Trouver un trèfle à quatre feuilles

Posted on 12th janvier 2011 in Superstitions

On pourrait tout aussi bien dire : « trouver de l’eau dans le désert ».

Le trèfle en lui-même n’a rien de particulier, si ce n’est sa rareté. D’ailleurs, il faut savoir que ce type de trèfles est un mutant naturel qui n’est pas le plus rare. Petit aparté :il existe même des trèfles à six feuilles! Mais si jamais quelqu’un vous en montre un, c’est fatalement un faux, car une fois cueilli, il perd ses pétales quasiment tout de suite…

Le fait qu’on associe le trèfle à quatre feuilles à la chance vient du folklore proto-irlandais. En effet, en découvrir un était la clé pour accéder au monde des léprechauns (ou lepréchauns). Ces lutins malveillants dotés d’un chaudron d’or dont chacune des pièces a le don d’exaucer un vœu sont très difficiles à trouver ; mais l’une des traces qu’ils laissent derrière leur passage est justement celle-ci. Trouver l’un de ces trèfles signifiait donc suivre la bonne piste pour trouver l’or du lutin.

Le plateau de Nazca et ses mystérieuses « lignes »

Posted on 11th janvier 2011 in Lieux énigmatiques

NazcaLe mot Nazca est familier à beaucoup de personnes, mais bien peu savent exactement ce qu’il représente. Si la légende a retenu les fameuses figures, les nazcas étaient avant tout un peuple.

Les informations le concernant sont hélas très incertaines… Hormis leur territoire, à savoir  une partie du désert péruvien appelée la Pampa Colorada (la Plaine Rouge), rien n’est communément admis. On situe leur existence entre l’an 200 et l’an 600 ; mais certains délimitent cela entre l’an 300 et l’an 900… Mais au fond qu’importe. Car si le peuple a bien été oublié, il n’est est pas de même pour son extraordinaire création.

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L'une des "lignes" en question

La légende a débuté en 1939 quand on découvrit par un hasard total l’existence sur les flancs des montagnes et les plaines du désert péruvien d’étranges « lignes ». C’est par ce terme que seront longtemps désignés les géoglyphes du plateau de Nazca. Pourquoi une découverte si tardive ? Deux raisons à cela. La première est que ce désert n’usurpe en rien son titre ; il n’y a donc aucun intérêt à le visiter ! La deuxième est qu’il fallut attendre la fin des années 30 pour qu’un avion survole la zone. En effet, de par leur immensité, les glyphes sont invisibles depuis le sol.

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Un singe?

Les figures s’étendent sur des kilomètres, et leur tracé, toujours géométrique, ne cesse d’intriguer les archéologues quant à leur fonction. Les théories les plus absurdes circulent à ce sujet. Certains y voient les traces d’un ancien réseau d’irrigation, à la façon des veines que l’on peut observer sur Mars… D’autres y voient un calendrier astronomique, les formes représentées apparaissant à des moments dans la voûte stellaire à des moments clés (semailles, récolte, saisons…). Une autre théorie assimile le plateau à un lieu de pèlerinage destiné à vénérer des dieux oubliés afin qu’ils fassent le don de l’eau à cette région aride. Mais les deux versions les plus improbables, les voici. Certains prétendent que les glyphes sont le résultat du piétinement de sportifs s’affrontant dans une course à pied suivant ce tracé. Les figures ne seraient donc qu’un accident, une conséquence involontaire d’une activité presque olympique. Quant à l’explication la plus farfelue, mais la plus répandue, elle fait de ces quelques tracés autant de pistes d’atterrissage pour des vaisseaux extra-terrestres…

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Nous amorçons notre decente...

Pour éclairer la polémique, voyons ce que sont les glyphes. Leur principale qualité est de durer. Bien que les estimations varient, il est certain que ces figures sont là depuis plus d’un millénaire. Elles sont pourtant parfaitement intactes… L’explication n’a rien de surnaturel cependant. Le désert péruvien, en effet, ne contient pas une once de sable. C’est une étendue rocheuse. Les glyphes ne font que rayer la surface rouge sombre, et révéler une couche de pierre plus claire.

