Toungouska, le Roswell Russe

Posted on 27th novembre 2011 in Conspirations, Enigmes

Toungouska, le Roswell Russe

 

Toungouska

 

 

L’évènement dont je vais dresser le portrait ici est à la fois un mystère très opaque, et le terrain idéal aux thèses les plus démentes, puisqu’en l’absence de certitudes, tout devient envisageable.

Nous sommes le 30 juin 1908 (le 17 juin pour la Russie Impériale de l’époque). Au cœur de la Sibérie, quelques rares témoins voient une boule de feu traverser le ciel. Les descriptions sont identiques, mais très vagues quant à la nature de l’objet observé. Pourtant l’observation était facile : le ciel était clair, et il était très tôt le matin.

Tout ce qu’on a pu tirer de ces témoins, c’est que l’objet ressemblait à une grosse boule de feu, qui ne laissait pas de trainée de fumée, et qui ne semblait pas tomber, mais bien « voler » en ligne droite.

A 7 H 17, l’observatoire d’Irkoutsk détecte ce qu’il prend pour un séisme de magnitude 4.5 à 5 provenant de la forêt que traverse la rivière Toungouska, à près de 1000 km de là.

L’onde de choc a été ressentie de l’Europe de l’Ouest jusqu’au USA, et le son de l’explosion a été entendu jusqu’à 1500 km de l’épicentre, mais personne ne sut ce qu’il s’était réellement produit avant la première expédition Russe. En 1927!

Oui, il aura fallu attendre près de vingt ans pour que les Russes s’inquiètent enfin du phénomène.

La raison officielle, tout comme la date déclarée, trouvent leur justification dans les troubles de l’Empire Russe, qui s’effondre en 1917. Mais aujourd’hui encore beaucoup s’étonnent des dix ans qui séparent la fin du tsar et l’expédition, et pensent qu’une première exploration a eu lieu bien plus tôt.

Voici ce que les prélèvements et les constatations ont permis d’établir.

A 7 H 14, le 30 juin 1908, l’objet, quel qu’il soit, explose en altitude au-dessus de l’épaisse forêt. Le souffle a été tel qu’il a détruit 60 millions d’arbres.

Arbres

 

Et aussi étonnant que cela paraisse, il n’y avait aucune trace de cratère, ni d’impact, et aucun débris visible. Comme si ce qui avait explosé avait été totalement anéanti avant même d’avoir touché le sol. D’après les estimations, l’explosion s’est produite entre 5 et 10 kilomètres d’altitude, et a dégagé une puissance équivalente à au moins 300 bombes d’Hiroshima.

Mais alors de quoi s’agissait-il? Voyons les diverses thèses, et les éléments qui ne collent pas avec!

 

 

La thèse de la comète

 

 

Comète

 

Thèse la plus communément admise, elle n’apporte pourtant pas entière satisfaction…

On imagine qu’une comète de petite taille a pénétré l’atmosphère. Sa coque extérieure, couverte de glace, s’est échauffée en entrant dans l’atmosphère, révélant un cœur de pierre et de silice emprisonnant des gaz explosifs. L’échauffement devenant plus intense à mesure que la comète s’approchait du sol, la roche s’est effritée à tel point que les gaz se sont retrouvés à la surface de la comète. Dès lors, un embrasement généralisé se serait produit et l’explosion a été instantanée.

Si cette théorie est satisfaisante, c’est qu’elle explique beaucoup des étrangetés de ce phénomène.

Explosion soudaine en altitude, donc pas de cratère, ni de débris, ni d’impact au sol. Le dégagement de chaleur a très bien pu atteindre une température suffisante pour tuer les 60 millions d’arbres environnants.

En revanche, trois éléments viennent contredire cette hypothèse.

Premièrement, l’onde de choc, et la vague de chaleur qui l’a accompagnée, devaient être uniformes. Pourtant, les arbres morts présentent des caractéristiques diverses. Certains sont brulés, la plupart sont déracinés, mais beaucoup sont juste morts sur pied, en ne perdant que les branches les plus fines. D’autres sont simplement penchés, mais pas tous dans le même sens… Ce qui fait penser aux dégâts observés lors d’une explosion nucléaire!

Deuxièmement, les témoins ont été très clairs sur le fait que la boule de feu qu’ils ont vue avançait en ligne droite, et semblait ne pas tomber, et qu’elle était uniforme. Or, quelle que soit la distance, le phénomène de chute est parfaitement visible lors du passage d’une comète dans l’atmosphère. De plus, la queue de la comète, constituée de glace dans l’espace, aurait été matérialisée lors de l’embrasement par une trainée de débris de roche effritée. Soit les témoins n’étaient pas bien réveillés, soit ce qu’ils ont vus ne pouvait pas être une comète!

Troisièmement, et c’est là le point le plus troublant, il existe un lac à environ 7 km du point d’explosion. En l’occurrence, le lac Cheko.

