En mettre sa main au feu

Posted on 27th février 2011 in Superstitions

Très ancienne croyance, venant du moyen-âge le plus obscurantiste, cette expression, encore très largement utilisée, a une origine atroce…

 

En des temps reculés, où les superstitions régnaient, on considérait le feu comme un élément purificateur…

Lorsqu’on était offensé, voire accusé par une autre personne, on pouvait en appeler au jugement du feu. En réalité, dans les faits, c’était presque toujours le prêtre du village qui ordonnait cette terrible (et absurde) épreuve.

 

Les deux adversaires (accusateur et accusé) devaient placer leur avant-bras au-dessus d’un foyer ardent, jusqu’à obtenir des brûlures au second, voire troisième degré.

 

Le jugement ne se faisait pas sur qui retirait sa main le premier, ou qui ressentait le moins de souffrance… Mais simplement sur celui qui guérisait le plus rapidement! D’autant que bien souvent, l’accusation faisait acte de sorcellerie!

 

Bien des innocents périrent sur des bûchers pour avoir simplement un système immunitaire plus lent…

 

En mettre sa main au feu n’est donc pas qu’une simple expression, mais une croyance si ancienne que son sens nous échappe aujourd’hui.

 

Ne l’utilisez donc pas à mauvais escient!

La légende de Jésus

Posted on 23rd janvier 2011 in Personnages mythiques

Jésus… Dans toute l’histoire de l’humanité, aucun être n’a eu une telle renommée. Le monde entier connait son histoire,  au moins en partie, et surtout sa fin tragique… Mais qu’en est-il de la véracité du récit que l’on en fait?

L’histoire se passe il y a une vingtaine de siècles. Mais ni en l’an 0, ni le 25 décembre…

Il a été démontré que, même entouré d’animaux de ferme au fin fond d’une étable chauffé, toute survie d’un nouveau né est impossible… La température d’une étable est en moyenne de 35 degrés ; le corps du nourrisson est à 38.5 degrés. Or, d’après ce que nous dit la Bible, les rois mages sont entrés dans l’étable… A moins d’être des passe muraille, ils ont donc ouvert la porte, laissant pénétrer une vague glaciale qui eût été fatale au tout jeune Jésus. Un bébé ne peut supporter un tel changement de température ; c’est tout simplement impossible!

Au passage, les rois mages n’ont jamais été ni rois,  ni trois! La seule trace qu’on ait d’eux est la mention que fait Mathieu des « mages ». Les noms et titres des rois mages n’apparaissent que dans l’Évangile Arménien de l’Enfance, considéré comme apocryphe par le christianisme. Autrement dit un livre non crédible!  Melchior, Balthazar et Gaspard sont donc considérés par l’Église comme des inventions…

De plus, des études astronomiques ont identifié l’étoile de Bethléem comme étant une simple conjonction planétaire. Jupiter et Saturne,dans un parfait ensemble, conjuguant leur éclat dans un éblouissant spectacle qui situerait la naissance de Jésus en l’an 7 avant notre ère. La date de naissance Biblique de Jésus de Nazareth est donc totalement fausse… La vérité est que la date fut choisie afin d’être mieux assimilée par les peuples païens. L’une de leurs célébrations avait lieu en effet le 25 décembre, à savoir les Saturnales. C’est ce que l’on appelle du syncrétisme, et c’est ce que fera l’Espagne en Amérique du sud quelques siècles plus tard en associant la mythique déesse terre Pachamama à la figure de la vierge Marie. En d’autres termes, supplanter un ancien rite en l’assimilant à un autre…

La-Vierge-Marie

Marie, dont la Bible ne nous dit absolument rien de concret, sinon qu’elle a eu par la suite au moins un autre enfant, était l’épouse d’un certain Joseph, charpentier de son état. Une nuit, lors d’un étrange songe, Dieu parla à Marie, lui expliquant son projet. Elle serait enceinte de son fils sans rapport sexuel. C’est ainsi que naquit la légende abracadabrante de l’immaculée conception, et que le pauvre Joseph devint cocu. Là où l’affaire se corse, c’est que les parents de Marie avaient prétendument conçu leur fille… de la même façon! Selon les Écritures, l’immaculée conception est une affaire de famille, ce que réfutent les protestants. C’est d’ailleurs l’un des points de friction les plus tenaces : Marie était-elle vraiment une sainte?