Parlons des « lignes » elles-mêmes. Malgré leur nom, elles sont loin d’être aussi basiques que cela. Outre les formes géométriques, on trouve des plantes et des animaux qui, bien que stylisés, n’en demeurent pas moins parfaitement identifiables. On trouve des représentations de lamas, de singes, de lézards, d’araignées, de chiens, de géants… qui s’étendent sur plusieurs dizaines de kilomètres parfois. Leur tracé suppose l’intervention d’un très grand nombre de personnes, et un délai de plusieurs siècles, certaines lignes s’enfonçant à plus de trois mètres de profondeur…

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Une araignée gigantesque

L’unité de mesure utilisée est l’avant-bras, une mesure originale représentant 32.5 cm. Cela donne une idée de l’ampleur du travail quand on songe que la figure du colibri par exemple, l’une des plus immenses, est constituée de pas moins de 52 lignes, orientées faut-il le rappeler sans l’aide ni de carte ni de compas ni de fil à plomb…

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L'immense colibri

Le peuple Nazca était très primitif. Pourtant, dans le plan tout comme dans l’exécution du tracé, on remarque un étonnant savoir-faire… Sans l’aide du moindre outil, ces primitifs sont parvenus à créer un ensemble ahurissant de figures d’une taille titanesque. Et c’est bien là que la science se casse les dents, tout comme elle le fait quand elle tente maladroitement d’expliquer la construction des pyramides. (Au passage, selon les dernières découvertes relatives au temps mis à bâtir la grande pyramide de Kheops, il fallait acheminer un bloc de 2.5 tonnes au sommet… toutes les deux minutes !).

Les glyphes ne sont pas tous tracés en terrain plat. Rappelez-vous que le désert péruvien est constitué de montagnes et de collines avant tout. Pourtant, les lignes traversent des ravins, des fossés, des bosses, des pics, des courbes, sans que leur rectitude ne soit jamais altérée… Sans instrument de mesure, et une unité aussi peu précise qu’un avant-bras, on comprend mal ce tour de force… Il y a surtout un détail troublant au possible. Voyons si vous avez suivi l’exposé ! En quelle année furent découverts les géoglyphes ? 1939. Pourquoi si tard ? Parce que leur taille les rend invisibles depuis le sol !

Comment diable les Nazcas ont-ils bien pu tracer ces immenses figures… sans avoir une vue d’ensemble du résultat ?! Le bon sens ne peut trouver de réponse… Il est tout simplement impossible de dessiner quoi que ce soit de géométrique, encore moins de courbe, à l’aveuglette sans commettre d’erreurs. Or les glyphes n’en présentent absolument aucune.

Un doute ? Je vais l’approfondir ! Les rares hommes représentés à Nazca possèdent une caractéristique étrange : ils n’ont que quatre doigts. Les archéologues prétendent que cela s’explique par le fait que le 8 était un chiffre sacré ; mais faut-il y voir la cause ou la conséquence de cette quadridactilie ? Repensez aux images d’aliens que vous avez pu rencontrer… Combien ont-ils de doigts ? Au moins trois, presque toujours quatre, très rarement cinq.

Main d'alien

Pour clore cet exposé , je vous laisserai vous faire votre propre opinion ; sauf erreur, vous devinerez et peut-être partagerez la mienne.

Jetez un oeil à cet objet, découvert en Bolive, et vraisemblablement façonné par le peuple Quimbaya autour du huitième siècle de notre ère. Il est officiellement considéré comme la représentation d’un insecte…

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Un insecte?

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Ou un vaisseau?

Alors, selon vous, que sont en réalité les géoglyphes de Nazca?

La légende du loup-garou

Posted on 11th janvier 2011 in Créatures mythiques

Ce terme enflamme l’imagination populaire depuis des générations ; pourtant, ce que connaissent les gens du mythe est souvent plus que limité. De plus, les produits « culturels » de masse ont diffusé quantité de déformations apportées au mythe originel… Avant toute chose, voyons donc ce qu’est un loup-garou.