Cheko

Plus de 700 mètres de long, plus de 360 mètres de large, et profond d’environ 50 mètres. Sa forme presque rectangulaire et son orientation laisse croire qu’il peut s’agir d’un effet secondaire de l’explosion elle-même, à savoir un cratère que la rivière Toungouska toute proche aurait rempli d’eau douce. Deux éléments viennent accréditer la filiation du lac avec un impact lié à l’évènement de Toungouska : le lac n’existait pas avant (en tout cas il n’en était fait mention nulle part), et sa première apparition sur une carte date de 1928, soit 1 ans après la première expédition. Donc si il y a bien eu impact, l’explosion aérienne de l’objet n’a pas été aussi soudaine et dévastatrice que celle qu’aurait pu produire une comète remplie de gaz…

 

 

La thèse de l’astéroïde

 

 

Astéroïde

 

 

Si l’objet ne présentait pas les caractéristiques d’une comète, c’est peut-être tout simplement parce que c’était un astéroïde. D’après les estimations des scientifiques, il devait mesurer environ 50 mètres de diamètres, et ne pas peser plus de 70 000 tonnes, probablement moins. Cela expliquerait l’absence apparente de cratère et l’existence du lac Chenko (lié à la chute d’un fragment disloqué du météore), l’astéroïde ayant atteint le point critique avant de toucher le sol, ainsi que les témoignages quant à la forme de l’objet.

Seulement plusieurs éléments ne collent pas non plus avec cette thèse!

Jamais dans toute l’histoire de l’observation astronomique un tel phénomène n’a été constaté, à savoir l’explosion en vol d’une météorite déclenchant une onde sismique mesurable. La plupart du temps, les astéroïdes tombant dans notre atmosphère sont détruits bien avant d’être identifiables, à la façon des étoiles filantes, si fugaces qu’on a rarement le temps de terminer notre voeu.

Quand ils sont suffisamment massifs, ils terminent leur course folle au sol sous forme de boules de pierre de tailles diverses après s’être disloqué. Le plus gros fragment qu’on ai jamais retrouvé, pour exemple, pèse 60 tonnes. Mais le plus souvent, ce ne sont que des petits cailloux, ou des roches de quelques centaines de grammes que l’on trouve au point d’impact.

Mais une explosion atmosphérique créant un débris unique projeté à sept kilomètres et capable de former à lui tout seul un lac entier? Ce serait une première!

De plus, si l’astéroïde a été presque intégralement détruit par l’explosion, c’est qu’il devait être de taille modeste, une cinquantaine de mètres de diamètre. Comment aurait-il donc pu engendrer une puissance de 300 bombes d’Hiroshima, et dégager une onde de choc sonore perceptible à 1500 km de là, et une onde de choc mesurable à plus de 7000 kilomètres de distance?

En clair, soit l’objet était bien plus massif, et aurait dû atteindre notre sol avant d’exploser (les météorites les plus lourdes n’étant pour ainsi dire pas freinées par l’atmosphère), soit il était en effet de taille modeste, et aurait dû produire une explosion infiniment moins importante (et, pour être clair, indétectable).

 

 

La thèse de l’antimatière

Antimatière

 

 

Bien que difficile à imaginer, il existe dans l’univers une forme de matière qui au contact de la matière normale provoque une annihilation mutuelle des particules.

L’antimatière est tout simplement l’opposé de ce qui constitue notre matière normale, à savoir que ses charges électriques sont inversées (antineutrons et positrons). La rencontre d’un atome d’antimatière et d’un autre de matière provoque un transfert des charges détruisant les deux atomes en libérant une énergie très puissante.

Pour information, au moment du big bang, une titanesque quantité d’antimatière a également été émise. Mais en rencontrant la matière, en quantité plus importante, elle a quasiment disparu de l’univers. D’après les chercheurs, si l’antimatière avait été majoritaire, nous serions aujourd’hui au cœur d’un antiunivers! Et plus étonnant encore : si l’antimatière et la matière ne s’étaient pas mutuellement détruites en grande partie, notre univers serait près d’un million de fois plus vaste!

Seulement, l’espace intersidéral est vide. Il subsiste donc des amas d’antimatière qui voyagent tout comme la matière, mais en suivant des règles différentes qui nous sont malheureusement en grande partie inconnues.

L’hypothèse d’une météorite d’antimatière est donc vraisemblable. L’antimatière, au contact des divers gaz composant notre atmosphère, s’est progressivement auto-détruite, et la masse critique a été atteinte en altitude, provoquant la réaction en chaîne finale aboutissant à une très puissante explosion.

Le lac Cheko pourrait d’ailleurs parfaitement être le résultat d’une réaction analogue, mais au sol, une partie de la météorite ayant supporté la dégradation jusqu’à toucher la terre ferme.

Mais encore une fois, il n’a jamais été ni observé, ni enregistré, de phénomène similaire.

L’antimatière étant d’une nature mal connue, on ne sait pas vraiment comment réagirait un corps céleste à une entrée dans l’atmosphère.