Au passage, petit aparté, l’origine de l’auréole est on ne peut plus stupide… Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait cette image pieuse d’une aura entourant les saints?  En réalité, l’auréole est au départ une simple assiette d’argile qui était placée qu-dessus des statues afin de les protéger des fientes de pigeons! Or comme tous les statues représentaient au moyen-âge des saints, ou en tout cas des religieux, cela a été avec le temps assimilé à une pseudo sainteté, qui n’a rien à voir avec l’auréole!! D’ailleurs, chose idiote, on ne peut être saint qu’après la mort! Donc représenter un personnage, même biblique, orné d’une auréole symbole de sainteté est plus qu’idiot : c’en est même un blasphème!

Fin de l’aparté!

Avançons donc dans le temps et projetons-nous quelques années plus tard, vers une nouvelle incohérence.

Jésus Christ… Jésus est son prénom ; mais Christ n’est pas son nom. D’ailleurs, personne ne connaît son nom. Le mot « Christ » vient du grec par l’intermédiaire du latin, et signifie « oint ». Comme dans la formule bien connue où Dieu oint notre tête d’huile, Jésus est donc celui que Dieu a béni de ses propres mains. Mais un problème se pose : durant sa vie terrestre, Jésus n’a jamais ni porté, ni revendiqué ce titre. Il était simplement Jésus. Et n’allez pas l’appeler Jésus de Nazareth, le problème est le même! « Nazarenos » signifie oint en araméen! Mais il se trouve que le clan de Jésus avait fondé un village du nom de Nasara. De mauvaises traductions en omissions grossières, on a fait de Nazareth une ville, qu’aucun document, récit, ou témoignage ne vient citer, et de Jésus un Dieu, chose que lui-même n’a jamais revendiqué!

Alors, regardez la Bible à présent, et voyez le nombre de fois, quel que soit l’évangile, où le nom de « Jésus Christ » est utilisé, parfaitement à tort… Cela est d’autant plus absurde que, dans leurs témoignages, les apôtres ont commis de graves erreurs de bon sens.

saintChristophePar exemple, épisode d’une étrangeté manifeste , Jésus alors âgé de 3 ans (!) veut traverser un petit plan d’eau. Mais il est trop petit pour cela. Heureusement, un homme est là, qui l’aide à traverser en le portant sur son dos. Pour le remercier, Jésus lui dit de planter son bâton dans le sol, et hop! miracle celui-ci devient un palmier. L’intérêt de ce « miracle » est très discutable, puisque l’homme en question se retrouve privé de son bâton, et en possession d’un arbre inutile planté au milieu de nulle part, mais bref…  Cet homme qui a porté Jésus est aujourd’hui le saint patron des voyageurs… Son nom est Saint Christophe. Le problème est qu’en grec, christoforos signifie justement « qui porte le Christ »! Autrement dit, encore une fois, on ne connaît pas son nom véritable. C’est une traduction oubliée qui a fait de sa qualité un nom propre… Et c’est toute la difficulté avec la vie de Jésus ; tout est flou, ou confus…

Faisons un nouveau bond dans le temps… C’est d’autant plus facile que la Bible est très obscure quant à la vie du Christ, sauf pour ce qui concerne sa fin ; là, les Écritures font preuve de beaucoup plus d’inspiration… Jésus, après des années mystérieuses durant lesquelles il prétendit avoir guéri les gens par l’application de ses mains bénies, réapparait soudain en compagnie de ses apôtres. La liste en est fastidieuse et inutile, car seuls trois ou quatre d’entre eux ont eu une véritable importance. Surtout l’un d’eux, dont le nom résonne à jamais comme le tonitruant vacarme de la trahison déicide : Judas.

judas

Judas Iscariote, appelé également Judas l’Iscariote, pour une raison simple : Iscarie était une province ! Iscariote n’a jamais été son nom de famille. Encore une fois, on l’ignore, tout simplement…

Il est resté associé à la damnation du peuple juif. Son nom est resté celui de la méfiance face au traître, d’où l’analogie peu flatteuse avec l’œil de porte! Et pourtant, de nombreux éléments tendent à démontrer son innocence!

