Passer le balai

Posted on 6th mai 2011 in Superstitions

Hé oui, même une activité aussi banale que passer le balai est entourée de superstitions!

Comment bien balayer? Voici les règles à suivre !

D’abord, il faut toujours balayer de l’est vers l’ouest, c’est-à-dire de droite à gauche. C’est encore une fois le symbole universel de la gauche comme voie de la déraison qui est en cause. Repousser les saletés vers la gauche, c’est symboliquement maculer le Diable de déchets. Si vous ne respectez pas cette règle simple, vous offrez à Satan un surplus de puissance face au Bien.

 

Autre règle : ne jamais passer le balai après 18 heures. Pourquoi? A cause du sabbat des sorcières! Le rapport n’est pas évident, mais le sabbat commençait traditionnellement peu avant le coucher du soleil. Les plus puissantes sorcières s’y rendaient en balai, en volant. Utiliser un balai après cette heure fatidique, c’est symboliquement rendre hommage aux sorcières, mais de façon plus pragmatique, risquer d’être pris soi-même pour un serviteur du Mal!

Au passage, pour donner à un banal balai le pouvoir de voler, il fallait l’enduire de la graisse d’un nouveau-né non baptisé… Cette légende a donné naissance au crime de « bouilleurs d’enfants », très répandu au moyen-âge. On prétendait que les sorcières enlevaient des nourrissons et les faisaient bouillir pour détacher de leurs corps les éléments nécessaires à leurs maléfices. En réalité, ce crime n’est sans doute qu’une légende, puisque les Inquisiteurs eux-mêmes en font très rarement mention…

 

Autre superstition attachée au balai : sa fabrication! Utiliser des éléments organiques, comme des poils de chien, ou des cheveux humains, est sensé conférer au balai des pouvoirs surnaturels sur la créature qui les a fournis. Autrement dit, fabriquer un balai en poil de chien permettait de prendre le contrôle de l’animal. Alors un balai fait avec des cheveux, vous imaginez!

 

Dernière superstition : ne jamais utiliser votre balai chez une autre personne. Vous le chargeriez d’une énergie étrangère qui pourrait attirer les défunts de la famille de celui chez qui vous avez balayé. De la même façon, n’utilisez jamais le balai de quelqu’un d’autre, pour ne pas être contaminé par une énergie extérieure. Cette croyance est très ancienne, mais elle peut s’expliquer sans difficulté. Si vous ne pouvez utiliser votre balai chez quelqu’un d’autre, ni vous servir de son balai chez lui, alors (comme c’est dommage!) vous ne pouvez pas l’aider à faire le ménage! En d’autres termes, cette superstition s’avère bien pratique pour décliner une invitation à un grand nettoyage de printemps!

 

Bref, pour bien utiliser votre balai, il faut balayer chez vous avant 18 heures de la droite vers la gauche avec un balai qui vous appartient, qui n’est pas fabriqué avec des éléments organiques et qui n’a pas été badigeonné de graisse de nouveau-né non baptisé!

 

Pour information, à ma connaissance, aucune superstition de se rattache à l’aspirateur…

En mettre sa main au feu

Posted on 27th février 2011 in Superstitions

Très ancienne croyance, venant du moyen-âge le plus obscurantiste, cette expression, encore très largement utilisée, a une origine atroce…

 

En des temps reculés, où les superstitions régnaient, on considérait le feu comme un élément purificateur…

Lorsqu’on était offensé, voire accusé par une autre personne, on pouvait en appeler au jugement du feu. En réalité, dans les faits, c’était presque toujours le prêtre du village qui ordonnait cette terrible (et absurde) épreuve.

 

Les deux adversaires (accusateur et accusé) devaient placer leur avant-bras au-dessus d’un foyer ardent, jusqu’à obtenir des brûlures au second, voire troisième degré.

 

Le jugement ne se faisait pas sur qui retirait sa main le premier, ou qui ressentait le moins de souffrance… Mais simplement sur celui qui guérisait le plus rapidement! D’autant que bien souvent, l’accusation faisait acte de sorcellerie!

 

Bien des innocents périrent sur des bûchers pour avoir simplement un système immunitaire plus lent…

 

En mettre sa main au feu n’est donc pas qu’une simple expression, mais une croyance si ancienne que son sens nous échappe aujourd’hui.