De plus, l’antimatière ne laisse pas les photons la traverser. Pour rappel, les photons sont des éléments hypothétiques décrits par Einstein qui transportent la lumière. Mais comme il s’agit d’une particule élémentaire de charge nulle, il est en quelques sorte à la fois matière et antimatière. Deux hypothèses en découlent. Soit le photon croisant l’antimatière voit sa charge électrique s’accroitre, et finit par être absorbé. Soit, il traverse l’antimatière sans perturber le champs électrique des autres particules, et est donc invisible, mais redevient perceptible une fois qu’il l’a quittée. Tout cet exposé très technique pour en venir au fait que l’annihilation mutuelle des particules et des antiparticules est un phénomène invisible à l’oeil nu! La réaction produit de l’énergie pure sous forme de radiations, et pas sous forme de flammes. Ce qui signifie que soit les témoins ont rêvés, soit ils ont menti, puisque le météore ne pouvait tout simplement pas être observé.

Autre détail gênant : le souffle de l’explosion.

Si l’on part du principe que l’antimatière a été détruite au contact de la matière, cela signifie qu’un vide s’est créé au moment de l’explosion. Comme le disait Eisntein, l’Univers n’aime pas le vide! Il se serait créé un effet d’aspiration des gaz alentour, un appel d’air, qui aurait compensé l’effet de souffle de l’explosion. Pourtant, la plupart des arbres autour du lieu de l’incident ont été soufflés, balayés par une vague de chaleur si puissante que beaucoup ont été déracinés. Or, la loi de la conservation de l’énergie démontre clairement qu’une réaction de ce type ne peut dégager plus d’énergie qu’elle n’en absorbe. Ce qui signifie que selon toute logique, l’explosion aurait dû être compensée par le vide créé, le souffle se voyant retenu par l’effet d’aspiration. Par voie de conséquence, l’onde de choc aurait été minime, et pratiquement indétectable. Une sorte d’antiséïsme qu’aucun appareil n’est capable d’analyser!

Et pour finir, la probabilité de l’existence d’un corps céleste d’antimatière suffisamment massif pour provoquer un tel phénomène est infinitésimale.

 

 

Thèse du rayon de la mort

 

 

Tesla

 

 

On a également imaginé que Toungouska aurait pu être la conséquence d’une expérimentation de Nikola Tesla, le chantre de l’électricité. Tesla avait imaginé un réseau de super bobines magnétisées capables de lancer un rayon de la mort, une sorte de laser hyperthermique, et on sait que des expériences en ce sens ont été menées, mais jamais finalisées.

Sauf que, le rayon partant du sol, il aurait fallu qu’il croise la trajectoire d’un obstacle physique pour créer une explosion en altitude. La thèse du rayon de la mort ne résout en fait rien!

D’autant plus que Toungouska est une zone très reculée, où il aurait été difficile d’amener hommes et matériel, et surtout de maintenir une base active. Très peu de ressources alentour, aucune voies de communication, et un éloignement très important de toute ville. Même en imaginant que le site avait été choisi justement pour son isolement, il est peu vraisemblable qu’une expérience ait pu se dérouler aussi loin de tout.

Et enfin, si la Russie avait vraiment pu découvrir une arme si puissante, elle l’aurait forcément mise en avant au moment de la guerre froide. Or, seule l’arme nucléaire a été utilisée comme dissuasion. Preuve que la technologie n’existe pas.

On peut rétorquer à cet argument que c’est justement parce que l’expérience a trop bien réussi que les Russes ont abandonné le projet. Mais il ne faut pas oublier que malgré l’horreur de Hiroshima, et la tuerie de Nagasaki, personne n’a encore aujourd’hui renoncé à l’arme nucléaire…

 

 

La thèse du vaisseau extraterrestre

 

 

Crash

 

 

Inévitablement, le mystère entourant l’évènement de Toungouska amène à la thèse extraterrestre.

Peu d’éléments directs pourtant sont véritablement exploitables. Mais de doutes en indices, on peut facilement étoffer ce dossier.

Premier élément troublant : le délai avant la première expédition.Près de 20 ans s’écoulent avant que les Russes n’envoient une équipe sur place, alors que c’est un phénomène inconnu d’une ampleur jamais enregistrée. On peut imaginer qu’une ou plusieurs expéditions ont eu lieu juste après l’évènement. Et que les Russes ont caché leurs découvertes, et nettoyé le site afin d’effacer toute trace d’un crash. L’éloignement de la zone, très peu peuplée, permettait de garder au secret toute information, et tout élément matériel.

Deuxième point : le souffle de l’explosion. Ce que les arbres morts nous apprennent, c’est que l’explosion a généré une vague de chaleur non uniforme mais capable de tuer instantanément toute forme de vie. Certains de ces arbres ont été découverts en effet debout, avec seulement une ou deux branches cassées, et le tronc à peine noirci. Ceci est la caractéristique d’un souffle nucléaire. Seulement, si la formule E=mc2 a bien été formulée en 1903, elle ne trouvera d’application que plus de trente ans plus tard. L’énergie atomique est alors une inconnue de taille. Donc si un élément nucléaire a explosé, il ne pouvait pas être d’origine humaine. Il pourrait par exemple s’agir du propulseur nucléaire d’un vaisseau extraterrestre largué par ses occupants. On peut tout imaginer : une panne, un incident technique, une erreur « alien », ou une sorte de dégazage de l’espace!