Nous sommes maintenant au moment si célèbre de la cène.

cène

Jésus a déjà fait son tour de passe passe mystique où le pain devient chair et le vin sang (pour information les fervents catholiques considèrent que cela n’est pas symbolique, mais réel, et appellent cela la transsubstantiation), et le repas s’achève. Petit détail en passant : la représentation classique de cette scène est idiote. Vous imaginez-vous manger à 13, alignés?! La table ferait plus de 10 mètres de long, et pour se passer les plats, ou même parler, ce serait impossible! Les juifs de l’époque mangeait en U ou en fer à cheval, jamais au coude à coude! Bref, le repas s’achève, et Jésus dit à ses disciples : « L’un de vous me trahira… C’est celui à qui je donnerai le morceau que je vais tremper. » Vous vous doutez de la personne à qui il l’a donné…

Saint Jean écrit : « Après avoir trempé le morceau, il le prit et le donna à Judas, fils de Simon Iscariote. Aussitôt, Satan entra en celui-ci. »

Nous pouvons donc conclure deux choses… Premièrement, Jésus savait que Judas le trahirait. Alors pourquoi le garder à sa table? Deuxièmement, c’est le Diable qui a poussé Judas à pêcher. Il est donc innocent… De ces deux conclusions se dégage une troisième : c’est Jésus lui même qui a provoqué la trahison de Judas!

Je vous entendrais presque hurler au scandale, mais attendez avant de me rechercher pour me brûler vif… Car un détail de l’histoire, jusqu’ici fort embrouillée, vient appuyer cette thèse. Souvenez-vous de l’incident du temple… Jésus, fou de rage, en chasse les marchands, et critique la politique « capitaliste » de son peuple. A ce moment précis, où ce simple Juif s’oppose à ses pairs, ROME la puissante n’intervient pas, et pour cause : ce banal agitateur ne menace en rien la glorieuse armée romaine. Alors, pour quelle raison partir à sa recherche et accepter l’offre hypothétique de cet obscur Judas? Et payer 30 sicles d’argent, une somme coquette, avant même d’avoir vérifié l’information? Sur ordre du temple? Ou sur ordre de Jésus en personne? Rappelez-vous que Jésus savait qui allait le trahir… La raison n’a peut-être rien de surnaturel ; il pourrait en avoir donné l’ordre…

Deux éléments viennent encore s’ajouter à cela : des témoignages divergeants dont certains racontent que ces fameuses 30 sicles d’argent ont été offertes à Judas par notre « sauveur » lui même, et les circonstances pour le moins troublantes de son arrestation.

Peu avant que les gardes n’arrivent, Jésus dit à ses camarades : « Celui qui me trahit approche ». On peut de prime abord s’étonner que le fils de Dieu n’ait pas plus de respect envers ses apôtres, qu’il nomme ses frères ; il les exclut tout bonnement de la trahison en cours… Seul face à son destin? Ou tirant la couverture à lui, en bon martyr? Pour rester seul, d’ailleurs, Jésus chasse ses disciples : « Crois-tu que je ne puisse pas prier mon Père, qui me fournirait à l’instant plus de 12 légions d’anges? Mais comment s’accompliraient alors les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi? » Il l’avoue lui même : tout ce qui se produit a été organisé afin de correspondre au plus près aux saintes écritures. Après tout, il n’est pas donné à tout le monde de devenir un Dieu… Même si cela ne se fait pas sans difficulté…

Judas IscarioteA l’arrivée des soldats, Judas se précipite sur Jésus et l’embrasse. C’est un code qui avait été convenu afin que les romains reconnaissent celui qu’ils devaient arrêter. Mais convenu entre Judas et Rome, ou entre Jésus et Judas? Difficile à dire… Mais contrairement à ce que Jean prétend, l’attitude de notre « sauveur » n’a pas été stoïque et digne. Jean dit que quand Jésus se présenta aux soldats : « ils reculèrent et tombèrent à terre ». Ridicule ! La vérité, c’est Luc qui nous la livre : « Jésus priait avec plus d’ardeur, et sa sueur ressemblait à des gouttes de sang. »

Ceci n’est pas une métaphore, mais bien un phénomène physiologique connu. En cas de stress très intense, les vaisseaux sanguins les plus proches de l’épiderme éclatent, et leur fluide va se mélanger au sein des glandes sudoripares voisines à la sueur. Il est même fait mention de cas où la personne pleure du sang… Jésus n’est pas allé jusque là, certes, mais c’est pourtant indéniable : il avait peur!