 

Ne l’utilisez donc pas à mauvais escient!

Toucher du bois

Posted on 27th février 2011 in Superstitions

Pourquoi toucher du bois porterait-il chance? En réalité, cela n’est pas un porte-chance, mais un « éloigne-mal »!

 

En clair, Cette expression, encore bien ancrée dans toutes les civilisations judéo-chrétiennes, fait référence au bois de la porte des églises.

 

En effet, le pouvoir de Dieu est sensé être si puissant que le simple fait de toucher la porte de sa « maison » permet d’éloigner toute malédiction, ou tout esprit maléfique.

 

De façon symbolique, ce bois renvoie également à la croix du Christ.

 

Mais cela est-il à l’origine de la superstition, ou l’inverse? Personne ne peut en être certain…

Mettre le pain à l’envers sur la table

Posted on 16th janvier 2011 in Superstitions

A l’origine, cette malédiction nous vient du moyen-âge…

En effet, le bourreau avait une très mauvaise réputation, et on le fuyait comme la peste.

Heureusement, certains avantages lui étaient réservés. Par exemple, en raison se ses horaires, disons irréguliers, il ne pouvait se rendre chez le boulanger en temps utile. Mais sa baguette lui était réservée par décret royal.

Pour éviter de la distribuer par erreur, les boulangers avaient pris l’habitude de la présenter sur leur étal face contre terre.

Ce symbole était universellement connu, et personne ne s’aventurait à ne serait-ce que toucher la baguette inversée, de peur de s’attirer non seulement les foudres du bourreau, et donc du Roi, mais aussi une malédiction qui les verrait périr sous les coups de celui qu’on avait offensé.

En d’autres termes, voler le pain du bourreau, c’était risquer qu’il ne vous tue!

Et bien que ce sinistre personnage ait disparu de nos contrées depuis des dizaines d’années (et que la tradition elle-même n’existe plus depuis des siècles), on continue par superstition à toujours déposer le pain dans le sens correct. De peur de voir le fantôme du bourreau nous hanter?

Non, il s’agit encore de la survivance d’une superstition stupide!

Porter du vert au théatre

Posted on 16th janvier 2011 in Superstitions

Le fait de porter une tenue verte au théatre est un porte-malheur encore redouté de nos jours.

La raison la plus plausible est que le grand Molière portait une redingote verte lors de son décès sur scène (en jouant, comble de l’ironie, « Le malade imaginaire »!).

On prétend aussi que Judas portait un costume vert lorsqu’il dénonça Jésus.

Une raison plus pragmatique, et plus logique bien que difficilement quantifiable, est que dans des temps plus anciens, on utilisait de l’oxyde de cuivre comme colorant pour les vêtements, colorant d’une jolie couleur verte, mais extrêmement toxique! De nombreuses personnes seraient donc mortes à force de porter des tenues vertes…

Mais comme souvent, cette superstition n’est pas universelle. En Italie, c’est le violet ; en Espagne le jaune ; tandis qu’en Angleterre, le vert ne porte malheur que si il est associé au bleu…

Ouvrir un parapluie à l’intérieur d’une maison

Posted on 12th janvier 2011 in Superstitions

Le fait d’ouvrir un parapluie dans une maison comme porte poisse a une explication très simple. A une époque plus ancienne, les baleines étaient fabriquées dans un alliage très solide, souvent même en acier. Ces baguettes plus ou moins flexibles étaient donc très tranchantes, et dangereuses. Or, ouvrir un parapluie à l’intérieur, c’était faire courir le risque à quiconque alentour de se griffer, se piquer ou même se crever un œil sur ces mini épées. Voilà donc pourquoi on préconisait une ouverture en plein air ; l’espace disponible réduisait considérablement le danger.

D’autre part, d’un point de vue symbolique, le toit d’une maison protège son locataire contre les influences maléfiques extérieures (les démons ne pouvant pénétrer dans un foyer que si ils y sont invités). Le parapluie joue un peu le même rôle. Mais ouvrir un parapluie dans sa maison annulait la protection. Je sais que ce n’est pas logique, et que « + » + « + » = + (du positif ajouté à du positif devrait donner du positif), mais n’oublions pas que nous parlons là de croyances absurdes extrêmement codifiées!