Troisièmement : le nationalisme entourant Toungouska. Il aura fallu attendre près de 80 ans pour qu’une équipe non soviétique ait enfin accès au site! Seuls les Russes ont eu effectivement accès au lieu de l’explosion, lors de trois expéditions officiellement (en 1927, en 1958 et en 1961). On n’a donc comme seuls éléments la parole des services scientifiques Russes. Sauf qu’entre-temps, le régime soviétique, après avoir éliminé les élites scientifiques, a placé au secret des centaines d’informations jugées sensibles. La fin de la guerre froide, et la chute de l’union soviétique, n’ont pas levé le voile. Tout ce qu’on sait, de la parole même des Russes, c’est que le site était constellé de boules de métal et de silicates. Rien d’autre! Ce culte du secret est perçu par beaucoup comme une conspiration. De même que pour l’affaire du crash de Roswell aux USA, l’explosion de Toungouska est entourée d’un halo de non-dits, d’hypothèses et de contradictions qui enflamment l’imagination des plus sceptiques d’entre nous.

Et enfin quatrièmement : la thèse du vaisseau extraterrestre permet d’éliminer toutes les anomalies que soulèvent les autres! C’est bien ce qui est le plus gênant avec les aliens… On leur prête toutes les connaissances, toutes les technologies, tous les savoirs. Donc, quand on ne sait pas expliquer, on mise sur ET!

Bref, désolé les ufologues, il n’y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent à Toungouska!

 

 

Conclusion

 

 

On ne saura probablement jamais ce qu’il s’est produit à Toungouska ce 30 juin 1908, sauf qu’à 7 H 14, un objet inconnu a explosé en basse altitude, et a provoqué via une onde de choc dévastatrice l’anéantissement de la forêt environnante.

Les éléments scientifiques sont malheureusement trop peu nombreux et trop imprécis pour être certains de quoi que ce soit. Mais il y a une chose qui est certaine, c’est que les services secrets Russes en savent plus qu’ils ne veulent bien le dire à ce sujet.

Peut-être ont-ils découvert quelque chose sur le site, peut-être l’étudient-ils en secret, peut-être, peut-être, peut-être…

Trêve de spéculations. Pour savoir ce qu’il s’est produit ce jour-là, il faudra attendre un nouveau Toungouska.

Car avec nos satellites, nos centres de recherches, nos capteurs sismiques, nos caméras, bref avec toute notre technologie, aucun détail ne nous échapperait…

En attendant, Toungouska, la rivière pierreuse, et sa forêt dévastée gardent tous leurs mystères.

La légende de Jésus

Posted on 23rd janvier 2011 in Personnages mythiques

Jésus… Dans toute l’histoire de l’humanité, aucun être n’a eu une telle renommée. Le monde entier connait son histoire,  au moins en partie, et surtout sa fin tragique… Mais qu’en est-il de la véracité du récit que l’on en fait?

L’histoire se passe il y a une vingtaine de siècles. Mais ni en l’an 0, ni le 25 décembre…

Il a été démontré que, même entouré d’animaux de ferme au fin fond d’une étable chauffé, toute survie d’un nouveau né est impossible… La température d’une étable est en moyenne de 35 degrés ; le corps du nourrisson est à 38.5 degrés. Or, d’après ce que nous dit la Bible, les rois mages sont entrés dans l’étable… A moins d’être des passe muraille, ils ont donc ouvert la porte, laissant pénétrer une vague glaciale qui eût été fatale au tout jeune Jésus. Un bébé ne peut supporter un tel changement de température ; c’est tout simplement impossible!

Au passage, les rois mages n’ont jamais été ni rois,  ni trois! La seule trace qu’on ait d’eux est la mention que fait Mathieu des « mages ». Les noms et titres des rois mages n’apparaissent que dans l’Évangile Arménien de l’Enfance, considéré comme apocryphe par le christianisme. Autrement dit un livre non crédible!  Melchior, Balthazar et Gaspard sont donc considérés par l’Église comme des inventions…

De plus, des études astronomiques ont identifié l’étoile de Bethléem comme étant une simple conjonction planétaire. Jupiter et Saturne,dans un parfait ensemble, conjuguant leur éclat dans un éblouissant spectacle qui situerait la naissance de Jésus en l’an 7 avant notre ère. La date de naissance Biblique de Jésus de Nazareth est donc totalement fausse… La vérité est que la date fut choisie afin d’être mieux assimilée par les peuples païens. L’une de leurs célébrations avait lieu en effet le 25 décembre, à savoir les Saturnales. C’est ce que l’on appelle du syncrétisme, et c’est ce que fera l’Espagne en Amérique du sud quelques siècles plus tard en associant la mythique déesse terre Pachamama à la figure de la vierge Marie. En d’autres termes, supplanter un ancien rite en l’assimilant à un autre…