Peur de la mort? Pour le fils de Dieu?? Cela est étrange, d’autant plus qu’il ne fait qu’accomplir la volonté divine. Si Dieu me l’ordonnait, je ferais n’importe quoi, le front haut, le regard fier, pas vous? Notre Jésus, lui, était terrifié. Ses disciples enfuis, seul face aux soldats, le fils de Dieu doute. Et c’est à partir de là que vont se succéder les pires incohérences…

Jésus est arrêté. Mais le peuple doit décider qui doit mourir, lui ou un autre condamné… Le peuple choisit Jésus, Ponce Pilate s’en lave les mains, et le jeune voleur Barrabas échappe ainsi à la peine capitale.

jesus

Alors, on oblige le pauvre Jésus à porter sa croix, la croix à laquelle il va être cloué dans d’horribles souffrances…  Avec les célèbres stations où on oblige le martyr à gravir une montagne en le fouettant en permanence. Et sous les huées d’une foule haineuse… Mais ce que je viens de dire est entièrement faux!

On a prouvé scientifiquement qu’un corps cloué tel qu’on le représente traditionnellement n’avait aucune chance de rester à la verticale. Les tendons et divers cartilages ne peuvent résister à la pression, et finissant par éclater. C’est comme si l’on plantait un clou dans une pomme de terre chaude ; cela tiendrait un moment, et puis très vite, seul le clou resterait dans le mur. De toute façon, oubliez le chemin de croix, les stations, le calvaire et toutes ces fadaises : Jésus a, comme le pensent certaines congrégations para-religieuses, été crucifié sur un olivier.

Et la raison en est évidente : en ces temps troublés, il y avait jusqu’à 400 crucifixions quotidiennes! Et il faut bien penser que, bien que réutilisable à volonté, une croix n’était pas disponible en permanence. Il fallait attendre la mort du supplicié avant d’y clouer un remplaçant. Dès lors, il fallait bien se contenter de ce que Mère Nature avait à offrir : des oliviers! Ils avaient en outre l’avantage de nécessiter moins de clous de par la forme naturellement noueuse de ses branches. Une étreinte mortelle qui ne demandait qu’une demi-douzaine de pointes là où la croix massive en réclamait le triple.

Avez-vous déjà entendu parler de la scène cruelle où un soldat romain, non content de fouetter Jésus à l’aide d’un fouet imbibé de vinaigre, lui en fait boire grâce à une éponge? Cruel, n’est-ce pas? Mais il y a de fortes chances que ce n’ait pas été du vinaigre.

mandracoreIl s’agissait probablement de mandragore, une plante bien connue des sorciers et adeptes de la médecine douce : c’est le plus puissant de tous les anti-douleurs naturels. Une sorte de morphine à effet instantané. Ce soldat si cruel qui martyrisait ce pauvre Jésus ne faisait en réalité que lui rendre sa peine plus acceptable. Hé oui, le Christ avait réussi à convertir à sa cause l’un des soldats. D’ailleurs… Mais non, ce serait prématuré! Gardons cela pour plus tard! En réalité, le calvaire de Jésus, décrit comme une succession d’épreuves, toutes plus douloureuses les unes que les autres, n’a été qu’une poignée d’heures de vague délire. Le Christ, totalement hébété par la mandragore, n’a en réalité quasiment pas souffert.

Jésus est mort, et le peuple le pleure. Alors, on lui fait édifier un tombeau (?) où chacun a le droit d’aller (??) y compris ses disciples (??!). Il est assez étonnant de la part de Rome d’avoir procédé ainsi… Quand Saddam Hussein a été exécuté, Georges Bush n’a pas édifié un tombeau en son honneur! D’ailleurs, ce fameux tombeau duquel Jésus s’élèvera plus tard vers les cieux, n’a probablement jamais existé.

Dans la religion juive, le corps humain est ce qu’il y a de plus sale. Il était hors de question de l’enterrer près des habitations. La coutume était de mener ce déchet là où finissent tous les déchets : à la décharge. On a en effet retrouvé à 6 km au nord de Jérusalem ce qu’on avait tout d’abord pris pour un charnier. 600 squelettes y étaient éparpillés ça et là. Mais d’anciennes inscriptions levèrent tous les doutes : il s’agissait de la décharge municipale de l’ancienne cité. Rassurez-vous! Jésus n’a jamais mis un os là-bas…

Que devient Judas pendant ce temps?