Le loup-garou, terme hautement impropre d’ailleurs, désigne un être humain transformé par un sortilège en une créature des ténèbres abusivement comparée au loup. L’expression vient du vieux français « se garer de », qui signifie « se méfier de ». Au départ, un loup-garou est un loup dont il faut se méfier.

Pourquoi ce terme? Hé bien la raison est simple! Un loup seul a peur de l’homme, et ne l’attaque jamais. Tandis qu’en meute, il devient un adversaire mortel. Mais le loup-garou est éminemment dangereux, même seul! Le problême de cette expression est qu’elle assimile la créature à un loup…

Le terme le plus approprié pour parler de ladite créature est « métamorphe », ce qui signifie « qui a changé de forme ». On utilise parfois le mot « lycanthrope », « homme loup », mais il a le désavantage d’avoir une connotation psychiatrique. La lycanthropie est en effet une maladie reconnue où la victime se prend pour un loup et revient à ses instincts bestiaux les plus primaires. Rien à voir avec notre métamorphe…

Comment devient-on métamorphe? Pas comme vous le pensez, j’en ai peur… Selon la version la plus répandue, il faut pour cela être mordu ou griffé par un loup-garou, qu’il soit sous sa forme humaine ou animale. Mais cela pose un gros problême! A l’instar de l’oeuf et de la poule, il a bien fallu un début à la chaîne! Cette version est tout simplement fausse…

La légende originelle se présente sous plusieurs versions…

La première veut  qu’un loup banal aurait un jour croisé la route d’une créature du Mal. Certains parlent de Satan en personne, d’autres d’un simple démon, d’autres encore d’une sorte de mauvais sorcier… Ce loup, se sentant menacé par l’aura maléfique de la créature a souhaité se défendre… Il s’est jeté sur lui, et serait devenu suite à la morsure une créature du Mal. (Soit la morsure l’a contaminé, soit le démon l’a maudit).

La deuxième, plus romancée, inverse les rôles. Un homme aurait rencontré un démon mystérieux à tête de loup, qui l’aurait maudit pour avoir vu son vrai visage.

Démon-loup

D’après les éléments physiolgiques et les « témoignages » (si on peut les appeler ainsi), seule la première version est crédible, à savoir que le premier loup-garou n’était pas humain.Le maléfice qu’il subissait, lié aux phases de la lune, source des pouvoirs occultes, le condamnait à se transformer en une monstrueuse bête meurtrière. La suite est évidente, et sans doute imprévue par celui qui avait lancé le sort : à la faveur d’une morsure, la malédiction s’est transmise à l’homme…

Aë!

Contrairement à ce que l’on croit, la transformation du métamorphe n’a pas lieu lors de la pleine lune, en tout cas pas complètement. Elle commence trois à quatre jours auparavant, et s’achève trois à quatre jours plus tard. Ce n’est que le soir de pleine lune, quand l’astre nocturne est à son apogée, que la puissance de la créature est totale. Durant la phase qui précède et qui suit ce climax, le corps se transforme graduellement. Les dents tombent, et sont remplacées par des crocs, tandis que les ongles se détachent et que poussent les griffes. Puis, la pilosité tout comme l’appétit augmentent de façon exponentielle. A ce stade, la soif de sang devient dangereuse ; bien que non finalisée, la créature est déjà mortelle. La veille de la pleine lune, les sens du métamorphe décuplent en acuité. Les oreilles acquièrent la capacité de s’orienter en direction du son ; elles se couvrent d’un fin duvet. Les yeux sont recouverts par une sorte de cataracte noire sous laquelle l’iris se métamorphose à son tour ; à ce stade, la bête voit dans l’obscurité la plus totale.