La-Vierge-Marie

Marie, dont la Bible ne nous dit absolument rien de concret, sinon qu’elle a eu par la suite au moins un autre enfant, était l’épouse d’un certain Joseph, charpentier de son état. Une nuit, lors d’un étrange songe, Dieu parla à Marie, lui expliquant son projet. Elle serait enceinte de son fils sans rapport sexuel. C’est ainsi que naquit la légende abracadabrante de l’immaculée conception, et que le pauvre Joseph devint cocu. Là où l’affaire se corse, c’est que les parents de Marie avaient prétendument conçu leur fille… de la même façon! Selon les Écritures, l’immaculée conception est une affaire de famille, ce que réfutent les protestants. C’est d’ailleurs l’un des points de friction les plus tenaces : Marie était-elle vraiment une sainte?

Au passage, petit aparté, l’origine de l’auréole est on ne peut plus stupide… Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait cette image pieuse d’une aura entourant les saints?  En réalité, l’auréole est au départ une simple assiette d’argile qui était placée qu-dessus des statues afin de les protéger des fientes de pigeons! Or comme tous les statues représentaient au moyen-âge des saints, ou en tout cas des religieux, cela a été avec le temps assimilé à une pseudo sainteté, qui n’a rien à voir avec l’auréole!! D’ailleurs, chose idiote, on ne peut être saint qu’après la mort! Donc représenter un personnage, même biblique, orné d’une auréole symbole de sainteté est plus qu’idiot : c’en est même un blasphème!

Fin de l’aparté!

Avançons donc dans le temps et projetons-nous quelques années plus tard, vers une nouvelle incohérence.

Jésus Christ… Jésus est son prénom ; mais Christ n’est pas son nom. D’ailleurs, personne ne connaît son nom. Le mot « Christ » vient du grec par l’intermédiaire du latin, et signifie « oint ». Comme dans la formule bien connue où Dieu oint notre tête d’huile, Jésus est donc celui que Dieu a béni de ses propres mains. Mais un problème se pose : durant sa vie terrestre, Jésus n’a jamais ni porté, ni revendiqué ce titre. Il était simplement Jésus. Et n’allez pas l’appeler Jésus de Nazareth, le problème est le même! « Nazarenos » signifie oint en araméen! Mais il se trouve que le clan de Jésus avait fondé un village du nom de Nasara. De mauvaises traductions en omissions grossières, on a fait de Nazareth une ville, qu’aucun document, récit, ou témoignage ne vient citer, et de Jésus un Dieu, chose que lui-même n’a jamais revendiqué!

Alors, regardez la Bible à présent, et voyez le nombre de fois, quel que soit l’évangile, où le nom de « Jésus Christ » est utilisé, parfaitement à tort… Cela est d’autant plus absurde que, dans leurs témoignages, les apôtres ont commis de graves erreurs de bon sens.

saintChristophePar exemple, épisode d’une étrangeté manifeste , Jésus alors âgé de 3 ans (!) veut traverser un petit plan d’eau. Mais il est trop petit pour cela. Heureusement, un homme est là, qui l’aide à traverser en le portant sur son dos. Pour le remercier, Jésus lui dit de planter son bâton dans le sol, et hop! miracle celui-ci devient un palmier. L’intérêt de ce « miracle » est très discutable, puisque l’homme en question se retrouve privé de son bâton, et en possession d’un arbre inutile planté au milieu de nulle part, mais bref…  Cet homme qui a porté Jésus est aujourd’hui le saint patron des voyageurs… Son nom est Saint Christophe. Le problème est qu’en grec, christoforos signifie justement « qui porte le Christ »! Autrement dit, encore une fois, on ne connaît pas son nom véritable. C’est une traduction oubliée qui a fait de sa qualité un nom propre… Et c’est toute la difficulté avec la vie de Jésus ; tout est flou, ou confus…

Faisons un nouveau bond dans le temps… C’est d’autant plus facile que la Bible est très obscure quant à la vie du Christ, sauf pour ce qui concerne sa fin ; là, les Écritures font preuve de beaucoup plus d’inspiration… Jésus, après des années mystérieuses durant lesquelles il prétendit avoir guéri les gens par l’application de ses mains bénies, réapparait soudain en compagnie de ses apôtres. La liste en est fastidieuse et inutile, car seuls trois ou quatre d’entre eux ont eu une véritable importance. Surtout l’un d’eux, dont le nom résonne à jamais comme le tonitruant vacarme de la trahison déicide : Judas.

judas

Judas Iscariote, appelé également Judas l’Iscariote, pour une raison simple : Iscarie était une province ! Iscariote n’a jamais été son nom de famille. Encore une fois, on l’ignore, tout simplement…

Il est resté associé à la damnation du peuple juif. Son nom est resté celui de la méfiance face au traître, d’où l’analogie peu flatteuse avec l’œil de porte! Et pourtant, de nombreux éléments tendent à démontrer son innocence!