Mort de JudasDeux versions s’opposent… Celle de Saint Mathieu, qui veut qu’il se soit pendu en apprenant la mort de Jésus ; et celle de Saint Pierre, qui prétend que Judas aurait acheté un champs avec l’argent de sa trahison, et serait sans raison tombé la tête la première, voyant son corps se couper en deux, et répandre ses entrailles…

Quelle version vous paraît la plus crédible? D’après la logique, Judas s’est bien pendu! Avait-il réalisé l’horreur de sa trahison, ou le rôle qu’il avait joué malgré lui dans la mort de Jésus?

Il est intéressant de comparer le destin de Judas le traître et de Pierre, le fidèle apôtre (auteur de la vision ridicule de la mort de Judas que je viens de citer!). Pour échapper aux soldats qui le questionnent, Pierre prétend ne jamais avoir connu Jésus… Cela est ignoble, et porte un nom, de nos jours trop souvent invoqué : le négationnisme. Mais bien sûr, renier Dieu est moins grave que le tuer, même si le pauvre Judas Iscariote n’est en rien responsable. Souvenez-vous en la prochaine fois que l’on sonnera à votre porte : selon vous, regardez-vous à travers le judas ou à travers le Pierre? A vous de juger…

Revenons à Jésus, et à sa fin. Comme je vous l’ai dit, il n’a probablement  jamais été conduit à la décharge municipale, bien qu’il n’y ait jamais eu de tombeau… Et pourtant, un corps y a été conduit… Certains récits apocryphes (non reconnus par l’Église, donc), prétendent que le Jésus qui est mort sur la croix ne présentait pas les traits de celui qui avait été arrêté par l’armée romaine… Il est donc envisageable que ce soldat romain si avenant envers le pauvre condamné n’était autre que Jésus, lequel aurait échangé  sa place avec un soldat romain qui avait foi en lui. Ainsi se sont accomplies les saintes écritures…

Mais existe-t-il des preuves? Oui, tout du moins des indices ! On a retrouvé la trace d’un dénommé Jésus de Nazareth plus de 30 ans après la mort supposée du Christ, qui, faut-il vous le rappeler, n’est pas survenue en l’an 33 de notre ère, mais en l’an 26… Des traces très concrètes, d’ailleurs, sous la forme d’une tombe. Jésus était juif, mais ne respectait que bien peu les doctrines. Au moment de mourir, il n’a pu résister à l’envie de laisser une trace de son passage. Attention, je parle bien d’une tombe, et pas d’un tombeau comme décrit dans la Bible! On a donné à ce lieu le nom de tombe de Talpiot, dans lequel se trouveraient réunis les corps de Jésus, de Marie-Madeleine, de Marie, de son frêre, mais aussi de Judas…

tombe jésus

Bien sûr, il n’est pas évident que le Jésus de Nazareth que l’on a retrouvé soit bel et bien Jésus Christ, mais cela introduit un doute raisonnable quant aux récits… Jésus a existé, c’est vrai. Il s’est élevé contre le temple, c’est exact. Mais que cet obscur thaumaturge, dont personne n’a jamais vu les prodiges, ait pu être le fils de Dieu, un homme tremblant de toute sa chair face à la mort, organisant sa propre mort afin qu’elle se déroulât ainsi que le veulent les Écritures, personne ne peut raisonnablement l’affirmer!

Une chose est certaine en tout cas : Jésus était un excellent prestidigitateur, car son numéro de multiplication de pain et de poisson a bluffé tout le monde en son époque. Tout comme ses nombreux  discours. Mais si vous étudiez la Bible, et réalisez que ce qui y est raconté se contredit très souvent, a été écrit parfois plus de 80 ans après la mort présumée du Christ, que certains des récits sont faits par des disciples de disciples, qui n’ont donc par conséquent jamais connu notre « sauveur », vous accordez très peu de crédit à ces superstitions.

De plus, Jésus était juif, et sa représentation traditionnelle de latin lover à la peau pâle est à 100 lieues de la réalité. Voici ce à quoi une personne de la région ressemblait à l’époque !