Montrer quelqu’un du doigt

Posted on 12th janvier 2011 in Superstitions

Extrême impolitesse, que toute maman interdit à son enfant, le fait de pointer quelqu’un du doigt n’a en soi rien de bien choquant. Pour retrouver l’origine du scandale, il faut chercher dans le moyen-âge.

Cette période obscurantiste a vu fleurir sorciers, enchanteurs, magiciens et alchimistes. Or, la première faculté d’un homme de magie était le mauvais oeil. Par un simple regard, on était ainsi capable d’attirer les foudres divines sur n’importe qui. Quand en plus on associait ce regard à un geste particulier, l’effet était plus redoutable encore.

Ce geste, destiné à invoquer Satan, se faisait ainsi : il fallait tendre la main à plat vers l’avant, la gauche bien entendu, puis replier le majeur et l’annulaire, et enfin tendre vers l’avant pouce, index et auriculaire afin d’évoquer la forme des cornes du Diable ainsi que sa langue fourchue.

Mais les grands sorciers n’avaient pas besoin de faire ce geste ; leur expérience était telle qu’il leur suffisait de l’imaginer pour qu’il se réalise. C’est pour cela que les mères interdisaient aux enfants de pointer les gens du doigt. Elles craignaient d’une part que la personne visée croit à un maléfice, et veuille s’en venger ; d’autre part, elles tenaient à éviter que le pouvoir de l’œil de Satan n’envahisse leur progéniture. Si vous ne croyez pas au Diable, vous pouvez « indexer » n’importe qui, mais si la personne, elle, y croit, vous risquez d’être mal reçu!

Briser un miroir

Posted on 11th janvier 2011 in Superstitions

Sept ans de malheur attendent celui qui commet cette maladresse. Mais pourquoi?!

Le miroir est un attribut aussi ancien que mystique. Son symbole est le reflet, c’est-à-dire l’alter ego, la projection d’une réalité alternative, la capture d’un instant de vie. Songez à la suite d’Alice au pays des Merveilles, De l’autre côté du miroir ou au miroir magique de la méchante reine…

Au départ attribut divin, les hommes se le sont approprié ; mais les Dieux n’entendaient pas se laisser déposséder de la sorte. C’est pourquoi ils assignèrent à cet objet devenu profane une terrible malédiction. D’ailleurs, les hommes en ont oublié une partie… Briser un miroir donne 7 ans de malheur ; briser un miroir avec un autre miroir en donne 77!

Arrêter les horloges dans la maison d’un mort

Posted on 11th janvier 2011 in Superstitions

Ceci est une croyance qui n’a pas encore totalement disparu. On considérait dans le temps que le passage de la vie à la mort était instantané.

Le défunt, du moins son âme désincarnée, n’avait pas conscience de son décès, et voulait donc reprendre une vie normale, en commençant par retourner dans son corps. On arrêtait donc les horloges afin de signifier au mort que le temps s’était arrêté pour lui, que désormais il vivait hors du temps. C’est en voyant les horloges à l’arrêt que l’âme réalisait qu’elle ne vivrait plus dans le monde temporel, et décidait de partir. C’était donc une sorte de méthode douce pour exorciser la demeure.

De la même façon, on couvrait les miroirs pour éviter que le fantôme ne voit son reflet, et sache donc qu’il n’était plus des nôtres.

Cela va même plus loin, puisqu’aujourd’hui on coupe radio, télévision, voire ordinateur.

De la même façon, la veillée organisée traditionnellement avait le même but : empêcher le mort de tenter de revenir parmi les vivants!

Trouver un fer à cheval

Posted on 11th janvier 2011 in Superstitions

« Quelle chance! J’ai trouvé un fer à cheval! » C’est ainsi que l’on raisonne aujourd’hui. Mais dans le passé, on y ajoutait une phrase, du style : « Je vais en tirer un bon prix! ».

Hé oui! Un fer n’est jamais fichu ; si on ne peut le poser à nouveau, on peut le refondre. Le métal coûtait cher, et les ferrailleurs en étaient friands. Quelqu’un qui trouvait un fer à cheval avait donc toutes les « chances » de le revendre à prix d’or.

D’autant que les fers étaient si chers que généralement, en cas de perte, le cavalier malheureux le cherchait immédiatement, et le retrouvait donc à coup sûr!

Trouver un fer à cheval était donc très rare, tout simplement!