Nous sommes maintenant au moment si célèbre de la cène.

cène

Jésus a déjà fait son tour de passe passe mystique où le pain devient chair et le vin sang (pour information les fervents catholiques considèrent que cela n’est pas symbolique, mais réel, et appellent cela la transsubstantiation), et le repas s’achève. Petit détail en passant : la représentation classique de cette scène est idiote. Vous imaginez-vous manger à 13, alignés?! La table ferait plus de 10 mètres de long, et pour se passer les plats, ou même parler, ce serait impossible! Les juifs de l’époque mangeait en U ou en fer à cheval, jamais au coude à coude! Bref, le repas s’achève, et Jésus dit à ses disciples : « L’un de vous me trahira… C’est celui à qui je donnerai le morceau que je vais tremper. » Vous vous doutez de la personne à qui il l’a donné…

Saint Jean écrit : « Après avoir trempé le morceau, il le prit et le donna à Judas, fils de Simon Iscariote. Aussitôt, Satan entra en celui-ci. »

Nous pouvons donc conclure deux choses… Premièrement, Jésus savait que Judas le trahirait. Alors pourquoi le garder à sa table? Deuxièmement, c’est le Diable qui a poussé Judas à pêcher. Il est donc innocent… De ces deux conclusions se dégage une troisième : c’est Jésus lui même qui a provoqué la trahison de Judas!

Je vous entendrais presque hurler au scandale, mais attendez avant de me rechercher pour me brûler vif… Car un détail de l’histoire, jusqu’ici fort embrouillée, vient appuyer cette thèse. Souvenez-vous de l’incident du temple… Jésus, fou de rage, en chasse les marchands, et critique la politique « capitaliste » de son peuple. A ce moment précis, où ce simple Juif s’oppose à ses pairs, ROME la puissante n’intervient pas, et pour cause : ce banal agitateur ne menace en rien la glorieuse armée romaine. Alors, pour quelle raison partir à sa recherche et accepter l’offre hypothétique de cet obscur Judas? Et payer 30 sicles d’argent, une somme coquette, avant même d’avoir vérifié l’information? Sur ordre du temple? Ou sur ordre de Jésus en personne? Rappelez-vous que Jésus savait qui allait le trahir… La raison n’a peut-être rien de surnaturel ; il pourrait en avoir donné l’ordre…

Deux éléments viennent encore s’ajouter à cela : des témoignages divergeants dont certains racontent que ces fameuses 30 sicles d’argent ont été offertes à Judas par notre « sauveur » lui même, et les circonstances pour le moins troublantes de son arrestation.

Peu avant que les gardes n’arrivent, Jésus dit à ses camarades : « Celui qui me trahit approche ». On peut de prime abord s’étonner que le fils de Dieu n’ait pas plus de respect envers ses apôtres, qu’il nomme ses frères ; il les exclut tout bonnement de la trahison en cours… Seul face à son destin? Ou tirant la couverture à lui, en bon martyr? Pour rester seul, d’ailleurs, Jésus chasse ses disciples : « Crois-tu que je ne puisse pas prier mon Père, qui me fournirait à l’instant plus de 12 légions d’anges? Mais comment s’accompliraient alors les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi? » Il l’avoue lui même : tout ce qui se produit a été organisé afin de correspondre au plus près aux saintes écritures. Après tout, il n’est pas donné à tout le monde de devenir un Dieu… Même si cela ne se fait pas sans difficulté…

Judas IscarioteA l’arrivée des soldats, Judas se précipite sur Jésus et l’embrasse. C’est un code qui avait été convenu afin que les romains reconnaissent celui qu’ils devaient arrêter. Mais convenu entre Judas et Rome, ou entre Jésus et Judas? Difficile à dire… Mais contrairement à ce que Jean prétend, l’attitude de notre « sauveur » n’a pas été stoïque et digne. Jean dit que quand Jésus se présenta aux soldats : « ils reculèrent et tombèrent à terre ». Ridicule ! La vérité, c’est Luc qui nous la livre : « Jésus priait avec plus d’ardeur, et sa sueur ressemblait à des gouttes de sang. »

Ceci n’est pas une métaphore, mais bien un phénomène physiologique connu. En cas de stress très intense, les vaisseaux sanguins les plus proches de l’épiderme éclatent, et leur fluide va se mélanger au sein des glandes sudoripares voisines à la sueur. Il est même fait mention de cas où la personne pleure du sang… Jésus n’est pas allé jusque là, certes, mais c’est pourtant indéniable : il avait peur!

Peur de la mort? Pour le fils de Dieu?? Cela est étrange, d’autant plus qu’il ne fait qu’accomplir la volonté divine. Si Dieu me l’ordonnait, je ferais n’importe quoi, le front haut, le regard fier, pas vous? Notre Jésus, lui, était terrifié. Ses disciples enfuis, seul face aux soldats, le fils de Dieu doute. Et c’est à partir de là que vont se succéder les pires incohérences…

Jésus est arrêté. Mais le peuple doit décider qui doit mourir, lui ou un autre condamné… Le peuple choisit Jésus, Ponce Pilate s’en lave les mains, et le jeune voleur Barrabas échappe ainsi à la peine capitale.

jesus

Alors, on oblige le pauvre Jésus à porter sa croix, la croix à laquelle il va être cloué dans d’horribles souffrances…  Avec les célèbres stations où on oblige le martyr à gravir une montagne en le fouettant en permanence. Et sous les huées d’une foule haineuse… Mais ce que je viens de dire est entièrement faux!