Le véritable Jésus

Ajoutez à cela que si l’on réunissait tous les morceaux de la sainte croix, dont chacune des églises du monde possède soit-disant un fragment enfiché sous l’autel, elle pèserait plus de 4 tonnes..

Et relisez le récit de la vie du Christ… Difficile à croire, non?

La légende du loup-garou

Posted on 11th janvier 2011 in Créatures mythiques

Ce terme enflamme l’imagination populaire depuis des générations ; pourtant, ce que connaissent les gens du mythe est souvent plus que limité. De plus, les produits « culturels » de masse ont diffusé quantité de déformations apportées au mythe originel… Avant toute chose, voyons donc ce qu’est un loup-garou.

Le loup-garou, terme hautement impropre d’ailleurs, désigne un être humain transformé par un sortilège en une créature des ténèbres abusivement comparée au loup. L’expression vient du vieux français « se garer de », qui signifie « se méfier de ». Au départ, un loup-garou est un loup dont il faut se méfier.

Pourquoi ce terme? Hé bien la raison est simple! Un loup seul a peur de l’homme, et ne l’attaque jamais. Tandis qu’en meute, il devient un adversaire mortel. Mais le loup-garou est éminemment dangereux, même seul! Le problême de cette expression est qu’elle assimile la créature à un loup…

Le terme le plus approprié pour parler de ladite créature est « métamorphe », ce qui signifie « qui a changé de forme ». On utilise parfois le mot « lycanthrope », « homme loup », mais il a le désavantage d’avoir une connotation psychiatrique. La lycanthropie est en effet une maladie reconnue où la victime se prend pour un loup et revient à ses instincts bestiaux les plus primaires. Rien à voir avec notre métamorphe…

Comment devient-on métamorphe? Pas comme vous le pensez, j’en ai peur… Selon la version la plus répandue, il faut pour cela être mordu ou griffé par un loup-garou, qu’il soit sous sa forme humaine ou animale. Mais cela pose un gros problême! A l’instar de l’oeuf et de la poule, il a bien fallu un début à la chaîne! Cette version est tout simplement fausse…

La légende originelle se présente sous plusieurs versions…

La première veut  qu’un loup banal aurait un jour croisé la route d’une créature du Mal. Certains parlent de Satan en personne, d’autres d’un simple démon, d’autres encore d’une sorte de mauvais sorcier… Ce loup, se sentant menacé par l’aura maléfique de la créature a souhaité se défendre… Il s’est jeté sur lui, et serait devenu suite à la morsure une créature du Mal. (Soit la morsure l’a contaminé, soit le démon l’a maudit).

La deuxième, plus romancée, inverse les rôles. Un homme aurait rencontré un démon mystérieux à tête de loup, qui l’aurait maudit pour avoir vu son vrai visage.

Démon-loup

D’après les éléments physiolgiques et les « témoignages » (si on peut les appeler ainsi), seule la première version est crédible, à savoir que le premier loup-garou n’était pas humain.Le maléfice qu’il subissait, lié aux phases de la lune, source des pouvoirs occultes, le condamnait à se transformer en une monstrueuse bête meurtrière. La suite est évidente, et sans doute imprévue par celui qui avait lancé le sort : à la faveur d’une morsure, la malédiction s’est transmise à l’homme…

Aë!

Contrairement à ce que l’on croit, la transformation du métamorphe n’a pas lieu lors de la pleine lune, en tout cas pas complètement. Elle commence trois à quatre jours auparavant, et s’achève trois à quatre jours plus tard. Ce n’est que le soir de pleine lune, quand l’astre nocturne est à son apogée, que la puissance de la créature est totale. Durant la phase qui précède et qui suit ce climax, le corps se transforme graduellement. Les dents tombent, et sont remplacées par des crocs, tandis que les ongles se détachent et que poussent les griffes. Puis, la pilosité tout comme l’appétit augmentent de façon exponentielle. A ce stade, la soif de sang devient dangereuse ; bien que non finalisée, la créature est déjà mortelle. La veille de la pleine lune, les sens du métamorphe décuplent en acuité. Les oreilles acquièrent la capacité de s’orienter en direction du son ; elles se couvrent d’un fin duvet. Les yeux sont recouverts par une sorte de cataracte noire sous laquelle l’iris se métamorphose à son tour ; à ce stade, la bête voit dans l’obscurité la plus totale.

