Jeter une pièce dans une fontaine

Posted on 6th mai 2011 in Superstitions




Voilà l’exemple type d’une superstition universelle, qu’énormément de gens respectent, sans avoir la moindre idée du pourquoi du comment!

 

Si je vous parle de Charon, cela ne vous dira probablement rien… Et pourtant, c’est de lui que vient cette croyance.

 

Dans la Grèce antique, on croyait qu’à notre mort, nous allions directement dans l’Hadès (l’enfer, en quelque sorte), plus connu sous le nom du Tartare. Sept fleuves séparaient la berge de la destination finale. Et un passeur, Charon, permettait de traverser ces fleuves. Mais le passage n’était pas gratuit. Il fallait payer avec une pièce d’or. C’est pourquoi les membres de la famille plaçaient une pièce d’or dans la bouche du défunt.

De fil en aiguille, cette croyance s’est perdue, tout du moins son origine. Mais la superstition a survécu. Jeter une pièce dans une fontaine est une façon de prendre de l’avance sur le paiement du futur passage.

En revanche, il faut le faire dos à la fontaine, au puits, ou à la source concernée! Sinon, vous attirez Charon immédiatement, et vous lui commandez de vous emmener tout de suite!

De plus, d’un point de vue symbolique, l’or (ou  en tout cas la pièce d’un euro que vous jetterez!) représente le monde matériel. L’eau, élément primordial, est un lien entre les vivants et les morts, puisqu’il permet aux esprits de traverser les portes de l’au-delà.

Une pièce jetée dans l’eau est donc un moyen de rendre hommage aux défunts, voire même de leur permettre de venir nous rendre visite en payant un aller simple à Charon!

Mais voilà le problème! Une pièce offre un aller ; il en faut deux pour un aller-retour! Jeter une seule pièce vous expose donc à recevoir la visite d’un esprit sans possibilité de le renvoyer au royaume des morts…

 

 

Mettre le pain à l’envers sur la table

Posted on 16th janvier 2011 in Superstitions

A l’origine, cette malédiction nous vient du moyen-âge…

En effet, le bourreau avait une très mauvaise réputation, et on le fuyait comme la peste.

Heureusement, certains avantages lui étaient réservés. Par exemple, en raison se ses horaires, disons irréguliers, il ne pouvait se rendre chez le boulanger en temps utile. Mais sa baguette lui était réservée par décret royal.

Pour éviter de la distribuer par erreur, les boulangers avaient pris l’habitude de la présenter sur leur étal face contre terre.

Ce symbole était universellement connu, et personne ne s’aventurait à ne serait-ce que toucher la baguette inversée, de peur de s’attirer non seulement les foudres du bourreau, et donc du Roi, mais aussi une malédiction qui les verrait périr sous les coups de celui qu’on avait offensé.

En d’autres termes, voler le pain du bourreau, c’était risquer qu’il ne vous tue!

Et bien que ce sinistre personnage ait disparu de nos contrées depuis des dizaines d’années (et que la tradition elle-même n’existe plus depuis des siècles), on continue par superstition à toujours déposer le pain dans le sens correct. De peur de voir le fantôme du bourreau nous hanter?

Non, il s’agit encore de la survivance d’une superstition stupide!