On a prouvé scientifiquement qu’un corps cloué tel qu’on le représente traditionnellement n’avait aucune chance de rester à la verticale. Les tendons et divers cartilages ne peuvent résister à la pression, et finissant par éclater. C’est comme si l’on plantait un clou dans une pomme de terre chaude ; cela tiendrait un moment, et puis très vite, seul le clou resterait dans le mur. De toute façon, oubliez le chemin de croix, les stations, le calvaire et toutes ces fadaises : Jésus a, comme le pensent certaines congrégations para-religieuses, été crucifié sur un olivier.

Et la raison en est évidente : en ces temps troublés, il y avait jusqu’à 400 crucifixions quotidiennes! Et il faut bien penser que, bien que réutilisable à volonté, une croix n’était pas disponible en permanence. Il fallait attendre la mort du supplicié avant d’y clouer un remplaçant. Dès lors, il fallait bien se contenter de ce que Mère Nature avait à offrir : des oliviers! Ils avaient en outre l’avantage de nécessiter moins de clous de par la forme naturellement noueuse de ses branches. Une étreinte mortelle qui ne demandait qu’une demi-douzaine de pointes là où la croix massive en réclamait le triple.

Avez-vous déjà entendu parler de la scène cruelle où un soldat romain, non content de fouetter Jésus à l’aide d’un fouet imbibé de vinaigre, lui en fait boire grâce à une éponge? Cruel, n’est-ce pas? Mais il y a de fortes chances que ce n’ait pas été du vinaigre.

mandracoreIl s’agissait probablement de mandragore, une plante bien connue des sorciers et adeptes de la médecine douce : c’est le plus puissant de tous les anti-douleurs naturels. Une sorte de morphine à effet instantané. Ce soldat si cruel qui martyrisait ce pauvre Jésus ne faisait en réalité que lui rendre sa peine plus acceptable. Hé oui, le Christ avait réussi à convertir à sa cause l’un des soldats. D’ailleurs… Mais non, ce serait prématuré! Gardons cela pour plus tard! En réalité, le calvaire de Jésus, décrit comme une succession d’épreuves, toutes plus douloureuses les unes que les autres, n’a été qu’une poignée d’heures de vague délire. Le Christ, totalement hébété par la mandragore, n’a en réalité quasiment pas souffert.

Jésus est mort, et le peuple le pleure. Alors, on lui fait édifier un tombeau (?) où chacun a le droit d’aller (??) y compris ses disciples (??!). Il est assez étonnant de la part de Rome d’avoir procédé ainsi… Quand Saddam Hussein a été exécuté, Georges Bush n’a pas édifié un tombeau en son honneur! D’ailleurs, ce fameux tombeau duquel Jésus s’élèvera plus tard vers les cieux, n’a probablement jamais existé.

Dans la religion juive, le corps humain est ce qu’il y a de plus sale. Il était hors de question de l’enterrer près des habitations. La coutume était de mener ce déchet là où finissent tous les déchets : à la décharge. On a en effet retrouvé à 6 km au nord de Jérusalem ce qu’on avait tout d’abord pris pour un charnier. 600 squelettes y étaient éparpillés ça et là. Mais d’anciennes inscriptions levèrent tous les doutes : il s’agissait de la décharge municipale de l’ancienne cité. Rassurez-vous! Jésus n’a jamais mis un os là-bas…

Que devient Judas pendant ce temps?

Mort de JudasDeux versions s’opposent… Celle de Saint Mathieu, qui veut qu’il se soit pendu en apprenant la mort de Jésus ; et celle de Saint Pierre, qui prétend que Judas aurait acheté un champs avec l’argent de sa trahison, et serait sans raison tombé la tête la première, voyant son corps se couper en deux, et répandre ses entrailles…

Quelle version vous paraît la plus crédible? D’après la logique, Judas s’est bien pendu! Avait-il réalisé l’horreur de sa trahison, ou le rôle qu’il avait joué malgré lui dans la mort de Jésus?