Loup La nuit de la pleine lune, enfin, la transformation s’achève. La peau du corps se déchire cmme une toile, et la carcasse animale explose littéralement.La cage thoracique s’agrandit pour accueillir les trois coeurs et les quatre poumons de la créature, qui lui octroient une endurance absolue. Son visage prend l’aspect plus ou moins repoussant de son créateur : une gueule de loup… Alors, la bête est toute puissante!

Vous êtes étonnés, et c’est normal. Vous êtes sceptiques, et c’est compréhensible… Mais ce que je viens de décrire est le mythe originel…  Le loup-garou ne peut tout simplement pas vivre parmi les autres hommes, car près du huit jours par mois, il possède une forme animale.

Seulement, certains aspects de ce mythe ne plaisaient guère au grand public ; c’est pour cela qu’ils n’ont jamais été repris ni au cinéma, ni dans les bandes dessinées.

Par contre, l’aversion du loup à l’argent fait partie de la légende première. Mais pourquoi? Hé bien les capacités extraordinaires de régénération du métamorphe se trouvent complètement paralysées quand la blessure est faite avec une arme de ce matériau.

Comme dans tout mythe, il existe deux explications : l’une bassement matérielle (pour rendre la chose plus palpitante), l’autre symbolique (pour un minimum de crédibilité ésotérique). D’un point de vue matériel, l’argent est très cher, et difficile à mettre en forme ; cela en fait donc un moyen délicat pour tuer la créature. D’un point de vue symbolique, l’argent est l’opposé opposé exact à la puissance de la Lune. De même que le plomb isole des radiations atomiques, l’argent isole des radiations lunaires. Le loup se retrouve donc privé de la source de son pouvoir.

Cela dit, l’effet n’est pas celui que l’on peut voir au cinéma… Pas de fumée, pas de hurlement, pas de retransformation en humain… La blessure ne guérit pas, un point c’est tout. Un garou blessé ainsi ne se régénère qu’à condition de laver la plaie de la limaille qui la couvre. Mais comme je l’ai dit plus haut, la métamorphose est irréversible tan que son cycle n’est pas achevé. Même s’il meurt, le loup-garou garde une forme inhumaine. Seulement, privé de sa vie, il est également privé de son pouvoir, de sa force surnaturelle. Un garou mort n’est rien de plus qu’un loup, indétéctablement normal! Quant au délire sur la détransformation dès qu’un nuage cache la pleine lune, alors là…

J’ai dit que la transformation était irréversible… Ce n’est pas tout à fait exact… Il existe deux moyens de briser la malédiction, tous deux très difficiles. Le premier est de retrouver le loup qui vous a mordu et de le mordre à votre tour lors de sa phase métamorphe. La double exposition des cellules à un sang mutant à l’effet d’un cancer ; les cellules anormales sont détruites par l’organisme, et le garou redevient purement humain. La difficulté de la chose est que cela doit se faire lors de la pleine lune, c’est-à-dire lorsque le loup est le plus puissant. C’est le choc des titans, un combat à mort… Le second moyen est plus simple à réaliser en théorie… Il « suffit » au garou de féconder une femme humaine lors de la pleine lune… puis de mordre le bébé au moment exact de sa naissance! La mutation passe alors dans le corps de l’enfant, où elle n’est pas rejetée puisque l’ADN est très proche. Et le sang de ce bébé sain guérit celui de son père. L’inconvénient de cette méthode est qu’il est mortel pour la mère (le cordon ombilical la reliant au bébé en mutation la contamine, et la puissance en est telle qu’elle y succombe). De plus, elle ne fait que créer une nouvelle lignée. Elle déplace le problème au lieu de le supprimer…

Voilà pour le mythe ; parlons de la réalité maintenant. Dans la plupart des cas, les métamorphes signalés par des victimes ne sont que des… ours! Hé oui! L’aspect velu, griffu, dentu de la bête incriminée n’est qu’interprétée par la personne attaquée ; son esprit déforme la réalité pour en faire un épisode surnaturel. Car de toute façon, si la métamorphose était si aisée, le monde serait empli de métamorphes.

Loup