles de la Terre, et laissez tranquille le malheureux bienheureux. Ce n'est donc pas que cela porte bonheur ; c'est tout simplement qu'il évite le malheur.
L'usage nous vient de l'antiquité. Les Grecs avaient l'habitude de se saluer en se serrant mutuellement le poignet droit... Mais cela n'avait rien d'un geste amical, bien au contraire! Les routes étaient longues et périlleuses entre les cités. Il fallait voyager armé, mais une épée aurait été bien encombrante et trop voyante. Alors, les voyageurs avaient pris l'habitude de dissimuler sous leur gantelet droit une dague d'une quinzaine de centimètres destinée à surprendre un ennemei éventuel. Mais l'usage devint systématique, et lors de rencontres, les gens vérifiaient en serrant le poignet de l'interlocuteur qu'il ne dissimulait pas d'arme, qu'il était donc inoffensif. A travers le temps, ce geste de méfiance est devenu amical... Mais remarquez que les choses n'ont pourtant pas beaucoup changé ; si on refuse de vous serrer la main, vous réagissez au mieux avec méfiance, souvent avec mépris, au pire avec colère...
On pourrait tout aussi bien dire : "trouver de l'eau dans le désert". Le trèfle en lui-même n'a rien de particulier, si ce n'est sa rareté. Le fait qu'on l'associe à la chance vient du folklore proto-irlandais. En effet, découvrir un trèfle à 4 feuilles était la clé pour accéder au monde des léprechauns (ou lepréchauns). Ces lutins malveillants dôtés d'un chaudron d'or dont chacune des pièces a le don d'exaucer un voeu sont très difficiles à trouver ; mais l'une des traces qu'ils laissent derrière leur passage est justement celle-ci. Trouver l'un de ces trèfles signifiait donc suivre la bonne piste pour trouver l'or du lutin.
Selon les gens, sa signification varie. Bonheur pour certains, malheur pour d'autres, son origine est discutée. Le plus probable concernant sa mauvaise réputation se trouve dans la Bible... Les Démons originels étaient tout simplement au nombre de 13. Est-ce pour conjurer le sort que Jésus se serait entouré de 13 disciples? Peut-être... Mais il se trouve également que le 13 possède un symbole intrinsèque bien plus mystique. La kabbale, dont les scribes du Livre Saint étaient des adeptes, nous décrit la symbolique du chiffre. Le 1, le cercle indivisible, représente l'origine de toute chose, l'ensemble de l'univers réuni en un seul point. C'est donc Dieu, l'unique, l'Un. Le 3, le premier polygone issu du cercle, représente la révélation, la concrétisation d'une valeur intangible, l'accomplissement, et bien entendu la trinité. D'un point de vue symbolique, le 13 est donc l'union de Dieu 1 et du monde matériel 3, de l'unité et de la triplicité. Il évoque donc le passage du Créateur du statut de Dieu unique à celui de Dieu triple par le biais de la matérialisation. Plus simplement, il signifie le passage de Dieu à la trinité parl'incarnation de son fils, Jésus Christ. Selon toute vraisemblance, c'est de là que naît le conflit entre ceux qui ne sortent pas de chez eux un vendredi 13 (au passage, le vendredi est maudit car c'est le jour présumé de la mort du Christ), et ceux qui ne peuvent s'empêcher de jouer. Selon l'interpretation que l'on en fait, cette incarnation peut être une bonne ou une mauvaise chose. Jésus a sauvé le monde (le 13 dans sa dimension positive), mais pour cela il a dû mourir (le 13 dans sa dimension maléficiée). En tout cas, cette symbolique est hautement religieuse ; pourtant elle n'est pas universelle... Savez-vous qu'en Italie le chiffre maudit est le 17? La raison en est on ne peut plus stupide... En caractères romains, 17 s'écrit XVII. Si l'on déplace les lettres de ce nombre, on obtient VIXI, qui s'ignifie "j'ai vécu" en latin. Par dérivation, ce "j'ai vécu" signifie donc pour un italien "je suis mort"! C'est pourquoi vous ne trouverez aucune chambre d'hôtel portant le numéro 17 en Italie. Mais aussi bête ou mystique que soit l'explication, il faut bien avouer que toutes les sociétés en sont baignés. Avez-vous déjà pris un vol portant le nombre 13? Les compagnies aériennes ont toujours évité ce chiffre. De la même façon, un vol n'est jamais entièrement occupé ; la place numéro 13 reste toujours vide. Les hôtels évitent d'avoir une chambre 13 ; les propriétaires ne construisent pas un 13, mais un 11 bis... |
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