Il est intéressant de comparer le destin de Judas le traître et de Pierre, le fidèle apôtre (auteur de la vision ridicule de la mort de Judas que je viens de citer!). Pour échapper aux soldats qui le questionnent, Pierre prétend ne jamais avoir connu Jésus… Cela est ignoble, et porte un nom, de nos jours trop souvent invoqué : le négationnisme. Mais bien sûr, renier Dieu est moins grave que le tuer, même si le pauvre Judas Iscariote n’est en rien responsable. Souvenez-vous en la prochaine fois que l’on sonnera à votre porte : selon vous, regardez-vous à travers le judas ou à travers le Pierre? A vous de juger…

Revenons à Jésus, et à sa fin. Comme je vous l’ai dit, il n’a probablement  jamais été conduit à la décharge municipale, bien qu’il n’y ait jamais eu de tombeau… Et pourtant, un corps y a été conduit… Certains récits apocryphes (non reconnus par l’Église, donc), prétendent que le Jésus qui est mort sur la croix ne présentait pas les traits de celui qui avait été arrêté par l’armée romaine… Il est donc envisageable que ce soldat romain si avenant envers le pauvre condamné n’était autre que Jésus, lequel aurait échangé  sa place avec un soldat romain qui avait foi en lui. Ainsi se sont accomplies les saintes écritures…

Mais existe-t-il des preuves? Oui, tout du moins des indices ! On a retrouvé la trace d’un dénommé Jésus de Nazareth plus de 30 ans après la mort supposée du Christ, qui, faut-il vous le rappeler, n’est pas survenue en l’an 33 de notre ère, mais en l’an 26… Des traces très concrètes, d’ailleurs, sous la forme d’une tombe. Jésus était juif, mais ne respectait que bien peu les doctrines. Au moment de mourir, il n’a pu résister à l’envie de laisser une trace de son passage. Attention, je parle bien d’une tombe, et pas d’un tombeau comme décrit dans la Bible! On a donné à ce lieu le nom de tombe de Talpiot, dans lequel se trouveraient réunis les corps de Jésus, de Marie-Madeleine, de Marie, de son frêre, mais aussi de Judas…

tombe jésus

Bien sûr, il n’est pas évident que le Jésus de Nazareth que l’on a retrouvé soit bel et bien Jésus Christ, mais cela introduit un doute raisonnable quant aux récits… Jésus a existé, c’est vrai. Il s’est élevé contre le temple, c’est exact. Mais que cet obscur thaumaturge, dont personne n’a jamais vu les prodiges, ait pu être le fils de Dieu, un homme tremblant de toute sa chair face à la mort, organisant sa propre mort afin qu’elle se déroulât ainsi que le veulent les Écritures, personne ne peut raisonnablement l’affirmer!

Une chose est certaine en tout cas : Jésus était un excellent prestidigitateur, car son numéro de multiplication de pain et de poisson a bluffé tout le monde en son époque. Tout comme ses nombreux  discours. Mais si vous étudiez la Bible, et réalisez que ce qui y est raconté se contredit très souvent, a été écrit parfois plus de 80 ans après la mort présumée du Christ, que certains des récits sont faits par des disciples de disciples, qui n’ont donc par conséquent jamais connu notre « sauveur », vous accordez très peu de crédit à ces superstitions.

De plus, Jésus était juif, et sa représentation traditionnelle de latin lover à la peau pâle est à 100 lieues de la réalité. Voici ce à quoi une personne de la région ressemblait à l’époque !

Le véritable Jésus

Ajoutez à cela que si l’on réunissait tous les morceaux de la sainte croix, dont chacune des églises du monde possède soit-disant un fragment enfiché sous l’autel, elle pèserait plus de 4 tonnes..

Et relisez le récit de la vie du Christ… Difficile à croire, non?

Arrêter les horloges dans la maison d’un mort

Posted on 11th janvier 2011 in Superstitions

Ceci est une croyance qui n’a pas encore totalement disparu. On considérait dans le temps que le passage de la vie à la mort était instantané.

Le défunt, du moins son âme désincarnée, n’avait pas conscience de son décès, et voulait donc reprendre une vie normale, en commençant par retourner dans son corps. On arrêtait donc les horloges afin de signifier au mort que le temps s’était arrêté pour lui, que désormais il vivait hors du temps. C’est en voyant les horloges à l’arrêt que l’âme réalisait qu’elle ne vivrait plus dans le monde temporel, et décidait de partir. C’était donc une sorte de méthode douce pour exorciser la demeure.

De la même façon, on couvrait les miroirs pour éviter que le fantôme ne voit son reflet, et sache donc qu’il n’était plus des nôtres.

Cela va même plus loin, puisqu’aujourd’hui on coupe radio, télévision, voire ordinateur.

De la même façon, la veillée organisée traditionnellement avait le même but : empêcher le mort de tenter de revenir parmi les vivants!

Ne pas passer sous une échelle

Posted on 11th janvier 2011 in Superstitions

Comble du comble de la logique, passer sous une échelle ne porte pas malheur ; c’est tout simplement dangereux!! Si l’ouvrier manie de la peinture, on risque la tache ; s’il manie la masse, on risque la mort! Cette sagesse populaire a été interprétée comme de la superstition alors qu’elle n’est que le fruit du bon sens.

Une invention délirante (et très récente) des sociologues ferait de l’échelle le symbole du passage de la vie à la mort, les divers échelons symbolisant le passage de la naissance à l’âge adulte, puis à la vieillesse, jusqu’à la mort. Passer dessous provoquerait une mort prématurée… Cette croyance n’est attestée nulle part par le passé, et n’est donc à mon sens qu’une tentative de rationalisation d’une superstition qui ne l’est pas (rationnelle!!).