Loup La nuit de la pleine lune, enfin, la transformation s’achève. La peau du corps se déchire cmme une toile, et la carcasse animale explose littéralement.La cage thoracique s’agrandit pour accueillir les trois coeurs et les quatre poumons de la créature, qui lui octroient une endurance absolue. Son visage prend l’aspect plus ou moins repoussant de son créateur : une gueule de loup… Alors, la bête est toute puissante!

Vous êtes étonnés, et c’est normal. Vous êtes sceptiques, et c’est compréhensible… Mais ce que je viens de décrire est le mythe originel…  Le loup-garou ne peut tout simplement pas vivre parmi les autres hommes, car près du huit jours par mois, il possède une forme animale.

Seulement, certains aspects de ce mythe ne plaisaient guère au grand public ; c’est pour cela qu’ils n’ont jamais été repris ni au cinéma, ni dans les bandes dessinées.

Par contre, l’aversion du loup à l’argent fait partie de la légende première. Mais pourquoi? Hé bien les capacités extraordinaires de régénération du métamorphe se trouvent complètement paralysées quand la blessure est faite avec une arme de ce matériau.

Comme dans tout mythe, il existe deux explications : l’une bassement matérielle (pour rendre la chose plus palpitante), l’autre symbolique (pour un minimum de crédibilité ésotérique). D’un point de vue matériel, l’argent est très cher, et difficile à mettre en forme ; cela en fait donc un moyen délicat pour tuer la créature. D’un point de vue symbolique, l’argent est l’opposé opposé exact à la puissance de la Lune. De même que le plomb isole des radiations atomiques, l’argent isole des radiations lunaires. Le loup se retrouve donc privé de la source de son pouvoir.

Cela dit, l’effet n’est pas celui que l’on peut voir au cinéma… Pas de fumée, pas de hurlement, pas de retransformation en humain… La blessure ne guérit pas, un point c’est tout. Un garou blessé ainsi ne se régénère qu’à condition de laver la plaie de la limaille qui la couvre. Mais comme je l’ai dit plus haut, la métamorphose est irréversible tan que son cycle n’est pas achevé. Même s’il meurt, le loup-garou garde une forme inhumaine. Seulement, privé de sa vie, il est également privé de son pouvoir, de sa force surnaturelle. Un garou mort n’est rien de plus qu’un loup, indétéctablement normal! Quant au délire sur la détransformation dès qu’un nuage cache la pleine lune, alors là…

J’ai dit que la transformation était irréversible… Ce n’est pas tout à fait exact… Il existe deux moyens de briser la malédiction, tous deux très difficiles. Le premier est de retrouver le loup qui vous a mordu et de le mordre à votre tour lors de sa phase métamorphe. La double exposition des cellules à un sang mutant à l’effet d’un cancer ; les cellules anormales sont détruites par l’organisme, et le garou redevient purement humain. La difficulté de la chose est que cela doit se faire lors de la pleine lune, c’est-à-dire lorsque le loup est le plus puissant. C’est le choc des titans, un combat à mort… Le second moyen est plus simple à réaliser en théorie… Il « suffit » au garou de féconder une femme humaine lors de la pleine lune… puis de mordre le bébé au moment exact de sa naissance! La mutation passe alors dans le corps de l’enfant, où elle n’est pas rejetée puisque l’ADN est très proche. Et le sang de ce bébé sain guérit celui de son père. L’inconvénient de cette méthode est qu’il est mortel pour la mère (le cordon ombilical la reliant au bébé en mutation la contamine, et la puissance en est telle qu’elle y succombe). De plus, elle ne fait que créer une nouvelle lignée. Elle déplace le problème au lieu de le supprimer…

Voilà pour le mythe ; parlons de la réalité maintenant. Dans la plupart des cas, les métamorphes signalés par des victimes ne sont que des… ours! Hé oui! L’aspect velu, griffu, dentu de la bête incriminée n’est qu’interprétée par la personne attaquée ; son esprit déforme la réalité pour en faire un épisode surnaturel. Car de toute façon, si la métamorphose était si aisée, le monde serait empli de métamorphes.

Loup